Voie de la simplicité - Hozana

Voie de la simplicité

Voie de la simplicité

Chers compagnons de prière,


Plaçons-nous à l’ombre de Padre Pio et laissons-nous toucher par tout ce que signifie sa vie, comme tant de pélerins l’ont fait durant sa vie. Ne nous arrêtons pas aux miracles, qui ne sont que les signes qui nous interpellent, et mettons-nous en route vers le mystère à l’oeuvre au coeur de ces signes.


Passeur d'extraordinaire

Écoutons les paroles de Paul VI, qui nous mettent en chemin vers le mystère que constitue la vie de Padre Pio :

“Considérez la renommée qu’il a connue ! Quelle clientèle mondiale il a rassemblée autour de lui ! Pourquoi ? … Etait-il un philosophe  Etait-il un savant ?... Parce qu’il disait la Messe humblement, confessait du matin au soir et était - difficile à dire - le représentant de Notre Seigneur, marqué par ses stigmates. C’était un homme de prière et de souffrance” 


La vie de Padre Pio est tissée de surnaturel, et pourtant il disait de lui-même qu’il était seulement “un moine qui prie”.

Padre Pio nous enseigne ainsi que ce que nous considérons comme extraordinaire, surnaturel, n’est que la réalité que l’homme atteint lorsqu’il vit en union totale à Dieu.



Profondeur de la simplicité

Écoutons le récit du père Derobert, que Padre Pio avait pris comme fils spirituel. Dans son livre Padre Pio témoin de Dieu il relate un entretien de direction spirituelle. Après l’avoir servi pendant la Messe, le père Derobert s’entretient avec Padre Pio : 

“- j’ai remarqué que vous aviez un état d’union extraordinaire avec Dieu.

Il fit un geste évasif de la main comme s’il ne voulait pas que l’on parle de ces choses-là.

-Oui, me dit-il enfin.

-Je pense que c’est cet état d’union-là que vous voudriez voir en moi et en ceux que vous connaissez bien ?

-Oui.

-Eh bien… Que faut-il faire ?

-C’est difficile, mais pas impossible !

Puis son visage devint très sérieux, tendu même ; il me dit :

-Vivre en présence de Dieu… sempre toujours. Puis faire de ta prière une conversation avec Dieu ; il deviendra quelqu’un de vivant pour toi. faire absolue confiance en DIeu, interpréter les événements comme venant de sa main, toujours… Et enfin, malgré tout ce qui peut t’arriver de mal, tous les ennuis, fais confiance en Dieu, parce que c’est lui qui “tient les ficelles”... Sempre et bas ta, ponctua-il : toujours et c’est suffisant.


J’étais un peu interloqué par l’apparente simplicité de ce programme de vie spirituelle.

- Mais enfin, Père, répondis-je, ce n’est tout de même pas en ne pratiquant que ces points-là que vous êtes arrivé où vous êtes. Je ne parle pas de vos stigmates, ce doit être pour vous une grande épreuve.

- Si.

- Et pour le reste ?

- Figliolo (petit enfant), crois-tu que l’Evangile ait été écrit pour les gens compliqués ?”


“Vivre en présence de Dieu, toujours”, voilà le programme spirituel aussi simple qu’exigeant et profond que nous donne Padre Pio, et qu’il a suivi toute sa vie. Aiguisons notre âme et notre esprit à la présence divine au coeur de notre quotidien, au fond de notre coeur. Aiguisons notre âme à reconnaître la présence palpable de Dieu au creux de nos vies : sachons voir son oeuvre dans chaque heureuse coïncidence, son bras secourable dans chaque réconfort qui nous est donné et sa grâce agissante dans chaque belle action, grande pensée, dont nous sommes capables.



S'ouvrir à la présence

Écoutons le père Derobert nous raconter une discussion significative avec Padre Pio :


“-Tu crois à ton ange gardien ?

-Euh ! je ne l’ai jamais vu !

-Regarde bien, il est là, et il est très beau !

Je me retournai et ne vis rien, bien sûr, mais le Père lui, avait dans le regard l’expression de quelqu’un qui voit quelque chose. Il ne regardait pas dans le vague.

-Ton ange gardien, il est là et il te protège ! Prie-le bien… Prie-le bien !

Ses yeux étaient lumineux, ils reflétaient la lumière de l’Ange.”


Padre Pio reflète pour nous cette présence de Dieu au plus près de nous et que trop souvent nous ne voyons pas. Il nous révèle cette présence que nous ne savons naïvement voir que dans les événements surnaturels alors qu’elle est là au coeur de notre ordinaire. Aiguisons notre âme dans la prière afin de la rendre sensible à cette présence agissante, vivante à nos côtés. Sachons voir les signes subtiles qui nous accompagnent.


C’est dans la simplicité de notre coeur que nous trouverons les traces de cette présence. Ne nous laissons pas tenter par de complexes questionnements, ne nous égarons pas :

“Continuez et efforcez-vous d’aimer Jésus toujours davantage et ne cherchez pas à savoir autre chose” (lettre de direction spirituelle datée du 21 juin 1914)


Nous suivrons ainsi la voie vécue par Padre Pio :

“Dieu est toujours fixé à mon esprit et imprimé dans mon coeur” (lettre au Père Benedetto 20 novembre 1921)


Cette voie vécue par Padre Pio nous est donnée à suivre à travers lui. Padre Pio se fait tout entier chemin pour ses “frères d’exil” :

“Dieu a voulu faire de moi un exemple de grâce, il veut me proposer comme modèle à tous les pécheurs afin que pas un seul d’entre eux ne désespère. Que les pécheurs fixent donc les yeux sur moi”


Cette voie de vivre en présence de Dieu ne passe que par l’union à Jésus crucifié, et nous mène à la paix de l’âme :

“Toutes les images laides que le Démon insinue dans mon esprit disparaissent lorsque je m’abandonne avec confiance dans les bras de Jésus. Par conséquent, si je suis avec Jésus crucifié, c’est-à-dire, si je médite sur ses angoisses, je souffre terriblement, mais c’est une douleur qui me fait beaucoup de bien. J’éprouve une paix et une tranquillité que je ne puis expliquer.” (Buisson ardent)



Abandonnons-nous à la méditation de Jésus crucifié. Faisons venir en nous une image de Jésus crucifié pour nous, et laissons-nous pénétrer par la vision de ses souffrances. Ô Padre Pio, fais naître et croître en nous le désir d’union extraordinaire à Dieu, guide-nous dans l’abandon à Jésus crucifié. Apprends-nous l’amour vibrant pour Jésus qui s’est donné pour nous de toute éternité et que tu sais présent à nos côtés.

Laissons s’épanouir en nous un amour pour Jésus qui soit aussi vivant que celui que nous adressons à nos proches. Dans la contemplation intérieure de Jésus crucifié laissons naître et palpiter en nous un amour réellement vivant.



Laissons-nous guider par cet amour pour Jésus, crucifié pour restaurer la relation des hommes au Dieu-Père, et prenons un temps réservé tout entier à Dieu en suivant le conseil de prière de Padre Pio :

“Je vous donne mon pauvre conseil et j’espère que vous ne le trouverez pas ridicule. Tâchez avant tout de vous mettre en présence de Dieu et pour cela, sachez que Dieu est réellement présent, là, à l’intime de votre âme, avec toute la cour céleste. Vous commencerez ensuite à prier et à méditer. Tâchez de faire tout cela en fermant les yeux, si possible, la tête droite ou le front appuyé sur la paume d’une main ou des deux mains, selon ce qui vous convient le mieux. Pratiquez tout cela sans affectation excessive.” (lettre de direction spirituelle du 6 février 1915)



Empruntons les mots de saint François d’Assise, père spirituel du moine capucin qu’est Padre Pio, pour nous mettre sous le regard de Dieu :

« Je crie vers Toi, Ô mon Dieu, je prononce ton Nom très saint, mais sans pouvoir jamais Te saisir ! Seigneur mon Dieu, Tu es plus grand que nos paroles, plus silencieux que notre silence, plus profond que nos pensées, plus élevé que nos désirs… Donne-nous, ô Dieu souverain, si grand et si proche, un cœur vivant, des yeux nouveaux, pour Te découvrir et pour T’accueillir quand Tu viens à nous. Amen. »


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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

1 commentaire

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Lucienne
place Lourmarin, il y a 2 mois
Bonjour à tous, Cette 1ère publication n'est en fait que le brouillon de la première publication qui a été publié par erreur en avance... je m'en excuse. la première publication, relue et terminée arrivera le 9 avril. toutes mes excuses, à bientôt, lucienne