La Messe…………Le Notre Père et les prières associées - Hozana

La Messe…………Le Notre Père et les prières associées

 La Messe…………Le Notre Père et les prières associées

Jésus meurt sur la  croix. Douzième station du chemin de croix de la colline des Espélugues surplombant la grotte de Massabielle à Lourdes,

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           Douzième publication de l’EXPLICATION DE LA MESSE d’après les notes prises lors des différents explications données par Dom Guéranger à ses moines : Elle concerne le Notre Père jusqu’à l’Agnus Dei non compris

L’ORAISON DOMINICALE

           Comme Notre Seigneur nous a dit :  Lorsque vous voudrez prier, dites : « Notre Père,  qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, etc. » , quelle meilleure occasion que celle où nous nous trouvons pour faire à Dieu cette prière ? Aussi le Prêtre va nous faire entendre le Pater noster… L’Oraison Dominicale a été placée de tout temps au saint Sacrifice, ainsi que nous la voyons aujourd’hui, car elle se trouve dans toutes les liturgies, dans tous les Canons. Du reste, elle est employée par l’Eglise dans toutes les occasions solennelles ; elle est pour nous un appui ; c’est le gage de Notre Seigneur lui-même qui nous a dit : Quand vous voudrez prier, dites : Pater noster. La sainte Église fait précéder cette prière de ces magnifiques paroles : Praeceptis salutarabus moniti ; et divana institutione formati ; audemus dicere. (Instruits par des préceptes salutaires et formés par un enseignement divin, nous  osons dire)  Oui, si nous parlons, si nous formulons les demandes qui vont suivre, c’est que nous sommes appuyés sur le précepte qui nous a été donné de prier ainsi, précepte reçu de notre grand Maître pour notre salut. Nous avons été ainsi instruits de sa bouche divine, nous osons donc dire, audemus dicere : Pater noster.

        Le Prêtre va présenter successivement à Dieu les sept demandes de l’Oraison Dominicale. Les trois premières regardent Dieu lui même, elles traitent de l’amour de bienveillance ; Notre Seigneur nous met ainsi sur le chemin de l’amour le plus pur. Pater noster qui es in coelis, sanctificetur nomen tuum, que votre nom soit sanctifié, c’est-à-dire qu’on lui rende tout l’honneur et le respect qu’il mérite, parce que cela vous est dû. – Adveniat regnum tuum. Que votre règne arrive, c’est-à-dire nous demandons que votre règne s’établisse en tous et sur tous, parce que vous êtes vraiment Roi. Fiat voluntas tua sicut in coelo et in terra. Que votre volonté soit faite sur la terre, c’est à dire par les hommes, aussi bien qu’elle est accomplie au Ciel par les anges et les bienheureux.

       Après avoir ainsi prié, selon l’enseignement de Notre Seigneur lui-même, pour que le règne de Dieu arrive, pour qu’il trouve sa gloire dans toute la création, le Prêtre ajoute les quatre autres demandes de l’Oraison Dominicale, lesquelles traitent de ce qui nous est nécessaire.  Panem nostrum quotidianum da nobis hodie. (Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien

         Nous demandons le pain pour chaque jour ; Dieu l’entend ainsi, et Notre Seigneur nous marque, en nous faisant dire aujourd’hui, qu’il est inutile de se préoccuper sans sujet, que nous ne savons pas du reste si nous vivrons encore demain. Mais nous demandons ce pain non seulement pour le corps, mais encore pour l’âme qui a aussi besoin d’être nourrie. C’est pourquoi un des Évangélistes dit ici : Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie (Mt 6,11) ( Ce pain ''supersubstantiel,'' selon expression du père Louis Bourdaloue

          Ce pain est sur l’autel, il y est pour nourrir nos âmes, et c’est bien le moment de le demander à Dieu. Puis comme nous sommes pécheurs, il nous faut demander pardon : Et dimitte nobis debita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris ; (Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.) Oui, pardonnez nous ce que nous avons fait contre vous. Et nous donnons nous-mêmes la mesure de ce pardon, en demandant qu’il nous pardonne comme nous pardonnons nous-mêmes à ceux qui nous ont offensés. – Et ne nos inducas in tentationem, ne nous induisez pas en tentation, c’est-à-dire ménagez-nous du côté de la tentation. Quoiqu’elle soit dans les intentions de Dieu pour nous éprouver et nous faire acquérir des mérites, cependant on peut demander à Dieu de nous ménager sur ce point, car nous sommes faibles et nous pourrions facilement tomber.

          Sed libera nos a malo , mais délivrez-nous du mal. Là il y a deux choses : nous demandons d’être délivrés du mauvais, du méchant, c’est à dire du démon, qui cherche continuellement à nous faire tomber dans le mal. En outre, si nous l’avons commis, nous demandons à Dieu qu’il veuille bien nous en retirer.

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LIBERA NOS, QUAESUMUS

                A ce moment commence une partie de la Messe qui va jusqu’à la seconde Oraison avant la Communion. La Communion est le moyen qu’a pris Notre Seigneur d’unir tous les hommes entre eux, d’en faire un seul tout. Aussi lorsque l’Église chasse de son sein un de ses membres qui s’en est rendu indigne, elle l’excommunie, il n’a plus part à cette communion des fidèles : Pour exprimer cette union, la sainte Église veut que la paix, résultat de la charité qui règne entre les fidèles, soit l’objet d’une attention toute particulière. Elle va donc la demander dans l’Oraison suivante ; et bientôt le baiser de paix se donnera entre les fidèles et exprimera leur charité mutuelle.

               Notre Seigneur a dit : Si en présentant ton offrande à l’autel, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; alors tu pourras revenir et faire ton offrande. La sainte Église entre dans la pensée de Notre Seigneur ; elle s’occupe, à ce moment important, du maintien de la paix et de la charité entre tous ses membres. Nous verrons qu’aux Messes des morts on ne donne pas le baiser de paix, toujours dans cette même pensée que les morts n’étant plus soumis au pouvoir des clefs de la sainte Église, elle ne peut leur donner la paix ; nos relations avec eux sont complètement changées.

       Le Prêtre dit donc, comme en développant la dernière demande de l’Oraison Dominicale Libera nos, quaesumus, Domine, ab omnibus malis praeteritis, praesentibus et futuris. (Délivrez-nous, nous vous en supplions, Seigneur, de tous les maux, passés, présents, et à venir,) Oui, Seigneur, fortifiez-nous, parce que les maux passés nous ont fait contracter une faiblesse spirituelle et que nous sommes encore convalescents. Délivrez-nous des tentations auxquelles nous sommes présentement en butte, et des afflictions qui pèsent sur nous, ainsi que des péchés dont nous pouvons être coupables. Enfin préservez nous contre ce qui peut arriver de fâcheux pour nous dans l’avenir. Et intercedente beata et• gloriosa semper virgine Dei Genitrice Maria, cum beatis apostolis tuis Petro et Paulo, atque Andrea et omnibus Sanctis. ( Et par l’intercession de la bienheureuse et glorieuse Marie, Mère de Dieu, toujours vierge, de vos bienheureux apôtres Pierre, Paul et André, et de tous les saints) L’Église ayant besoin d’intercesseurs, ne manque pas d’avoir recours à la Sainte Vierge, ainsi qu’aux saints Apôtres Pierre et Paul. Mais pourquoi saint André se trouve t il seul ajouté ici ? Parce que la sainte Église Romaine a toujours eu pour cet Apôtre une dévotion particulière. Da propitius pacem in diebus nostris, ut ope misericordiae tuae adjuti, et a peccato simus semper liberi, et ab omni perturbatione securi. Donnez-nous, Seigneur, la paix dans nos jours, afin qu’étant aidés du secours de votre miséricorde nous soyons délivrés du péché d’abord, et ensuite en sûreté contre tout envahissement, toute invasion mauvaise qui pourrait nous surprendre.

         Telle est cette magnifique Oraison de la paix, que la sainte Église emploie pour ce mystère tout particulier de la sainte Messe. Vers le milieu de cette Oraison, lorsque le Prêtre dit : et omnibus Sanctis, il fait le signe de la Croix avec la patène, qu’il tenait de la main droite depuis le commencement ; puis il la baise afin de donner une marque d’honneur à ce vase sacré sur lequel va reposer le Corps du Seigneur : car on ne se permet jamais de baiser l’Hostie elle-même. Puis, l’Oraison étant achevée, le Prêtre place la patène sous l’Hostie, il découvre le calice, prend l’Hostie, et la tenant au-dessus du calice, il la rompt par le milieu, en disant cette partie de la conclusion : Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum. (Par le même Jésus-Christ votre Fils, Notre Seigneur).  Il replace alors sur la patène la partie qu’il tient dans sa main droite ; il rompt une parcelle de l’autre moitié qu’il tient de la main gauche, en disant : qui tecum vivit et regnat in unitate Spiritus Sancti Deus (qui étant Dieu vit et règne dans l’unité du Saint Esprit) ; alors il place également sur la patène la partie de l’Hostie qu’il avait dans la main gauche, et tenant au-dessus du calice la petite parcelle qu’il a détachée en dernier lieu, il dit à haute voix : Per omnia saecula saeculorum. (Dans tous les siècles des siècles  ) Le peuple approuvant sa demande et la faisant avec lui, répond : Amen. Alors faisant trois fois le signe de la Croix sur le calice avec la particule, il dit à haute voix : Pax + Domini sit + semper vobis + cum. ( Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous )  Et cum spiritu tuo. (et avec votre esprit ) . La sainte Église ne perd pas de vue la paix qu’elle vient de demander, elle profite de ce moment pour en parler.

          Le Prêtre laisse alors tomber dans le calice la particule qu’il avait dans la main, faisant ainsi le mélange du Corps et du Sang du Seigneur, et disant en même temps : Haec commixtio et consecratio Corporis et Sanguinis Domini nostri Jesu Christi ; fiat accipientibus nobis in vitam aeternam. Amen. (Que ce mélange et cette consécration du Corps et du Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, soient pour nous qui les recevons le gage de la vie éternelle. Ainsi soit-il)  Qu’est-ce que ce rite ? Que signifie ce mélange de la particule avec le Sang qui est dans le calice ? Ce rite n’est pas des plus anciens, quoiqu’il remonte bien à mille ans. Son but est de marquer qu’au moment de la Résurrection du Seigneur, son sang fut réuni de nouveau à son corps, en rentrant dans ses veines. Ce n’était pas assez que son âme fut réunie à son corps ; il fallait que son sang le fût aussi, afin que le Seigneur pût être complet. Notre Seigneur ressuscitant reprit donc le sang qui se trouvait épanché au Calvaire, au prétoire, et au jardin des Oliviers.

            Signalons ici un usage qui s’est introduit chez les Orientaux depuis leur séparation, usage bizarre et risqué assurément, observé seulement depuis le 14e siècle. Après la consécration, un réchaud est placé sur l’autel, on entretient continuellement au-dessus de l’eau bouillante, de laquelle on prend à plusieurs reprises pour la mêler au précieux Sang, de façon toutefois à ne pas altérer les saintes espèces.

      Dans les paroles que récite le Prêtre lorsqu’il mêle la particule de l’Hostie au précieux Sang, le mot consecratio ne doit pas être pris dans l’acception de consécration sacramentelle ; il signifie simplement ici : réunion de choses sacrées.

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   Nous notons que dans la prière du ‘’LIBERA NOS QUAESUMUS ‘’ l’Eglise honore pour la septième fois la virginité perpétuelle de Notre Dame.Hier, l'Eglise en célébrant la fête de l'Annonciation, nous rappelait combien Notre Dame tenait à respecter cet état et combien saint Joseph avait été la personne que Dieu avait mise à ses côtés pour le préserver. (Dans la préface de la Sainte Vierge récitée ce jour si important, le terme ‘’ Semper virginem’’ (Toujours vierge)  était utilisé une fois de plus. )

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

24 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Utilisateur effacé
Utilisateur effacé  il y a 21 jours
Si on était concrètement et réellement conscient de la pression insoutenable que les papes subissent depuis les apparitions de Notre Dame à Fatima jusqu’à nos jours, on n’aurait nullement accusé ces papes de refuser ou de s’obtenir de consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Pour certains, le Vatican s’est arrêté avec la mort du saint Pie X ; mais alors, si ce pape était vivant lors des apparitions de Fatima, il n’aurait aussi rien pu faire, car la présence diabolique a été déjà élargi son pouvoir à Rome, je dirais selon ma connaissance, depuis le Saint Léon XIII, et ce peut être même bien avant. Et même Mgr Lefèvre, s’il avait eu la possibilité d’avoir autorité au Vatican, il n’aurait jamais pu consacrer la Russie, et même vous, Philippe, si vous étiez devenu par chance pape et arrivé au Vatican, vous n’auriez jamais pu consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie, vous auriez sur le nez la même pression diabolique, et nous savons tous les deux de qui s’agit-il ; alors pourquoi ne cessez-vous pas de remonter la tête des uns et des autres contre les papes et d’orienter votre index vers eux, au lieu de prendre conscience de la situation pénible dans laquelle le pape est enfermé, le privant de sa liberté dans l’accomplissement de sa tâche apostolique et épiscopale ; il n’arrive à prendre même pas la moindre décision sans l’accord de ces « canines » qui l’entourent par leurs menaces. Rappelons la mort du pape Jean-Paul I, l’attentat du saint Jean-Paul II, la démission forcée du pape Benoît XVI et, présentement, le courage providentiel avec lequel le pape François prend de son mieux en charge les affaires de l’Eglise. Quant aux papes Jean XXIII et Paul VI, ils ont été voilés par des nuages sombres qui ont envahi le Vatican et on n’y comprend plus rien. Croyez-vous que Notre Dame n’était pas au courant de la rébellion qui pèsera sur l’Eglise et particulièrement au Vatican ? Bien sûr que si. Croyez-vous que Notre Dame serait-elle incapable de réaliser ce qu’elle avait demandé ? Impossible. Croyez-vous que Notre Seigneur serait-il incapable de régler cette affaire depuis 100 ans maintenant ? Bien sûr que si. Mais voici ce qu’est le dessein divin, la purification et la justice divines sont nécessaires au moment choisi par Dieu lui-même. Si nous lisons attentivement l’Apocalypse de saint Jean, particulièrement le chapitre 12 jusqu’à la fin, nous comprenons immédiatement que nous sommes dans la dernière partie du message de Fatima, dans le dernier combat du diable qui s’acharnera davantage et plus violemment encore dans le futur proche, contre l’Eglise et contre Dieu, et rien ne le retiendra jusqu’à la réalisation de la purification voulu par Notre Père Céleste avant le triomphe du Cœur Immaculé de Marie et donc avant le second avènement du Christ dans sa gloire. Alors essayons de cesser les accusations du pape car notre salut ne dépend pas uniquement de lui mais de nous tous. Dites-moi s’il vous plaît ce que chacun et chacune d’entre nous faisons à notre niveau pour hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie, elle qui nous en a donné d’avance le « mode de vie », au lieu de jeter toutes les flèches contre les papes les accusant de manquer à leur tâche. Prions, prions, prions pour le pape, pour les cardinaux, les évêques et les prêtres : ils sont les plus ciblés et les plus attaqués par les flèches démoniaques de partout, par le prince de ce monde qui se réjouit de ses victoires bien qu’illusoires. « Mais à la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! » Et Jésus nous dit aussi : « Ayez confiance : j’ai vaincu le monde ! » Je partage avec vous ce témoignage chrétiennement pétillant ! https://www.youtube.com/watch?v=76UInJ9GN-U
Marie-Anne
Marie-Anne place Pays de la Loire, il y a 21 jours
MERCI Rita. J'ai eu cette Grâce il y a 2 ans de rencontrer Natalie Saracco. Son témoignage "pétillant" comme vous dites m'a profondément bouleversé et je n'étais pas la seule dans cette grande salle remplie. J'ai pu l'aborder personnellement et prendre un instant pour évoquer ce "SACRE COEUR" qu'elle a vu. Ce Cœur Sacré qui souffre, qui pleure, qui saigne, qui est humilié, martyrisé, crucifié encore et toujours depuis plus de 2000 ans. Ce Cœur qui est venu à sa rencontre, elle une fille bien de son temps. Ce Cœur qui rythme sa vie depuis cet accident et qui touche d'autres cœurs. OUI Dieu touche les cœurs, Dieu touche les âmes, là maintenant, en 2019 et continuera de le faire parce que Dieu est AMOUR tout simplement. Dieu "appelle" et de plus en plus me disait un ami prêtre encore il y a quelques temps. A LUI SEUL appartient LA façon dont IL choisit de le faire, les idées ne LUI manquent pas et si parfois IL peut donner un "bon coup sur la tête" pour nous réveiller un grand coup, IL le fait toujours dans SA Tendresse et SA Bienveillance. LA Paix et LA Joie intérieures vécues à ce moment là ne trompent pas. https://disciples-amoureux-missionnaires.com/2019/03/27/un-jour-une-parole-18/ Bien en union toujours, bonne journée à vous Rita, bonne journée à toute la communauté.
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 21 jours
Bonjour Rita Merci pour ce commentaire détaillé. Vous parlez de la présence diabolique à Rome ; elle a lieu et fut vue d’une façon physique avec ses affiliés, vue par l’étudiant capucin Raymond Kolbe et ses amis en 1917 et de façon spirituelle notamment avec les propos entendus par le pape Léon XIII en 1884. Un des éléments peu connus des apparitions de Fatima fut de rappeler la vérité historique concernant les apparitions de Paray le Monial. Louis XIV a bien eu connaissance de la demande de la consécration de son royaume au Sacré-Cœur en 1689. ‘’Comme le roi de France, ils s’en retentiront ‘’ a dit Notre Seigneur à sœur Lucie. Le pape Pie XII connaissait effectivement la demande de consécration de la Russie puisque la publication de la seconde partie du secret avait eu lieu au début de son pontificat et qu’il a nommé de façon implicite la Russie lors de sa consécration du monde en octobre 1942. Malgré l’encyclique ‘’Divini redemptoris’’ de Pie XI en 1937, Mgr Montini a continué'' l’ost Politique'' sous le pontificat de Pie XII,La qui a dû l’écarter, du Vatican, pour cette raison, en le nommant en 1953 patriarche de Venise, mais sans lui donner le titre de cardinal. C’est son ami, le pape Jean XXIII, qui lui donnera la fonction et préparera sa succession, 1 mois après son élection au pontificat. Le livre ‘’Le Rhin se jette dans le Tibre’’ de Ralph Wiltgen, sorti 1967, montre bien les luttes d’influence entre progressistes et conservateurs au cours du concile. La création du ‘’ groupe international des pères ‘’ ( Coetus international patris) réunissant un peu moins de 20 % des participant sous la présidence de Mgr Lefebvre ne put que limiter faiblement l’influence des progressistes. Ces derniers ont réduit au silence sœur Lucie quelques années avant la publication du troisième secret, et le père Dhanis est resté et reste encore le spécialiste officiel du Vatican. L’affection du pape Jean Paul II pour Notre Dame et l’attentat de 1981 l’ont conduit à la consécration de 1984, qui était déjà une sorte de demie-victoire des conservateurs. Le pape Jean Paul Ier qui s’était entretenu longuement avec sœur Lucie peu avant son élection, avait voulu faire cette consécration, mais il a probablement été assassiné avant d’avoir pu le faire. (Voir le livre ‘’ le pape doit mourir’’ de David Yallup, journaliste cité dans le film de Pierre Barnierias, ‘’M et le troisième secret’’) Comme vous le dites, ‘’les canines’’ ont été jusqu’au bout de leur logique. La publication précédente montre que le triomphe du cœur immaculé de Marie est lié à la conversion de la Russie qui sera suivie d’un temps de paix et ensuite arrivera l’Antéchrist puis la parousie. Dans la seconde partie du secret de Fatima il y a aussi une demande d’approuver et de recommander la dévotion des cinq premiers samedis du mois. Reconnaissons qu’à défaut de consacrer la Russie, interprétée comme un acte politique, aucun des papes n’a incité les fidèles à pratiquer cette dévotion qui assure leur salut. Cela est un mystère. Tant d’âmes qui se perdent et cela est permis par Dieu. Il a donné des armes pour se défendre et elles sont sous clef ! Je n’accuse pas les papes ; je publie objectivement les faits mais reconnaissez que à défaut de faire cette consécration les papes pourraient inciter à faire la volonté divine de répandre dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Les différents discours tenus dans le cadre des manifestations du centenaire des apparitions de Fatima ne mentionnent que très rarement cette dévotion. Comment hâter ce triomphe ? Demandez-vous à chacun. De mon côté vous savez tout le temps que je passe à faire les publications de cette communauté ; c’est ma petite contribution à l’avènement de ce triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Je connais le livre de Nathalie Saracco ‘’ Pour ses beaux yeux’’ j’en ai extrait la prière du père Louis Pelletier de la Basilique de Montmartre que je vous livre ci-dessous en conclusion de mon propos. En grande union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie . Seigneur Jésus, je consacre à votre Cœur ma personne et ma vie, mon cœur et mon intelligence ma mémoire et ma volonté, mes joies et mes peines afin que tout ce que je ferai et souffrirai soit pour l’amour et la gloire de Dieu. Je choisis votre Cœur pour ma demeure afin qu’il soit ma force dans la lutte, le remède à mon inconstance, ma lumière et mon guide dans les heures de ténèbres, le réparateur de mes fautes et mon asile à l’heure de ma mort. Ô Cœur d’amour, je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma faiblesse, mais j’espère tout de votre volonté. Cœur de Jésus, fournaise ardente de charité, consumez en moi tout ce qui peut vous déplaire, tout ce qui peut vous résister. Que votre pur amour s’imprime ci-avant dans mon cœur que jamais je ne puis vous oublier, ni être séparé de vous mais que je demeure toujours votre ami. Amen
Utilisateur effacé
Utilisateur effacé  il y a 21 jours
Bonjour à tous. Lisons ce qui est vivant, dynamisant, motivant et poussant de l’avant, ah oui, s’il vous plaît ! Nous avons besoin de cela pour continuer, car la mort nous menace par tous ses moyens de partout. Prions pour notre pape si proche de nous et qui n’est pas toujours en sécurité dans sa mission de saint père pour nous les chrétiens du monde entier. Lectio divina pour le carême MARS 26, 2019 20:04HELENE GINABATPAPE FRANÇOIS, ROME Le pape François invite ses étudiants à « dépasser l’herméneutique des Lumières », et à dire oui à « l’espérance fondée sur la promesse de Dieu »: le pape François a commenté le Livre de Daniel pour « ses » étudiants de l’Université pontificale du Latran (PUL), ce mardi 26 mars 2019, lors d’une visite surprise et dans le cadre d’une méditation de carême . « Être enveloppé par les flammes et rester sain et sauf : c’est possible avec l’aide du Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, et de la brise de l’Esprit Saint », a déclaré le pape François en commentant l’épisode des trois jeunes d’Israël jetés dans la fournaise par le roi Nabuchodonosor. Le pape a invité notamment à « dépasser l’herméneutique des Lumières » par une « herméneutique de la mémoire, de l’appartenance à un peuple, du fait que l’on a une histoire ; l’herméneutique du cheminement vers une espérance, l’herméneutique – je répète quelque chose que j’aime bien dire – des trois langages, ensemble, en harmonie : le langage de l’esprit, le langage du cœur et le langage des mains, de sorte que l’on pense ce que l’on sent et ce que l’on fait ; l’on sente ce que l’on pense et ce que l’on fait ; l’on fasse ce que l’on sent et ce que l’on pense. Cette herméneutique est nécessaire aujourd’hui pour dépasser l’héritage des Lumières. » Voici notre traduction de la « lectio divina » donnée par le pape François en italien. AB « Lectio divina » du pape François Du livre du prophète Daniel (Dn 3,25. 34-43) Azarias, debout, priait ainsi ; au milieu du feu, ouvrant la bouche, il dit : « À cause de ton nom, ne nous livre pas pour toujours et ne romps pas ton alliance. Ne nous retire pas ta miséricorde, à cause d’Abraham, ton ami, d’Isaac, ton serviteur, et d’Israël que tu as consacré. Tu as dit que tu rendrais leur descendance aussi nombreuse que les astres du ciel, que le sable au rivage des mers. Or nous voici, ô Maître, le moins nombreux de tous les peuples, humiliés aujourd’hui sur toute la terre, à cause de nos péchés. Il n’est plus, en ce temps, ni prince ni chef ni prophète, plus d’holocauste ni de sacrifice, plus d’oblation ni d’offrande d’encens, plus de lieu où t’offrir nos prémices pour obtenir ta miséricorde. Mais, avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous, comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers. Que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi, car il n’est pas de honte pour qui espère en toi. Et maintenant, de tout cœur, nous te suivons, nous te craignons et nous cherchons ta face. Ne nous laisse pas dans la honte, agis envers nous selon ton indulgence et l’abondance de ta miséricorde. Délivre-nous en renouvelant tes merveilles, glorifie ton nom, Seigneur. » Nous avons écouté la première lecture de la liturgie de ce jour. Elle a été lue de manière nouvelle, ce matin, sachant qu’aujourd’hui je serais venu ici parmi vous. C’est toujours ainsi : écouter l’Écriture à partir de la réalité de l’aujourd’hui dévoile et communique de nouvelles significations qui y sont contenues. La page de la Bible se réalise dans nos oreilles (cf. Lc 4,17-21) et révèle un nouveau sens qui nous avait peut-être échappé ou que nous n’avions pas bien compris et qui est manifesté précisément grâce à l’aujourd’hui. Ce texte contient la prière de trois jeunes fils d’Israël : Ananias, Azarias et Misaël, jetés dans une grande fournaise ardente par le roi de Babylone Nabuchodonosor, parce qu’ils ont refusé d’adorer sa statue en or. Leur détermination convaincue à rester fidèles à Dieu et à garder leur liberté les expose de fait au martyre, comme cela se produit encore aujourd’hui à vos contemporains chrétiens dans certaines parties du monde. Mais Dieu intervient pour empêcher les flammes de faire du mal aux trois jeunes : sous les yeux incrédules de Nabuchodonosor, Ananias, Azarias et Misaël se promènent au milieu du feu comme si dans la fournaise « soufflait comme un vent de rosée » (Dn 3,50) ; ils sont accompagnés d’un ange – qui « ressemble à un être divin » (Dn 3,92) – et ils se mettent à louer et à prier Dieu. La Lecture de ce jour contient la partie pénitentielle de cette prière. D’après de nombreux experts, la date de la composition du livre de Daniel doit se situer à l’époque de la persécution du roi séleucide Antioche Épiphane, avant la mort de celui-ci, en 164 avant J.C. Comme les aventures de Daniel et de ses trois jeunes compagnons se passent au VIème siècle avant J.C., pendant l’exil à Babylone, nous comprenons quelle est la logique de ce livre biblique : pour affronter courageusement les persécutions subies au présent, Israël se souvient de l’exemple de personnages illustres du passé (Daniel, les trois jeunes, la jeune Suzanne au chapitre 13) qui ont vécu la fidélité à Dieu et à sa Torah. Le souvenir nous donne toujours de la force : le souvenir du passé nous apporte non seulement un message, mais il nous apporte la force d’appartenir à un peuple. C’est ainsi qu’ils ont vaincu par leur témoignage la violence destructrice des pouvoirs de ce monde : ils sont restés sains et saufs et ont même obtenu la confession de foi en Dieu par leurs ennemis (cf. Dn 3, 95-96), réalisant la mission sacerdotale d’Israël parmi les païens et de bénédiction universelle pour tous les peuples. Être enveloppé par les flammes et rester sain et sauf : c’est possible avec l’aide du Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, et de la brise de l’Esprit Saint. Je vous imagine ainsi : même si nous vivons dans un contexte culturel marqué par la pensée unique, qui enveloppe et endort tout le monde par son étreinte mortifère et qui brûle toute forme de créativité et de pensée divergente, vous marchez sains et saufs grâce à votre enracinement en Jésus et dans son Évangile, rendu actuel par la puissance de l’Esprit Saint. De cette manière, vous gardez votre regard élevé et aussi un regard autre sur la réalité, une différence chrétienne porteuse de nouveauté. Le parcours académique que vous effectuez dans cette université pontificale ne vise pas à vous isoler de ce contexte, mais plutôt à l’habiter avec une conscience critique et la capacité de discerne, en vue de cette action dans laquelle s’exprime votre contribution à la vie culturelle et sociale du monde. L’adhésion à l’Évangile et l’accueil du riche patrimoine de la Tradition ecclésiale, à tous les niveaux, ne visent pas à bloquer votre pensée et ne demandent pas de répéter avec lassitude les formules de toujours : ils visent avant tout à vous donner un point de vue libre, authentique, fidèle à la réalité et, je dirais, « sain » sur notre temps. Nous voulons nous souvenir des racines, qui sont différentes de l’arbre : elle sont sous la terre, mais ce sont les racines. Et ce passage veut rappeler, dans la persécution d’Antioche Épiphane, les racines d’un peuple, la mémoire d’un peuple. La mémoire qui est comme la sève qui vient des racines et qui fait croître et fleurir l’arbre. Pensez à la pression que nous recevons continuellement pour vivre dans un individualisme commode et avare – nous tous – préoccupé uniquement de son propre bien-être, de son propre temps libre et de la réalisation de soi… Je m’arrête pour aborder un point qui me fait souffrir : notre hiver démographique. « Mais pourquoi n’as-tu pas au moins un enfant, ou deux ? – Non, mais je réfléchis, j’aimerais faire un voyage, j’attends encore un peu… ». Et ainsi les couples avancent sans fécondité. Par égoïsme, pour avoir davantage, même pour faire des voyages culturels, mais les enfants n’arrivent pas. Cet arbre ne porte pas de fruit. L’hiver démographique dont nous souffrons tous aujourd’hui est justement l’effet de cette pensée unique, égoïste, tournée uniquement vers soi, qui ne cherche que « ma » réalisation. Vous qui êtes étudiants, réfléchissez-y bien : réfléchissez à la manière dont cette pensée unique est si « sauvage »… Elle a l’air très culturelle, mais elle est « sauvage » parce qu’elle t’empêche de faire l’histoire, de laisser une histoire après toi. Comme c’est dangereux, tout cela, comme cela nous sépare des autres et donc de la réalité, comme cela nous rend malade et nous fait délirer ! Toutes les névroses… Souvent cela se transforme rapidement en exaltation de son propre « moi », personnel ou du groupe, dans le mépris et le rejet des autres, des pauvres, dans le refus de se laisser interpeller par la ruine évidente de la création ! C’est une honte. Se laisser prendre par la main par le Seigneur, par les anges qu’il nous envoie, suivre l’Esprit qui est comme le vent et dont nous reconnaissons la voix dans l’aujourd’hui, signifie éviter d’être brûlés : brûlés dans notre cerveau, dans notre cœur, dans notre corps, dans nos relations, dans tout ce qui met la vie en mouvement et la remplit d’espérance. C’est de la contemplation du mystère même de la Trinité de Dieu, et de l’Incarnation de son Fils, que jaillit pour la pensée chrétienne et pour l’action de l’Église le primat donné à la relation, à la rencontre avec le mystère sacré de l’autre, à la communion universelle avec l’humanité tout entière en tant que vocation de tous. Veritatis gaudium affirme que le critère prioritaire et permanent pour le renouveau des études ecclésiastiques « est celui de la contemplation et de l’introduction spirituelle, intellectuelle et existentielle au cœur du kérygme, c’est-à-dire de la joyeuse nouvelle, toujours nouvelle et fascinante, de l’Évangile de Jésus ». En effet, c’est « de cette concentration vitale et joyeuse sur le visage de Dieu révélé en Jésus-Christ » que descend le « fait de vivre en tant qu’Église “la mystique du nous” qui est le levain de la fraternité universelle », que descend « l’impératif d’écouter dans son cœur et de faire résonner dans son esprit le cri des pauvres et de la terre » et la « découverte dans toute la création de l’empreinte trinitaire qui fait du cosmos dans lequel nous vivons une trame de relations, favorisant une spiritualité de la solidarité mondiale qui jaillisse du mystère de la Trinité » (n.4). La mystique du « nous ». Une fois, un jeune prêtre m’a posé un piège en me disant : « Dites-moi, Père, quel est le contraire de “je” ? » Et j’ai aussitôt répondu : « Tu ». « Non, Père, même les papes se trompent, non. Le contraire de “je” est “nous” ». Nous. C’est cela qui nous sauve de l’individualisme, du “je” et du “tu”. Vous comprenez bien que l’Évangile nous donne les antidotes les plus radicaux et profonds pour nous défendre et nous guérir de la maladie de l’individualisme. Il y a un autre passage de cet extrait biblique dont je voudrais vous parler. Dans leur humble demande de pardon, les trois jeunes reconnaissent que Dieu a été juste dans ses jugements et dans ses œuvres. Il a laissé Israël faire l’expérience des conséquences désastreuses de son éloignement du Seigneur et qu’au lieu de devenir « nombreux comme les étoiles du ciel et le sable de la mer », il devienne « le plus petit de toutes les autres nations », divisé et en partie contraint à l’exil. Je reprends ici ce que j’ai dit de l’hiver démographique. Dans leur prière, les trois jeunes interprètent l’histoire du peuple. Bien qu’ils soient le dernier maillon de la chaîne des générations d’Israël, ils ne se sentent pas différents par rapport au peuple et à son histoire. Ils sentent le poids d’un compte ouvert avec le Seigneur et ils entonnent une très belle prière qui est une reconnaissance de leur faute et une demande de pardon. Les fautes sont celles de nos pères, nous en payons les conséquences et pourtant, en ce moment, nous demandons pardon au nom de tous. Aucune prise de distance, mais la reconnaissance que les erreurs de leurs pères peuvent être répétées, être actualisées, même par la génération d’aujourd’hui. Il y a une solidarité dans le péché, qui devient solidarité dans la confession de la foi : Dieu, qui est miséricorde infinie, aura pitié de nos pères et de nous. Elle est belle, cette prière douloureuse des jeunes gens ! À la première place, il y a le remerciement pour la fidélité de Dieu : « Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères » (Dn 3,26). Les pères témoignent que Dieu a été juste, mais il ne nous a pas abandonné à la ruine, au contraire, il a été fidèle aux promesses faites à ses amis : Abraham, Isaac et Jacob. Les jeunes gens croient à cette promesse de leurs pères, ils font mémoire de l’histoire du peuple toujours marquée par la miséricorde de Dieu et ils s’ouvrent à l’avenir. Ils sont convaincus qu’il y a un avenir, qu’il y aura, que la porte n’est pas barrée, même au milieu de l’hostilité et de la persécution. Et cela, parce que Dieu est toujours fidèle et pardonne toujours. Toujours. Dieu ne se lasse pas de pardonner. Je voudrais tellement que vous gardiez cette espérance fondée sur la promesse de Dieu. Je voudrais tellement qu’en projetant votre avenir, vous conserviez en mémoire que vous êtes un peuple, que vous avez une histoire avec ses lumières et ses ombres, que vous êtes les protagonistes de l’aujourd’hui de ce dialogue d’amour entre Dieu et les hommes qui a traversé les siècles ! Les rêves de vos pères alimenteront et provoqueront vos visions pour l’aujourd’hui. Sentir que vous faites partie d’un peuple de pécheurs vous donnera les anticorps pour ne pas commettre les mêmes erreurs : envers Dieu, envers les autres et envers la création tout entière. Les études que vous faites dans cette université seront fécondes et utiles pour vous dans la mesure où elles ne vous éloignerons pas de cette appartenance consciente à l’histoire du peuple et de l’humanité tout entière, mais où elles vous aideront à l’interpréter avec les clés de lecture qui émergent de la Parole de Dieu, en vous ouvrant à un avenir plein d’espérance. Je sais que l’on peut étudier en s’enfermant dans des cercles académiques sans respiration, jouer avec les concepts au lieu d’interpréter la vie, s’attacher aux formules mais se détacher de l’existence réelle des personnes. C’est pourquoi j’ai souhaité que, dans les études ecclésiastiques, on réalise un « changement radical de paradigme », une « courageuse révolution culturelle » qui, à partir de la contribution de la réflexion et de la pratique du peuple de Dieu « sur le terrain » de tous les coins du monde, produise « une véritable herméneutique évangélique, pour mieux comprendre la vie, le monde et les hommes ». Nous n’avons pas encore dépassé la logique des Lumières, nous ne l’avons pas encore dépassée. C’est là le défi : la nouvelle herméneutique qui va dans cette direction. L’herméneutique de la mémoire, de l’appartenance à un peuple, du fait que l’on a une histoire ; l’herméneutique du cheminement vers une espérance, l’herméneutique – je répète quelque chose que j’aime bien dire – des trois langages, ensemble, en harmonie : le langage de l’esprit, le langage du cœur et le langage des mains, de sorte que l’on pense ce que l’on sent et ce que l’on fait ; l’on sente ce que l’on pense et ce que l’on fait ; l’on fasse ce que l’on sent et ce que l’on pense. Cette herméneutique est nécessaire aujourd’hui pour dépasser l’héritage des Lumières. Ce n’est pas tant une nouvelle synthèse qui est nécessaire, mais « une atmosphère spirituelle de recherche et de certitude fondée sur les vérités de la raison et de la foi », qui sera féconde « uniquement si elle est faite avec un esprit ouvert et à genoux » : les deux. En effet, par exemple le théologien qui se complait dans sa pensée complète et achevée, qui est-il ? Un théologien médiocre. Le bon théologien, le bon philosophe a une pensée ouverte, c’est-à-dire incomplète. Soyez amoureux de la pensée incomplète, parce que c’est là notre chemin, toujours ouvert au « plus grand » de Dieu et à la vérité (cf. Const. ap. Veritatis gaudium, 3). Dans cette esprit et avec cette discipline, les études que vous faites ici vous aideront à interpréter le monde et à construire l’avenir avec le Seigneur, bien fondés dans votre appartenance au saint peuple de Dieu qu’il guide avec amour, qu’il inspire, nourrit et corrige par sa Parole. Et une dernière réflexion à partir de l’extrait du livre de Daniel. Il y a eu des saisons de l’histoire où Israël n’a plus eu ni princes (c’est-à-dire des rois-pasteurs pour le guider de la part de Dieu) ni temple (le rocher ferme de la présence de la gloire de Dieu parmi le peuple). En ces moments-là, Dieu a pourtant envoyé des prophètes pour que le peuple ne reste pas privé de sa Parole et de sa direction). Azarias, lui, souligne que, maintenant, pendant l’exil à Babylon, il n’y en a même plus ! Il n’y a pas de prophètes. Que reste-t-il à faire ? Rien d’autre que se présenter à Dieu le cœur brisé et l’esprit humilié, que Dieu acceptera « comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers. Que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi » (Dn 3,39-40). Il est beau, ce passage de la prière. J’y vois un peu de toupet de jeunesse, une façon de se présenter devant Dieu avec sa honte à l’état nu. Et vous, les jeunes, surtout : présentez-vous devant Dieu avec votre honte à l’état nu. Cela vous fera du bien. Pas seulement à vous, à nous tous. Un peu comme quand on « tire sur la corde » de la patience des parents et des grands-parents, tout en sachant bien qu’ils nous aiment beaucoup. Mais ici, l’intuition des trois jeunes gens a vu juste : rien ne touche la miséricorde de Dieu comme notre cœur réellement contrit et humilié. C’est quelque chose de grand. Et même, le plus jeune fils de la parabole du Père miséricordieux, un expert de ce toupet des jeunes, sait qu’il sera accueilli même si son repentir n’est pas exactement comme il devrait être. « Je me lèverai et j’irai chez mon père ». Derrière tout cela, il y a une confiance, une foi : « il n’est pas de honte pour qui espère en toi » (3,40). Je vous souhaite d’être ainsi ouverts à l’avenir, entreprenants et courageux à le rêver et le projeter, avec l’aide des études que vous faites, parce que « effrontément » confiants qu’il n’y a pas de honte pour ceux qui font confiance au Seigneur. Je vous salue tous, je vous souhaite un bon chemin de Carême. Que le Seigneur remplisse votre visage de sa lumière et le rende aussi beau que l’étaient les visages des trois jeunes gens du livre de Daniel en raison de leur fidélité à la Parole de Dieu (1,14). Je salue et je remercie le recteur Vincenzo Buonomo et le corps des enseignants de l’Université du Latran : ce sont les pères qui vous témoignent la fidélité de Dieu malgré le péché et les maîtres de rêve pour l’avenir. avenir. Il y avait aussi un peu de toupet dans l’attitude d’un pape qui entre par la porte, sans même dire bonjour et qui commence à prêcher. Maintenant je peux le dire : bonjour ! L’homélie est faite. Ce pape mal-élevé s’excuse maintenant : c’était un moment liturgique qui commençait par la Parole de Dieu, lue par le recteur, et ensuite l’homélie. Maintenant je veux vous remercier, tous, pour cet accueil. Je voulais venir à l’Université et je voulais vous parler ainsi. Et le Carême a été l’occasion de le faire. Je vous remercie d’avoir écouté – je n’ai vu personne s’endormir, au moins, vous êtes bien élevés, merci. Et continuez de travailler, parce que la vie ne commence pas avec vous, mais elle a besoin de vous pour continuer. Enracinés dans la mémoire des ancêtres, enracinés dans votre appartenance à un peuple. Le présent est à vous et n’est pas à vous : c’est un don qui vient de l’histoire, qui t’est offert mais pour que tu le fasses fructifier. Ta décision est ce qui fera en sorte que ce don continue de porter du fruit. Merci ! Priez pour moi parce que – comme on dit en Argentine – parfois, il me « revient de danser sur la pire des musiques » « ballare con la più brutta » ! Le Seigneur a voulu qu’eux aussi aient le droit de danser ! Avançons comme cela et avançons toujours. Priez pour moi, je prierai pour vous. Ne perdez pas votre jeunesse, ne perdez pas le sens de l’humour, ne le perdez pas ! C’est très triste de voir un jeune amer. Le sens de l’humour est, sur le plan humain, l’attitude la plus proche de la grâce de Dieu. Ne perdez pas votre sens de l’humour. Merci beaucoup ! Priez pour moi et bon Carême, et au revoir ! evoir ! Maintenant, revenons à la liturgie : prions ensemble le Notre Père. « Notre Père… » [Bénédiction] Bonne journée! © Traduction de Zenit, Hélène Ginabat
Maria Luz
Maria Luz  il y a 21 jours
AMÉN 🙏 🙏🙏
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 21 jours
Amen
GJ
GJ place Metz, il y a 21 jours
"Ô Marie, Vous êtes l'Immaculée Conception !!" Amen, amen !
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 21 jours
et avez pu dire '' Voici le servante du Seigneur''
Florence
Florence place Plouray, il y a 21 jours
amen
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 21 jours
Amen
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