Appel des Apôtres

Appel des Apôtres

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. (Lc 6, 12-19)

 

Descendre de la montagne


Lorsque nous prions, nous ne demandons pas à Dieu de faire les choses à notre place, nous lui demandons de nous donner la force de faire des choses que nous ne pourrions pas faire sans lui, sans qu’il ne réactive en nous le goût d’aimer. Nous ne sommes pas des marionnettes, des pantins ou des automates. Nous avons été créés libres et acteurs de notre propre vie.

La prière qui demande à Dieu les forces d’agir soi-même au-delà de ses propres forces apporte son lot de batailles, mais aussi le vrai progrès spirituel. En amour, il n’y a pas le choix : grandir ou mourir, progresser ou disparaître, s’approfondir ou s’évanouir. Le surplace n’existe pas. Seul l’amour permet et vaut qu’on aille au-delà de soi-même. Le sportif se dépasse parfois dans l’effort, mais son entraînement tient essentiellement à repousser ses limites. Celui qui prie n’a pas à faire cela, son entraînement tient plutôt à recevoir une force d’en haut et à accepter une mission ici-bas.

C’est pourquoi, l’homme qui prie est toujours en même temps un homme qui change et qui agit. S’il n’agit pas, il aura prié en vain. S’il n’avait pas prié, il n’aurait sans doute pas agi tel qu’il l’a fait grâce à l’effort de sa prière. Au final, nous ne prions pas pour être exaucés, nous prions pour exaucer la prière que Dieu nous adresse du fond de notre cœur unique : « Aime ! »

 

Grégory Woimbée

 

Le père Grégory Woimbée est vice-recteur de l’Institut catholique de Toulouse. / Formés par l’amour, Perpignan, Artège, 2018, p. 193-194.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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