Facebook PixelEngageons-nous radicalement à la suite du Christ ! - Hozana

Engageons-nous radicalement à la suite du Christ !

Engageons-nous radicalement à la suite du Christ !


« La sainteté de notre siècle aura cette caractéristique : ce sera la sainteté des laïcs » (Giorgio La Pira, mystique italien).


En ce jour de la Saint Etienne, premier martyr de la chrétienté, penchons-nous sur la figure de Franz Jägerstätter, reconnu comme martyr par Benoît XVI en 2007.

Le dernier film de Terrence Malick, « Une Vie Cachée », retrace la vie de Franz Jägerstätter, un paysan autrichien, condamné en 1943 pour avoir refusé de prêter allégeance à Hitler et de combattre pour le IIIe Reich. Le film nous plonge dans le combat spirituel et moral de cet objecteur de conscience face au nazisme, accusé de trahison par tous, à l'exception de sa femme.


La première partie du film s'attache à montrer la vie quotidienne de cet homme et de sa famille, dans le petit village de Radegonde où les paysans vivent une existence simple, authentique et enracinée, rythmée par les saisons et les cloches de l'église. D'abord bagarreur et fougueux, Franz est progressivement mais profondément transformé par son mariage avec Franziska Schwaninger, dite Fani. Cet amour, qui croît dans la banalité d'un quotidien heureux, et qui se déploie de façon extraordinaire à l'arrivée de la folie nazie, forge et affine la conscience de Franz.

La guerre bouleverse le rythme délicat et simple du village paysan, et réveille les passions. Cette conscience mûrie et formée dans sa relation de couple, permet alors à Franz de porter un regard ajusté sur ce qui l'entoure : « Qu'arrive-t-il à notre pays ? ». Il choisit alors de suivre les indications de sa conscience, en refusant ce qu'elle lui indiquait comme étant injuste et mauvais, malgré les accusations et persécutions. Son courage inébranlable le poussera jusqu'au bout de sa décision, et il sera condamné à la peine capitale pour trahison.

Tout au long du film, on observe un Franz de plus en plus christique, suivant les pas du plus saint des martyrs, Jésus : « Doux et humble de cœur », dépouillé et simple, humilié et torturé, juste dans l'injustice, agneau parmi les loups. Mais avant tout : souverainement libre, par sa foi vécue avec une cohérence inouïe et un engagement radical à l'Évangile.

Reconnu comme martyr, Franz est béatifié par Benoît XVI en 2007.

(https://bit.ly/2tKb78L)


« Suivant sa vocation et avec la grâce de Dieu, il a placé la volonté de Dieu avant tout, parvenant, après de longues luttes internes, à une vie extraordinaire de témoignage chrétien » (Cardinal Martins, dans son homélie à l'occasion de la béatification de Franz). Ce témoignage silencieux et héroïque d'un chrétien qui s'est engagé à vivre l'Évangile sans compromis, en remplissant son devoir, est pour chacun de nous un exemple à suivre.


Dans sa dernière lettre à son épouse avant de mourir, il écrit : 

« Même si j'écris avec les mains enchaînées, cela vaut mieux que d'avoir ma volonté enchaînée. Si Dieu ne m'avait pas accordé sa grâce et la force de mourir, si nécessaire pour défendre ma foi, je ferais peut-être simplement ce que fait la majorité des gens. Si d'autres avaient reçu les nombreuses grâces que j'ai reçues, ils auraient peut-être fait des choses bien meilleures que moi. Je remercie notre Sauveur parce que j'ai pu souffrir pour Lui. Je fais confiance à son infinie miséricorde. Gardez ses commandements et, avec la grâce de Dieu, nous nous reverrons bientôt dans le Ciel ».


Seigneur Jésus, rends-moi capable de donner ma vie pour Toi, Toi qui as daigné mourir pour moi.


Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu'au dernier soupir de ma vie.

Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j'aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer.

Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.

Je vous aime, ô mon Dieu, et je n'appréhende l'enfer que parce qu'on y aura jamais la douce consolation de vous aimer.

Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.

Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d'expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime.

Et plus j'approche de ma fin, plus je vous conjure d'accroître mon amour et de le perfectionner.

Ainsi soit-il.

(Saint Curé d'Ars)

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

2 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader