Facebook Pixel"Le Verbe s'est fait chair" (Jn 1, 1-18) - Hozana

"Le Verbe s'est fait chair" (Jn 1, 1-18)

"Le Verbe s'est fait chair" (Jn 1, 1-18)

Chant final: "Le verbe s'est fait chair" par la communauté de l'Emmanuel

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.
Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant :
« C’est de lui que j’ai dit :
Celui qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude,
nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
c’est lui qui l’a fait connaître.

Source : AELF

Méditation Père Emmanuel Pic

Avons-nous bien conscience de la puissance de la parole ? pas de ces paroles, bien sûr, dont on dit qu’elles s’envolent, les mots insignifiants que l’on échange à loisir pour meubler le silence. Certaines paroles ne s’envolent pas, bien au contraire. Elles durent, elles demeurent, elles font leur chemin en nous, pour le meilleur, mais aussi parfois pour le pire.

Le pire, ce sont les paroles qui font mal. Celles qui sont dites pour blesser, et celles qui insinuent. Celles aussi qui sont prononcées sans penser à mal, mais qui peuvent provoquer d’irrémédiables dégâts dans notre monde intérieur.

Le meilleur, ce sont les paroles bienveillantes et constructives. Les paroles de parents, qui savent trouver pour leurs enfants des mots de confiance et d’encouragement. Les paroles fraternelles et amicales, pleines de bienveillance et de compassion, indemnes de tout jugement. Les paroles qui éduquent et consolent.

La Parole de Dieu est une bonne parole. Dès le commencement, elle est parole de bénédiction sur le monde et sur l’humanité. C’est d’elle que jaillit l’univers et sa beauté.

La Parole de Dieu n’est pas seulement bonne, elle est incarnée. Elle est tout le contraire d’une parole abstraite et froide, d’une équation mathématique. Elle prend chair dans des vies humaines. Elle s’incarne parfaitement dans une vie, celle de Jésus : il est tout entier, du début à la fin, en actes et en mots, Parole du Père qui ne s’exprime ainsi que par lui.

Le mystère de l’Incarnation ne s’arrête pas là. Elle se poursuit dans nos vies, qui y trouvent leur véritable sens. Aussi pouvons-nous faire notre cette prière de sainte Elisabeth de Dijon : « Qu’il se fasse en mon âme comme une nouvelle incarnation du verbe. » Que nos vies soient, à leur tour, expressions de la Parole vivante et éternelle.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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