Facebook Pixel"Naissance de Jean Baptiste" (Lc 1, 57-66) - Hozana

"Naissance de Jean Baptiste" (Lc 1, 57-66)

"Naissance de Jean Baptiste" (Lc 1, 57-66)

Chant final: "La voix qui crie dans le désert" par les fraternités monastiques de JERUSALEM

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter,
elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur
lui avait montré la grandeur de sa miséricorde,
et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant.
Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara :
« Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit :
« Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père
comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit :
« Jean est son nom. »
Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia :
il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage
et, dans toute la région montagneuse de Judée,
on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient
les conservaient dans leur cœur et disaient :
« Que sera donc cet enfant ? »
En effet, la main du Seigneur était avec lui.

Source : AELF

Méditation Père Michel Quesnel

Pour saint Luc, Jean Baptiste est le dernier prophète de l’Ancien Testament. L’évangéliste raconte très brièvement sa naissance, elle tient en deux versets ; mais il s’attarde longuement sur ce qui se passa le huitième jour après cette naissance, pour la circoncision de l’enfant. C’est un rite juif que les disciples de Jésus n’ont plus à pratiquer.

Le nouveau-né ne peut encore rien dire. Ses parents, Zacharie et Anne, sont sur le devant de la scène. Mais les voisins et la famille sont présents, et ils jouent un rôle qui ne leur revient pas, puisqu’ils proposent que l’enfant ait le même nom que son père, Zacharie. En quoi ça les regarde ? Normalement, ce sont les parents qui sont les premiers à proposer un nom. Comme quoi le poids de la tradition ancestrale, si on la respecte trop, risque de contrarier le projet divin !

Heureusement, Anne tient bon : « Non, il s’appellera Jean. » On prend encore l’avis du père que l’on considère un peu comme un mineur, car on s’adresse à lui en lui faisant des signes, alors qu’il est privé de parole depuis neuf mois mais qu’il n’est pas sourd. Il confirme par écrit l’opinion de sa femme, et la parole lui revient.

Finalement, la parole appartient à ceux qui se conforment à la volonté de Dieu telle qu’elle a été exprimée à Zacharie neuf mois plus tôt. Ceux qui n’ont rien d’autre que des traditions mortes à avancer sont déboutés. La scène est comme un avènement de la parole.

Donne-nous, Seigneur, d’être comme Anne et Zacharie, des serviteurs de ta volonté ; de ne pas nous réfugier derrière des traditions, des habitudes, des coutumes ; et d’oser nous dresser contre ceux qui empêchent la vraie vie d’avancer.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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