"L'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le ..." (Jn 20, 2-8) - Hozana

"L'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le ..." (Jn 20, 2-8)

"L'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le ..." (Jn 20, 2-8)

Chant final: Cantate de Noël BWV 63 duo " Ruft und fleht den Himmel an" Jean-Sébastien BACH

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.

Source : AELF

Méditation Père Michel Quesnel

La tradition identifie à l’évangéliste Jean celui auquel son œuvre ne donne pas de nom mais appelle « le disciple que Jésus aimait ». Son anonymat est également fécond pour le lecteur. Il peut ainsi s’identifier à lui.

Le voici à côté de Simon-Pierre, prévenu par Marie Madeleine que le tombeau de Jésus a été ouvert et que son cadavre ne s’y trouve plus. Tous deux s’empressent d’aller sur place, en courant. Il finit par oser entrer, examine l’état des lieux… Et l’évangéliste commente : « Il vit et il crut. » Qu’a-t-il donc vu qui le conduit à croire ?

Il a vu une absence de corps et des linges déposés avec minutie. C’était le signe que le cadavre n’avait pas été dérobé, autrement les linges auraient été emportés en même temps que lui ; ou ils auraient été jetés n’importe comment si on les avait enlevés du corps qu’ils enveloppaient. Il ne vit donc que des indices négatifs de la résurrection, mais il crut quand même.

En nommant cette démarche qui conduit à la foi, l’évangéliste prépare ce que Jésus ressuscité dira plus tard à Thomas : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Le disciple que Jésus aimait a été de ceux-là. Avant de voir le Ressuscité, il crut en sa résurrection. Des indices négatifs lui ont suffi.

L’évangéliste nous invite à en faire autant. Vingt siècles plus tard, nous n’avons pas vu Jésus ressuscité et ne le verrons sans doute jamais sur cette terre. Nous avons des témoignages indirects de la résurrection : le témoignage des premiers disciples transmis par les Ecritures, le courage des martyrs chrétiens, l’appel intérieur que nous ressentons de vivre selon l’Evangile. Là sont les sources de notre foi. Ne cherchons pas des preuves.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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