"Prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte" (Mt 2, 13-15 19-23) - Hozana

"Prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte" (Mt 2, 13-15 19-23)

"Prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte" (Mt 2, 13-15 19-23)

Chant final : "O Peuple fidèle" de Sébastien DEMREY et Jimmy LAHAIE

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Après le départ des mages,
voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph
et lui dit :
« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,
et fuis en Égypte.
Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse,
car Hérode va rechercher l’enfant
pour le faire périr. »
Joseph se leva ;
dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère,
et se retira en Égypte,
où il resta jusqu’à la mort d’Hérode,
pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
D’Égypte, j’ai appelé mon fils.
Après la mort d’Hérode,
voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte
et lui dit :
« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,
et pars pour le pays d’Israël,
car ils sont morts,
ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »
Joseph se leva,
prit l’enfant et sa mère,
et il entra dans le pays d’Israël.
Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée
à la place de son père Hérode,
il eut peur de s’y rendre.
Averti en songe,
il se retira dans la région de Galilée
et vint habiter dans une ville appelée Nazareth,
pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes :
Il sera appelé Nazaréen.

Source : AELF

Méditation Père Emmanuel Pic

Joseph est un vrai papa, qui protège son enfant et qui songe à son avenir.

Joseph est un papa qui protège : à présent qu’il a adopté Jésus, il va prendre soin de lui, et prendre des décisions difficiles pour leur avenir.

Toute paternité suppose une adoption, la reconnaissance d’un enfant, ce nouvel arrivé que le père n’a pas lui-même porté pendant neuf mois. Au terme de ce processus, être père, c’est protéger et aider à grandir.

Certains papas rêvent pour leurs enfants d’un avenir à leur propre image. Joseph n’est pas de ceux-là. Il est un papa qui songe à l’avenir, mais il n’est pas un papa qui rêve. Le rêveur n’a pas de contact avec la réalité, il se met à l’écoute de ses envies, de ses pulsions, s’efforce de leur donner corps. Le rêveur est à l’écoute de lui-même. S’il rêve en dormant, ce n’est pas bien grave. S’il prolonge ses rêves alors qu’il est réveillé, c’est plus problématique.

Le songeur, à l’inverse, reste en éveil même quand il dort. Il sait que Dieu ne lui parle pas seulement dans ses moments d’éveil, mais que sa Parole nous atteint également pendant notre sommeil, alors que notre esprit fonctionne différemment et que les barrières sont levées. Telle est la nature du songe : ce qui fait obstacle entre Dieu et nous n’existe plus. Nous pouvons enfin nous mettre à l’écoute de la petite voix divine qui parle en nous.

Songer n’implique pas forcément de dormir. Il nous arrive d’être songeurs, en apparence absents, mais pourtant bien présents, car tout entier occupés par une réflexion, un dialogue intérieur. Ce dialogue, c’est avec l’ange, c’est-à-dire avec Dieu lui-même, que Joseph le poursuit. Il ne décide pas à la place de l’enfant. Il s’efforce de comprendre ce que Dieu veut pour son fils. Après la reconnaissance, après le devoir de protection, telle est la troisième dimension de la paternité que Joseph va découvrir : respecter dans son enfant l’avenir que Dieu trace pour lui.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

2 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader