Il y a 50 ans, la présentation du ‘' Bref examen critique'' au pape Paul VI

Il y a 50 ans, la présentation du ‘' Bref examen critique'' au pape Paul VI

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        Le 3 septembre 1969, cinq mois après la promulgation de la Nouvelle Messe, et quelques semaines avant son entrée en vigueur pour le premier dimanche de l'Avent de l'année liturgique 1969 – 1970, les cardinaux Ottaviani (préfet pour la Congrégation de la Foi) et Bacci, adressèrent au pape Paul VI un document intitulé ‘'Bref examen critique'' pour mettre en évidences les différences de fond et de forme entre l'ancienne et la nouvelle célébration de la messe. Supposant que cette nouvelle messe allait remplacer la messe dite de saint Pie V ces cardinaux, ont conclu leur préface par ces mots : 

            C'est pourquoi nous supplions instamment Votre Sainteté de ne pas vouloir que – dans un moment où la pureté de la foi et l'unité de l'Eglise souffrent de si cruelles lacérations et des périls toujours plus grands, qui trouvent chaque jour un écho affligé dans les paroles du Père commun - nous soit enlevée la possibilité de continuer à recourir à l'intègre et fécond Missel romain de Saint Pie V, si hautement loué par Votre Sainteté et si profondément vénéré et aimé du monde catholique tout entier. 

            Il fallut attendre le 7 juillet 2007 pour que le pape Benoît XVI par le motu proprio ‘'Summorum pontificum'' précise que la messe dite ancienne n'avait jamais été interdite. En précisant : '' L'histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l'improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l'Eglise, et de leur donner leur juste place.''

            La messe de l'époque avait été figée par la bulle ‘'Quo Primum tempore ‘' du pape Pie V qui reprenait la définition du Concile de Trente : « Dans ce Divin Sacrifice, le même Christ est contenu et immolé d'une manière non sanglante, Celui qui autrefois S'offrit d'une façon sanglante sur l'autel de la Croix »

            La nouvelle messe est définie par le N° 7 du second chapitre de ‘' l'Institutio generalis'' qui précise : ‘' La Cène dominicale est la synaxe sacrée ou le rassemblement du peuple de Dieu se réunissant sous la présidence du prêtre pour célébrer le mémorial du Seigneur. C'est pourquoi vaut éminemment pour l'assemblée locale de la sainte Eglise la promesse du Christ : La ou deux ou trois sont réunies en mon nom, je suis au milieu d'eux (Mat., XVIII, 20). »

            Pour ceux qui veulent aller plus loin dans l'étude comparative des 2 formes du rite romain, il existe quelques sites qui donnent la totalité du document. Par exemple  ou encore une réédition papier de ce document avec le lien  (dont la partie '' critique du libraire'' précise : ‘'Pour célébrer l´année de l´Eucharistie - Réimpression du texte fondateur (paru pour la 1ère fois en 1969) de toute la critique de la messe de Paul VI. Il est ici éclairé de rappels historiques et de documents : -Préface du cardinal Alfons Stickler -Introduction de Jean-Pierre Maugendre -Brève histoire de la messe catholique, par D. Raffard de Brienne -Un examen critique en attente de réponse, par M. l´abbé Barthe -La bulle Quo Primum de Pie V, organisant définitivement la célébration de la messe. -Le texte de la XXIIe session du Concile de Trente (17 septembre 1562) exposant la doctrine de la messe. -Extraits de Mediator Dei de Pie XII -Des écrits du Cardinal Ratzinger. A posséder absolument dans sa bibliothèque ! (Editions Renaissance Catholique, 2ème édition revue et augmentée).

            Pour ceux qui ne connaîtraient pas la façon dont les cardinaux Ottaviani et Bacci ont jugé la nouvelle messe, voici le début de la lettre qu'ils ont adressé au pape Paul VI. 

Saint-Père,

            Après avoir examiné et fait examiner le nouvel ORDO MISSAE préparé par les experts du « Comité pour l'application de la Constitution sur la liturgie », après avoir longuement réfléchi et prié, nous sentons le devoir, devant Dieu et devant Votre Sainteté, d'exprimer les considérations suivantes :

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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