Quelle est la patrie vers laquelle nous courons ?

Quelle est la patrie vers laquelle nous courons ?

Méditation

Dans la liturgie du premier dimanche du carême, nous demandions au Seigneur : « Accorde-nous, Dieu Tout puissant, tout au long de ce Carême de progresser dans la connaissance de Jésus-Christ et de nous ouvrir à sa lumière ».

Il ne s’agit pas ici d’une connaissance intellectuelle, mais une relation vitale, nous oserions dire amoureuse, une intime communion.

Dans le temps du Carême pour arriver à vivre et à grandir en cette intime communion, nous entreprenons un véritable pèlerinage.

Sait Augustin nous le dit (Tr., X, 1) :

Le Christ a dit : « Je suis le chemin ». Quelle est la patrie vers laquelle nous courrons ? Le Christ a dit : « Je suis la vérité », c’est par lui que tu cours, c’est vers lui que tu cours, et c’est en lui que tu trouves le repos. Mais afin que nous courions par lui, il s’est étendu jusqu’à nous car nous étions loin et nous pérégrinions au loin. C’est trop peu dire que nous pérégrinions au loin; nous étions sans force et incapables de nous mouvoir. Le médecin est venu vers les malades, le chemin s’est avancé vers les voyageurs. Laissons-nous sauver par lui, marchons par lui. Voilà ce qu’est croire que Jésus est le Christ.

Une petite clé pour grandir en communion avec Dieu

Dans quoi est-ce que je mets ma fierté ? Dans mes capacités qui me font penser que je n'ai pas besoin de Dieu ? Ou bien dans mes faiblesses qui me font reconnaître que j'ai besoin du Christ-médecin ? Rendons grâce à Dieu aujourd'hui pour le don de la faiblesse qui nous ramène à ses bras aimants. 

Et qu'est-ce qui me retient ? Quel lien me freine et m'empêche de courir vers la patrie qu'est le Christ ? Travail sans fin, activité frénétique, alcool, écrans (téléphone, ordinateur, télévision...), concurrence avec les autres, argent ? Demandons aujour'hui au Seigneur de nous éclairer, afin qu'Il nous montre un chemin de libération par rapport à nos liens. 

                                                          

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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