06/03 : 4ème dimanche de Carême - Retrouver ce qui a été perdu - Hozana

06/03 : 4ème dimanche de Carême - Retrouver ce qui a été perdu

06/03 : 4ème dimanche de Carême - Retrouver ce qui a été perdu

1. Retrouver ce qui a été perdu : Méditation

 

Texte du cycle d’Elie : La résurrection du fils de la veuve (1 R 17,17-24)

 

Le fils de la femme chez qui habitait Élie tomba malade ; le mal fut si violent que l’enfant expira. Alors la femme dit à Élie : « Que me veux-tu, homme de Dieu ? Tu es venu chez moi pour rappeler mes fautes et faire mourir mon fils ! » Élie répondit : « Donne-moi ton fils ! » Il le prit des bras de sa mère, le porta dans sa chambre en haut de la maison et l’étendit sur son lit. Puis il invoqua le Seigneur : « Seigneur, mon Dieu, cette veuve chez qui je loge, lui veux-tu du mal jusqu’à faire mourir son fils ? » Par trois fois, il s’étendit sur l’enfant en invoquant le Seigneur : « Seigneur, mon Dieu, je t’en supplie, rends la vie à cet enfant ! » Le Seigneur entendit la prière d’Élie ; le souffle de l’enfant revint en lui : il était vivant ! Élie prit alors l’enfant et, de sa chambre, il le descendit dans la maison. Il le remit à sa mère et dit : « Regarde, ton fils est vivant ! » La femme lui répondit : « Maintenant je sais que tu es un homme de Dieu, et que, dans ta bouche, la parole du Seigneur est véridique. »

Ecoute de la Parole

(1 R 17,17-24) : https://www.youtube.com/watch?v=7PvNRQSQx9E

 

a) Culpabilité et mort

Tandis qu’Elie bénéficie de l’hospitalité de la veuve de Sarepta (épisode que nous allons voir la semaine prochaine), le fils de cette femme tombe malade et meurt. Cette femme païenne s'adresse à Élie en l’appelant « homme de Dieu » : elle le reconnaît comme prophète après le miracle de la farine et de l’huile qu’il a annoncé et réalisé. Mais les paroles d'Elie contenaient une promesse de survie tandis qu’elle est confrontée à la mort de son fils. Cette femme généreuse et accueillante se montre alors agressive dans sa souffrance : « Que me veux-tu, homme de Dieu ? » Elle prend ses distances par rapport à lui et l’accuse même d’être venu chez elle pour lui rappeler sa faute et faire mourir son fils. La femme interprète la mort de son fils comme étant un châtiment divin. Quel crime a-t-elle donc commis pour perdre ainsi son fils unique après son mari ? La femme ne se réfère pas nécessairement ici à une faute particulière. Elle est simplement consciente de ce que toute personne est pécheresse devant Dieu. Elle pleure avec colère cette nouvelle vie arrachée. Interrogeons-nous avec elle sur le mystère de la vie et de la mort. Faisons mémoire de notre filiation : comment assumons-nous ces parents qui nous ont donné la vie et nous ont peut-être permis de la transmettre ?

 

b) La figure du Père adoptif


Élie, ne cherche pas à répondre à ces accusations. Il passe immédiatement à l’action et demande à la femme de lui confier son fils. Il n'attend d’ailleurs même pas sa réponse et l’enlève pour ainsi dire à sa mère. Symboliquement, Elie adopte l’enfant comme son propre fils pour lui permettre d’accéder à la vie. Non seulement, il arrache le corps de l’enfant mort à l’étreinte maternelle, mais il l’emporte à l’écart dans la chambre haute, où le Prophète réside, plus près de Dieu. Il exerce là, par la prière, une paternité dont il reconnaît en Dieu l’origine. La veuve avait pris un ton accusateur : la présence d'Élie a causé la mort de son fils. Elie fait sienne cette accusation et la transmet au Seigneur telle quelle dans sa prière : veut-il du mal à cette veuve chez qui il est venu en émigré au point de faire mourir son fils ?
Elie épouse la cause de cette femme et refuse de voir dans la mort de l’enfant un châtiment de Dieu. Il fait appel à la justice du Seigneur, mais dans un sens strictement positif : cette veuve, qui a fait preuve de tant de générosité envers lui, mérite d’être bénie et non pas punie. Élie présente à Dieu la révolte de la femme. Le prophète est un médiateur qui transmet la Parole de Dieu aux hommes, mais aussi la parole des hommes à Dieu afin qu’ils puissent entrer dans le mystère de leur réconciliation. (cf. 2 Co 5,17-21) Après cette prière, Elie s'étend trois fois sur l'enfant, un chiffre qui symbolise la perfection ou la plénitude. Il semble vouloir transférer sa propre force vitale au corps mort de l’enfant. Cela pose un grave problème légal. Selon la Loi de Moïse, une personne qui touche un mort devient impure. Elle doit se soumettre à un rituel de purification. Élie se couche sur ce cadavre. Pourtant, non seulement le récit n’exprime aucune répugnance pour ce geste, mais il n’indique à aucun moment qu’Elie doive ensuite être purifié. Il s’est chargé d’une faute légale au profit de la personne pour laquelle il prie, comme Jésus le fera en touchant le lépreux. Cette impureté qu’il contracte devant Dieu n’empêche nullement l’exaucement de sa prière. En fait, son geste a une valeur sacrificielle. Elie s'offre comme victime pour obtenir la vie du mort. Son sacrifice même le garde pur au contact de la mort.
Pendant qu'il accomplit ce geste, Élie adresse une deuxième prière au Seigneur : « Seigneur, mon Dieu, je t’en supplie, rends la vie à cet enfant ! » Le ton a changé du tout au tout. L'accusation a fait place à une supplication respectueuse. Le cycle d’Elie souligne la parfaite obéissance d'Elie aux ordres de Dieu en mettant en parallèle, souvent mot pour mot, l'ordre divin et son exécution. De nouveau, le Seigneur exauce la prière d'Elie : le souffle de l'enfant revint en lui et il fut vivant. Le retour à la vie de l’enfant est attribué au fait que le Seigneur a accepté la prière d'Elie et non au fait que celui-ci se soit étendu sur le mort. Le récit valorise l’efficacité de sa prière plutôt que son pouvoir thaumaturgique. Elie vit une relation privilégiée avec ce Seigneur qui, seul, a tout pouvoir sur la mort et sur la vie. Il est père adoptif de l’enfant par la grâce de celui qui, seul, est Père. Il peut exercer cette paternité, parce que lui-même est fils de ce Père dont il accomplit en toutes choses la Parole.

 

c) Reconnaître la paternité de Dieu

 

De la chambre haute, l'enfant redescend à présent dans l'appartement de la veuve pour reprendre la vie normale. Celle-ci professe sa foi : « Maintenant je sais que tu es un homme de Dieu ... » Elle n'a plus besoin de le croire, car elle sait d’expérience : Elie est bien venu pour apporter la vie dans sa maison. Elle reconnaît en conséquence que la parole d'Elie est la Parole du Seigneur. Ce qu’il a proclamé est vrai, solide, fiable. L'accomplissement d'une parole prophétique prouve l'authenticité du prophète. Il n'y a maintenant plus aucun doute pour le lecteur non plus sur l'identité d'Elie apparu soudainement sans introduction ni présentation dans le livre des Rois (17,1). 

« Regarde, ton fils est vivant ! » Cette parole peut nous toucher de multiples manières, que nous nous identifions à ce fils ou que nous le reconnaissions dans des personnes de notre entourage et des événements de notre vie. Dieu est Père à travers notre baptême, il veut nous faire entrer pleinement dans cette vie filiale dont il est la source ultime. Nous pouvons recevoir cette Vie de Dieu par de multiples médiations. Il y a pour cela tout à la fois la paternité naturelle et des paternités adoptives. Elles trouvent toutes leur vérité ultime dans la Paternité de Dieu, mais encore nous faut-il les reconnaître dans leur véritable dimension spirituelle ! Nul n’est père en ce monde, c’est-à-dire capable de transmettre véritablement une vie ouverte au don de Dieu, sans cette référence transcendante à l’Amour du Père.

 

2. Commentaire de l’évangile (Luc 15,1-3.11-32)

 

En plus de la méditation sur la vie d'Elie, vous pouvez lire le passage d'Evangile et le commentaire cliquez ici

 

3. Le résumé audio de la 4ème semaine

Écouter en résumé la dynamique de la semaine (4min04s) en cliquant ici

 

4. Les 3 pistes de la semaine et le verset à prier

 

  • « Es-tu venu pour rappeler mes fautes ? » : le carême est le moment privilégié pour recevoir la Miséricorde de Dieu. Quand vais-je aller demander le sacrement de réconciliation et poser à mon tour un acte de pardon?

  • « Donne-moi ton fils ! » :
    Elie adopte l’enfant pour lui rendre la vie. Comment est-ce que je vis ma filiation spirituelle ? Quel père m’est-il donné au plan de la foi ?

  • « Regarde ton fils est vivant ! » :
    Nous sommes appelés à croire en la Parole qui fait de nous des enfants de Dieu. Oui, je « sais » par expérience de foi que le Fils est vivant : « Il était mort, et il est revenu à la vie

 

Bonne 3ème semaine de carême!

L'équipe de la retraite

 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

49 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Hélène
Hélène place Saint-Augustin-de-Desmaures, il y a 21 jours
Seignur, Tu as pleuré quand Tu as appris la mort de Ton ami; pourtant, Toi Tu le sais très bien que la vie ne s'arrête pas avec la mort du corps. Merci Seigneur, de comprendre notre douleur quand nous perdons une personne chère, merci de demeurer avec nous pour nous consoler et nous dire: " regarde dans Ton coeur, il est vivant auprès de moi "
Carla
Carla place Paris, il y a 21 jours
Oh Jesus, par Marie et Eli je te supplie pour la vie de mes enfants, qu ils vivent et marchent toujours dans Tes voix et par amour pour Toi, je t offre ma vie et ma volonte, tout ce que je suis pour eux, pour qu ils vivent apres moi dans ce monde n etant pas de ce monde toujours unis a Toi et a ton seul service par amour pour Toi Jesus. Merci
Sylviane
Sylviane place Aubervilliers, il y a 21 jours
Amen.
Claudie
Claudie place Hauts-de-France, il y a 21 jours
Amen.
Pierrette
Pierrette place Pleslin-Trigavou, il y a 21 jours
Je suis vôtre ; pour vous je suis née, Que voulez-vous faire de moi ? Souveraine Majesté, Éternelle Sagesse, Bonté qui vous répandez sur mon âme, Dieu, Souveraineté, Être unique, Miséricorde, Voyez combien est vil l'être Qui aujourd'hui proclame votre amour en ces termes : Que voulez-vous de moi, Seigneur ? Je suis vôtre, puisque vous m'avez créée ; Vôtre, puisque vous m'avez rachetée ; Vôtre, puisque vous me supportez ; Vôtre, puisque vous m'avez appelée ; Vôtre, puisque vous m'avez attendue ; Vôtre, puisque je ne me suis pas perdue. Que voulez-vous faire de moi ? Que commandez-vous donc, ô bon Maître, Que fasse un si vil serviteur ? Quelle mission avez-vous donnée À ce pécheur esclave ? Vous me voyez à vos pieds, ô mon tendre Amour, Ô mon tendre Amour, vous me voyez à vos pieds ; Que voulez-vous faire de moi ? Voici mon cour : Je le remets entre vos mains. Voici mon corps, ma vie et mon âme, Mon amour et mon affection. Ô doux époux, ô ma Rédemption, Puisqu'à vous je me suis consacrée, Que voulez-vous faire de moi ? Donnez-moi la mort ou la vie, Donnez-moi la santé ou la maladie, Donnez-moi la gloire ou le mépris, Donnez-moi les combats ou la paix parfaite, donnez à ma vie la faiblesse ou la force ; À tout je dis oui ; Que voulez-vous faire de moi ? Donnez-moi les richesses ou la pauvreté ; Donnez-moi des consolations ou des désolations ; Donnez-moi de la joie ou de la tristesse ; Donnez-moi l'enfer ou donnez-moi le ciel, Ma douce vie, ô soleil sans nuage, Puisque je me suis remise à vous tout entière, Que voulez-vous faire de moi ? Si vous le voulez, donnez-moi l'oraison, Sinon, donnez-moi les sécheresses ; Si vous le voulez, donnez-moi l'abondance de vos biens, et la dévotion, Sinon, la disette Ô souveraine Majesté, Là seulement je trouve la paix, Que voulez-vous faire de moi ? Donnez-moi donc la sagesse, Ou si vous ne le voulez pas, par amour pour vous, j'accepte l'ignorance ; Donnez-moi des années d'abondance, Ou de famine et de disette ; Donnez-moi les ténèbres ou la clarté du jour ; Retournez-moi ici ou là ; Que voulez-vous faire de moi ? Si vous me voulez dans la joie, Par amour pour vous je veux me réjouir. Si vous me commandez des travaux, Je veux mourir à la peine. Dites-moi seulement : où, comment, et quand ? Parlez, ô doux Amour, parlez. Que voulez-vous faire de moi ? Donnez-moi le Calvaire ou le Thabor, Le désert ou la terre d'abondance ; Que je sois comme Job dans la douleur, Ou que je repose comme Jean sur votre cour ; Que je sois une vigne abondante, Ou stérile, qu'importe ? si j'accomplis votre volonté, Que voulez-vous faire de moi ? Que je sois comme Joseph jeté dans les fers, Ou comme lui l'Intendant de l'Égypte ; Que je sois comme David dans les épreuves, Ou comme lui au comble de la gloire ; Que je sois comme Jonas englouti dans les flots, Ou comme lui rejeté sur le rivage, Que demandez-vous de moi ? Que je me taise ou que je parle, Que je fasse du bien ou que je n'en fasse pas, Que la Loi ancienne me découvre mes plaies, Ou que je goûte les douceurs de l'Évangile, Que je sois dans la peine ou dans la joie, Pourvu seulement que vous viviez en moi Que voulez-vous faire de moi? Je suis vôtre ; pour vous je suis née ; Que voulez-vous faire de moi ? Ste Thérèse d'Avila
Sylviane
Sylviane place Aubervilliers, il y a 21 jours
Vous me voyez à vos pieds, ô mon tendre Amour, Ô mon tendre Amour, vous me voyez à vos pieds ;Merci Pierrette très belle prière.
Claudie
Claudie place Hauts-de-France, il y a 21 jours
Merci Pierrette. Belle prière. Union de prières.
Marie Odile
Marie Odile place Mortagne-sur-Gironde, il y a 21 jours
L'enfant prodigue Lorsque au fond de la boue je te crie ma misère Tu te lèves déjà, tu te lèves, ò mon Père Et tu guettes mon pas, ta attends mon retour Tu n'en peux plus déjà d'être blessé d'amour. Seigneur, fait-nous découvrir ce qui nous éloigne de toi, afin que nous répondions à ton appel de conversion. lorsque tous mes péchés me soulèvent le cœur Tu viens vers moi déjà avec l'eau du bonheur Et tu veux me laver, tu attends mon retour Tu sanglotes déjà le cœur gonflé d'amour. Et lorsque je m'en viens et par vaux et par monts Tu cours vers moi déjà les deux bras entrouverts Et tu me donnes encore le baiser du pardon Et tu pleures de joie et tu danses, ò mon Père.
Sylviane
Sylviane place Aubervilliers, il y a 21 jours
Seigneur, fait-nous découvrir ce qui nous éloigne de toi, afin que nous répondions à ton appel de conversion. Amen !
Claudie
Claudie place Hauts-de-France, il y a 21 jours
Amen.
Sylviane
Sylviane place Aubervilliers, il y a 21 jours
FAIRE DE LA PLACE EN MOI. Seigneur, Tu veux venir chez moi... Tu veux demeurer auprès de moi. Mais trop souvent, ma porte est comme fermée. Je ne trouve pas le temps pour t'inviter. Je suis chargé de mille occupations... Et je ne vois vraiment pas comment te faire une petite place. Seigneur, Aide-moi à faire le tri en moi, Pour libérer une grande place, Et pouvoir ainsi revenir à l'essentiel! Aide-moi à éclaircir mon cœur, Pour qu'il devienne ta demeure! Merci Seigneur! Glem
Marie Odile
Marie Odile place Mortagne-sur-Gironde, il y a 21 jours
Aide - moi à éclaircir mon cœur, Pour qu'il devienne ta demeure
Claudie
Claudie place Hauts-de-France, il y a 21 jours
Aide-moi à faire le tri en moi ! Amen.
Ce site utilise des cookies. Plus d'informations sur les cookies