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Mystères de la vie future : Le Purgatoire 3 / 3

Mystères de la vie future : Le Purgatoire 3 / 3

            Ces textes terminent la publication d’extraits de la cinquième conférence de l’abbé Arminjon en 1881, dans la cathédrale de Chambéry dont nous voyons l’intérieur ci-dessus. Nous verrons comment secourir ces âmes en les soulageant ou en abrégeant leurs souffrances.

 

            [   ] Dans l’Eglise des premiers âges, la loi canonique était appliquée dans toute sa rigueur. Il n'y avait ni rémission, ni condescendance. La pénitence et les œuvres satisfactoires étaient imposées dans la mesure strictement requise pour satisfaire intégralement à la justice de Dieu. - Cette pénitence ne consistait pas dans la récitation de quelques courtes prières; elle consistait dans de longs jeûnes au pain et à l'eau, dans la récitation quotidienne des psaumes, dans de longs et pénibles pèlerinages, dans une multitude considérable d'œuvres pies. - Un voleur, suivant la quantité du larcin, était condamné à deux ou à cinq ans de pénitence, un blasphémateur à sept ans, un impudique à dix et souvent à douze ans de jeûne, de larmes, de prostrations publiques sur le seuil du lieu saint... Suivant ce terrible calcul, une vie entière passée dans les macérations des anachorètes, fût-elle aussi longue que celle des anciens patriarches, suffirait à peine pour expier l'habitude des péchés les plus ordinaires aux hommes de nos jours ? - Combien donc sera long et terrible le Purgatoire de la plupart des pécheurs !

            [   ] Sans doute, la religion est loin de condamner ce tribut accordé à la douleur. Elle condamne bien plutôt la dureté de ceux qui, aussitôt qu’ils ont perdu leurs parents et amis, n'en gardent plus le souvenir. - Les saints pleuraient leurs amis, mais ils songeaient surtout à les secourir. - Non, ce n'étaient pas des larmes que demandait sainte Monique à saint Augustin, lorsqu’elle lui disait à son lit de mort : « Je vous demande, mon fils, de vous souvenir de moi, chaque fois que vous offrirez le sacrifice à l'autel. »

            [   ] Lancé dans le tourbillon du monde et des frivolités, on se détourne d'un souvenir trop austère, et trop pénible. A la distraction succède l'oubli, et les douleurs des morts sont les plus délaissées de toutes les douleurs. Pauvres morts ! Après un petit nombre de jours passés dans le regret et dans le deuil, après quelques hommages payés à l'étiquette et aux convenances, vous serez de nouveau ensevelis dans un tombeau plus cruel et plus froid que celui où une première fois on vous a descendus, et ce second tombeau, ce sera l'oubli, l'oubli dur, inhumain, implacable, pareil à ce linceul, dernier vêtement de vos membres pulvérisés..., l'oubli planant sur vos demeures silencieuses, que personne ne visitera plus, l'oubli sur votre nom que personne ne prononcera plus, l'oubli à votre foyer, dans le cœur de vos amis et de vos enfants, où votre souvenir ne sera plus amené par aucun discours, par aucun entretien... Oui ! L’oubli profond, complet, sans remède, et cela malgré les adieux si déchirants qui vous furent adressés, malgré les serments si pleins d'immortalité, malgré les protestations si pleines de tendresse.

            [   ] Ah ! Frère, père, époux, ami, nous vous implorons, suppliants du fond de ce lac enflammé..., de grâce ! Une goutte d'eau, une prière, un jeûne, une aumône, une main secourable et nous sommes sauvés... Frère, ami, père, époux, considérez que si nous souffrons, c'est en partie à cause de vous.

            Oui, cette âme souffre à cause de nous.

            Cette mère souffre parce qu'elle a eu trop de faiblesse pour son fils, parce qu'elle n'a pas redressé ses torts, corrigé les écarts de son adolescence. - Cette épouse souffre parce qu'elle a accordé trop exclusivement à son époux un cœur qui n'appartenait qu'à Dieu, parce qu'elle a eu pour lui des complaisances trop exagérées et trop aveugles. - Cet ami souffre parce qu'il a été le complice des infidélités de son ami, qu'il a épousé et servi ses querelles, qu'il a coopéré à ses désordres et à ses dérèglements... et nous les laisserons porter seuls le poids de la justice ! En échange de cette malheureuse indulgence qu'ils ont eue pour nous, nous ne consentirons pas à les décharger d'un jour de sacrifie, à leur épargner des siècles de tortures !

            Ah ! si vous saviez qu'à l’heure où nous vous parlons, votre père, votre mère, vos frères, les êtres que vous chérissez le plus sont sur le point de périr dans un incendie, ou sous un éboulement, et qu'ils vont être envahis par les eaux ou par le feu, et si, pour les délivrer, il n'y avait qu'à exposer votre vie, courir à leur secours et leur tendre la main, fallût-il marcher dans les flammes, fallût-il laisser brûler votre main, risquer votre vie, vous n'hésiteriez pas à risquer votre vie, à marcher dans les flammes et à laisser brûler votre main... Si la peur ou l'égoïsme ou tout autre lâche sentiment vous faisait hésiter, vous rougiriez de vous, et vous vous regarderiez à bon droit comme les êtres les plus durs et les plus ingrats.

            [   ] Il est un moyen facile d'obtenir les miséricordes de la dernière heure, c'est celui que nous enseigne Jésus-Christ lui-même : Faites-vous des amis qui vous introduisent dans les tabernacles éternels. Procurez-vous avec cet or, qui a servi d'instrument à tant de mauvaises passions, l’appui et la protection des saintes âmes du Purgatoire. - Les morts nous disent encore : Vous vous méprenez sur nos désirs et la nature des soulagements que nos douleurs réclament; vous avez cru nous témoigner vos regrets et votre amour en ordonnant avec pompe nos funérailles. Vous avez érigé, sur les lieux de notre dernière demeure, des monuments qui sont plutôt une satisfaction à votre orgueil qu'un hommage rendu à notre mémoire. A quoi bon tout ce faste et toutes ces splendeurs ? S'il le faut, renversez ces mausolées, mettez en pièces ces monuments et ces pierres, et achetez avec leurs débris les prières et les suffrages de l'Eglise.

            Voilà ce que demandent les morts, et si nous les écoutons, je vous le dis en vérité, notre charité sera bénie. Les morts ne seront pas ingrats. Un jour, affranchis par nos soins de leurs tourments, ils nous aideront de leurs puissantes intercessions, et lorsque nous nous envolerons vers la céleste patrie, ils nous feront cortège; ils chanteront autour de nous l'hymne de la reconnaissance, et accroîtront la joie de l'éternelle félicité qui sera notre récompense et notre gloire.

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                Ajoutons aux propos de l'abbé Arminjon ceux tout récents de Mgr Kevin Doran, évêque d’Elphin, en Irlande qui a écrit dans les colonnes de ‘’ The Journal ‘’: « Ceux qui ont voté pour le ‘oui’ (en faveur de l’avortement) en connaissance de cause devraient aller se confesser ». Il avait auparavant parcouru les paroisses de son diocèse pour expliquer l’enjeu d’un vote à la lumière de la loi naturelle et des principes de la morale catholique.  

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            Dans le livre de Maria Simma ‘’Les âmes du purgatoire m’ont dit’’ (1969) aux éditions Christiana Stein an Rhein CH 8260 , voici les façons qu’elle donne pour venir en aide aux âmes du Purgatoire.

  1. Surtout par le saint sacrifice de la messe, que rien ne saurait remplacer.
  2. Par des souffrances expiatoires : toute souffrance physique ou morale offerte pour les âmes, leur apporte un grand soulagement.
  3. Le rosaire est, après le saint sacrifice de la messe, le moyen le plus efficace d’aider les pauvres âmes.
  4. Le chemin de la Croix peut leur rapporter aussi un grand adoucissement.
  5. Les indulgences sont d’une valeur inestimable, disent les âmes. Elles sont une appropriation de la satisfaction offerte par Jésus-Christ à Dieu son père. Quiconque, au cours de sa vie terrestre, gagne beaucoup d’indulgence pour les défunts, recevra aussi plus que d’autres à sa dernière heure la grâce de gagner entièrement l’indulgence plénière accordée à tout chrétien à l’article de la mort.
  6. Les aumônes et les bonnes œuvres, surtout les dons en faveur des missions aident les âmes du purgatoire
  7. Faire brûler les cierges les aide aussi, d’abord parce que c’est une attention et un acte d’amour à leur égard, puis parce que les cierges sont bénis et éclairent les ténèbres où se trouvent les âmes
  8. Jeter de l’eau bénite adoucit les souffrances des défunts. Un jour, en passant, Maria Simma jeta de l’eau bénite pour les âmes. Une voix lui dit : « encore ! »

 

            Tous ces moyens n’aident pas les âmes dans la même mesure. Par exemple, si pendant sa vie quelqu’un a eu peu d’estime pour la messe, la messe profite peu quand il est en Purgatoire. Si quelqu’un a manqué de cœur au cours de sa vie, il reçoit peu d’aide. [   ] Marie est pour les âmes du purgatoire, la Mère de Miséricorde. Quand son nom retentit en purgatoire, les âmes en éprouvent une grande joie.

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                       La semaine qui vient de s’écouler a vu l’ordination de plusieurs dizaine de prêtres. Prions pour eux, pour qu’ils soient de saints prêtres ; Ils ont été ordonnés prêtre pour l’éternité avec ce pouvoir que n’ont pas les anges, de commander à Dieu pour renouveler sur l’autel l’offrande de Jésus-Christ à son Père et de remettre les péchés.

            Leurs mains ont été consacrées par une onction de Saint Chrême. Ainsi à la messe, devenant momentanément ‘’un autre Christ’’ avec ‘’ ses mains saintes et vénérables’’. Ces mains tiendront dignement le corps du Christ en offrant son sacrifice à son Père, et en distribuant la communion aux fidèles.

            Ci-dessous les mains du prêtre qui viennent d’être consacrées; Le prêtre porte encore pliée la chasuble que l'évêque lui remetttra un peu plus tard au cours de la cérémonie d'ordination 

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           Demandons des messes à nos prêtres pour soulager les âmes de nos défunts et encourageons les à parler de la communion réparatrice des premiers samedis du mois.

            Samedi prochain, premier samedi du mois. Pensons à trouver un moment pour nous confesser ; et si nous quittons notre domicile habituel, renseignons nous à l’avance pour être sûr de trouver une messe pour ce prochain samedi. Si cela est vraiment impossible, demandons à un prêtre l’autorisation de remplacer cette messe du premier samedi par celle du dimanche qui suit.

          ''A qui embrassera cette dévotion, je promets le salut''  a dit Notre Dame le 13 juin 1917 en annonçant la volonté de Jésus d'établir dans le monde la dévotion à son Cœur Immaculé. 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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