François Marto: Le consolateur des Cœurs de Jésus et de Marie 2 / 3 - Hozana

François Marto: Le consolateur des Cœurs de Jésus et de Marie 2 / 3

François Marto: Le consolateur des Cœurs de Jésus et de Marie  2 / 3

  Photo des 3 enfants en août 1917, dans la cour de la maison des parents de Jacinthe et François

La vision de l’enfer le 13 juillet parut moins impressionner François. Ce qui l’absorbait davantage c’était Dieu, la Sainte Trinité, dans cette lumière immense qui nous pénétrait au plus profond de l’âme.

Ensuite il disait : Nous brûlions dans cette lumière qui est Dieu et nous ne nous consumions pas. Comment est Dieu ? On ne peut pas l’expliquer ! Oui vraiment, personne ne pourra jamais le dire ! Mais ça fait de la peine qu’Il soit si triste ! Si je pouvais seulement le consoler !

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Lucie a retenu les faits suivants sur François lors de leur emprisonnement à Ourem. 

Quand on récita le chapelet en prison, il vit qu’un des prisonniers était agenouillé, le béret sur la tête. Il alla auprès de lui et lui dit :

-    Si vous voulez prier, vous devez enlever votre béret. Et le pauvre, sans plus, le lui remit et il ne posa sur un banc au-dessus de son bonnet.

Pendant qu’on interrogeait Jacinthe, il me disait avec une joie et une paix immense : S’ils nous tuent comme ils le disent, sous peu nous serons au ciel ! Que c’est bon ! Ça m’est égal !

Et après un moment de silence :  Dieu veuille que Jacinthe n’ait pas peur. Je vais dire un Ave Maria pour elle ! Sans plus, il enlève son bonnet et prie. Le garde, en le voyant dans cette attitude de prière lui demanda : Qu’est-ce que tu dis ? Je récite un Ave Maria pour que Jacinthe n’ait pas peur. Le garde fit un geste de dédain et le laissa faire.

Dans la prison il manifestait aussi une très grande peine et disait presque en pleurant : Notre-Dame est capable de rester triste, parce que nous ne sommes pas allés à la Cova da Iria, et Elle pourrait bien ne plus nous apparaître de nouveaux. Et moi qui aimais tant la voir !

Quand Jacinthe, dans la prison, pleurait en pensant à sa mère et à sa famille, François essayait de l’encourager et disait : Si nous ne revoyons pas notre mère, patience ! Nous offrirons cela pour la conversion des pécheurs. Le pire serait si Notre Dame ne revenait plus. C’est ce qui me serait le plus pénible ! Mais je l’offrirai aussi pour les pécheurs.

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Le 19 août, quand nous commençâmes à sentir que la présence du surnaturel nous enveloppait et qu’une manifestation céleste était proche, François se montra préoccupé parce que Jacinthe n’était pas là.

Quel dommage, disait-il si Jacinthe n’arrive pas à temps ! Et il demanda à son frère Jean d’aller la chercher bien vite. ‘’Dis-lui qu’elle revienne en courant.’’ Après le départ de son frère, il me dit : Si Jacinthe ne vient pas à temps, elle sera très triste.

Après l’apparition, il dit à sa sœur qui désirait demeurer là le reste de l’après-midi : Non tu dois t’en aller, parce que notre mère ne t’a pas laissé venir aujourd’hui avec les brebis. Et afin de l’encourager il l’accompagna jusqu’à la maison.

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Un jour, on me demanda si Notre-Dame nous avait ordonné de prier pour les pécheurs. Je répondis que non. Aussitôt qu’il le put, pendant qu’on interrogeait Jacinthe, il m’appela et me dit: Tu as menti maintenant. Comment se fait-il que tu aies dit que Notre Dame ne nous a pas dit de prier pour les pécheurs ? Elle ne nous a donc pas demandé de prier pour les pécheurs ?

Pour les pécheurs, non ! Elle nous a demandé de prier pour la paix, pour la fin de la guerre. Pour les pécheurs, elle nous a demandé de faire des sacrifices.

–Ah, c’est vrai ! Je pensais que tu avais menti. 

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              Les trois enfants demeuraient si simples, si spontanés, si dénués de toute singularité comme de toute contention d’esprit, que leurs proches auraient vite eu tendance à oublier de quelles grâces exceptionnelles le Ciel les avait favorisés. Et les compagnons de leur âge attendaient toujours de Lucie que, lors des fêtes, elle organise les jeux et les réjouissances, comme elle le faisait avant les apparitions. Plus d’une fois, raconte-t-elle dans ses Mémoires, ce fut François qui intervint pour l’encourager elle-même à résister à de trop pressantes instances. Ayant si souvent à l’esprit la grande tristesse de Dieu, il sentait qu’ils ne devaient plus participer à certains jeux ou divertissements, si innocents soient-ils en eux-mêmes.

                  Un jour, la marraine de Lucie les avait tous trois attirés chez elle avec toute une troupe d’enfants pour avoir le plaisir de les voir chanter et danser : «  En entendant cette mélodie entraînante, écrit Lucie, toutes les voisines se rassemblèrent et, lorsque la chanson fut terminée, elles nous demandèrent de la reprendre. Mais François s’approcha de moi et me dit : “ Ne chantons plus cela. Notre-Seigneur n’aime certainement pas que nous chantions maintenant ces choses-là. ” Et nous nous échappâmes comme nous pûmes, du milieu des enfants, pour aller à notre puits préféré.  »

            «  Un jour, rapporte encore Lucie, nous allions chez moi, passant devant la maison de ma marraine de baptême. Elle venait de faire de l’hydromel et nous appela pour nous en donner un verre. Nous entrâmes et François fut le premier à qui elle donna le verre pour qu’il boive. Il prit le verre sans le boire, le passa à Jacinthe afin qu’elle boive et moi aussi. Entre-temps, il fit demi-tour et disparut.

– Où est François ? demanda ma marraine.

– Je ne sais pas ! Je ne sais pas ! Il était là à l’instant.

Il ne reparut pas. Jacinthe et moi, après avoir dit merci, nous allâmes le retrouver, ne doutant pas un instant qu’il ne fut assis au bord du puits dont j’ai si souvent parlé.

– François, tu n’as pas bu l’hydromel ! Marraine t’a appelé plusieurs fois mais tu ne t’es pas montré.

– Lorsque j’ai pris le verre, je me suis souvenu soudain de faire ce sacrifice pour consoler Notre-Seigneur et, pendant que vous buviez, je me suis enfui ici.  » (…)

         Les trois voyants aiment à se retrouver aux lieux bénis où l’Ange leur est apparu, soit à l’Arneiro, auprès du puits, soit au trou du Cabeço, où curieux et importuns ne peuvent les découvrir  ; ils y prient longuement, répétant, prosternés, les prières de l’Ange. (…)

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          «  Malgré l’humble retenue des voyants, rapporte Fernando Leite, quelques personnes de Fatima réussirent à découvrir l’une ou l’autre de leurs pénitences. Alors que l’église paraissait déserte, on les vit la parcourir en faisant des tours à genoux, préludant ainsi à ce que plus tard tant de pèlerins feraient autour de la petite chapelle des apparitions. Une brave dame commenta ce fait en s’exclamant : “ Ces enfants n’en finissent pas avec leurs promesses. ”  »

      «  Un jour, raconte son père, deux dames s’entretenaient avec François et l’interrogeaient au sujet de la carrière qu’il voudrait suivre quand il serait grand  :

– Tu veux être charpentier  ? dit l’une d’elles.

– Non, Madame, répondait l’enfant. Et l’autre  :

– Tu veux être militaire  ?

– Non, Madame.

– Tu ne désirerais pas être médecin  ?

– Non plus.

– Moi, je sais bien ce que tu voudrais être… Être prêtre ! Dire la messe… confesser, prêcher… N’est-ce pas vrai ?

– Non, Madame, je ne veux pas être prêtre.

– Alors que veux-tu être ?

– Je ne veux être rien  !… Je veux mourir et aller au Ciel.  »

       Ti Marto, son père,  commente : «  C’était là une vraie décision !  » François ne pensait pas seulement à lui-même ni à sa joie, mais surtout à celle de Jésus : «  D’ici peu, s’exclamait-il, Jésus va venir me chercher pour que j’aille au Ciel avec Lui, et alors, je resterai toujours à Le voir et à Le consoler. Quel bonheur !  »

               En attendant, il veut se retrouver le plus possible à ses pieds, auprès du Tabernacle : «  Lorsqu’il allait à l’école, raconte encore sœur Lucie, quelquefois, en arrivant à Fatima, il me disait : “ Écoute, toi, tu vas à l’école. Moi, je reste ici dans l’église, auprès de Jésus-caché. ”  » (…)

 

        Quelquefois, c’était pour intercéder longuement, avec davantage de ferveur en faveur de ceux qui l’avaient supplié, que François décidait de passer la matinée au pied du Tabernacle . 

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           «  Un jour où je sortais de la maison, raconte Lucie, je rencontrai ma sœur Thérèse, mariée depuis peu à Lomba. Elle venait, à la demande d’une femme d’un hameau voisin, dont le fils avait été arrêté parce qu’on l’avait accusé de je ne sais quel crime pour lequel, si on ne démontrait pas son innocence, il serait condamné à la déportation ou, du moins, à un grand nombre d’années de prison. Elle me demandait donc avec insistance, au nom de la pauvre femme à qui elle voulait faire plaisir, d’obtenir pour elle cette grâce de Notre-Dame. Le message reçu, je partis à l’école et, en chemin, je racontai à mes cousins ce qui s’était passé.

           «  En arrivant à Fatima, François me dit  : “ Écoute, pendant que tu vas à l’école, moi je reste avec Jésus caché et là, je lui demanderai cela. ” En sortant de l’école, je suis allée l’appeler et lui demandai  : “ As-tu demandé cette grâce à Notre-Seigneur  ? ” – “ Oui, je l’ai demandée. Dis à ta sœur Thérèse que dans quelques jours il reviendra chez lui. ” Effectivement, quelques jours après, le pauvre garçon était chez lui, et le 13 il était avec toute sa famille pour remercier Notre-Dame de la grâce reçue  !  »

         Comment François avait-il su que sa prière était exaucée ? Nous ne savons. En tout cas, il fit preuve ce jour-là de l’assurance que montrent les saints lorsqu’ils prophétisent ou font des miracles… Et nous pouvons ainsi deviner quelle était son intimité avec Dieu.

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Nous allions un jour à la Cova da Iria, et peu après la sortie d’Aljustrel, nous fûmes surpris par un groupe de gens à un tournant de la route, qui, pour mieux nous voir et mieux nous entendre, nous mirent,  Jacinthe et moi, au-dessus d’un mur. François refusa de se laisser mettre haut, comme s’il avait peur de tomber. Ensuite, il réussit à s’échapper peu à peu, et il s’adossa contre un vieux mur qui se trouvait en face. Une pauvre femme et un garçon, en voyant qu’ils ne pouvaient pas nous parler en particulier, comme il le désirait, allèrent s’agenouiller devant lui pour lui demander de leur obtenir de Notre-Dame la guérison du père, et pour le fils la faveur de ne pas aller à la guerre (c’était la mère et le fils). François s’agenouilla aussi, enleva son bonnet et leur demanda s’ils voulaient dire le chapelet avec lui. Ils acceptèrent et se mirent à prier. Bientôt tous ces gens, laissant là les questions curieuses, se mirent aussi à genoux pour prier. Ensuite ils nous accompagnèrent à la Cova da Iria. En chemin, ils récitaient avec nous un autre chapelet et là, au lieu même, ils en récitèrent un autre et prirent congé de nous, satisfait. La pauvre femme promis de revenir remercier Notre-Dame si elle obtenait les grâces qu’elle avait demandées. Et elle revint plusieurs fois, accompagnée non seulement de son fils mais aussi de son mari, déjà en bonne santé. « C’était des gens de la paroisse de St-Mamède et nous les appelions les Casaleiros).

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Dimanche prochain, 31 mars, c'est le dernier jour du mois de St Joseph, mais aussi dernier dimanche avant le temps de la Passion ou l’Eglise va nous faire revivre les souffrances du Christ pour notre salut. 15 jours avant la messe anniversaire des 5 ans de Hozana, préparons-nous au temps de la Passion du Christ en vénérant la plus grande des reliques de la Passion de Notre Seigneur que la France possède : la sainte tunique d’Argenteuil. ( Si seulement je touche la frange de son vêtement, je serai guérie ! ) 

            Un chemin de croix est organisé dans la basilique St Denis à 16 heures, et le recteur de la basilique, le père Cariot, organisateur de l’ostension de 2016, ostension d’un grand recueillement, avec 220 000 pèlerins et plusieurs milliers de confessions,  accueillera les pèlerins partis une heure plus tôt devant la salle des fêtes Jean Villars, après être passés devant la gare SNCF. ( Pour en savoir plus sur l'ostention de 23016, suivre www.famillechretienne.fr/eglise/vie-de-l-eglise/l-histoire-etonnante-de-la-tunique-d-argenteuil-189976 )

     Notre Dame est présente à 2 titres dans cette basilique: Derrière le chœur avec une statue de Notre Dame de Fatima, et en façade avec une statue la représentant réalisant cette tunique. 

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      '' Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice : "O Jésus, c'est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie". (Notre Dame le 13 juillet 1917)

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

20 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

GJ
GJ place Metz, il y a 21 jours
"O Jésus, c'est par Amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie" ... Amen !
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 21 jours
Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu'il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ? En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Maria Luz
Maria Luz  il y a 21 jours
AMÉN 🙏 🙏🙏
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 21 jours
Amen
Mariella du Sacré Coeur
Mariella du Sacré Coeur  il y a 21 jours
Que par l’intercession de François Marto, j’apprenne à consoler les Cœurs de Jésus et de Marie. Union de prières dans le coeur immaculé de Marie. Amen
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 21 jours
Consolons comme François, les Cœurs de Jésus et de Marie tant offensés par ce monde qui les ignore ou les méprise. En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Marie-Thérèse
Marie-Thérèse place Quincy-Voisins, il y a 21 jours
En union de prières - Amen -
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 21 jours
dans le Cœur Immaculé de Marie
Florence
Florence place Plouray, il y a 21 jours
merci infiniment comme c' est beau en union de prière amen
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 21 jours
Et merci à sa cousine de s'être souvenu de quelques éléments de cette belle âme d'enfant et de nous les avoir transmis. Il y eu aussi ceux qui ont interrogé les personnes qui l'on connu. (Je pense à William Thomas Walsh entre entres) . En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
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