Facebook Pixel27/11/2015 : Prions pour les morts et blessés à l’hôpital - Hozana

27/11/2015 : Prions pour les morts et blessés à l’hôpital

27/11/2015 : Prions pour les morts et blessés à l’hôpital

1. Une action concrète

Nous vous invitons à écrire un message, un mot, une prière qui seront déposés devant le Bataclan.
Vous pouvez écrire dans les commentaires ou dans le fil de discussion. 
A la fin de cette neuvaine de prière, nous irons avec des amis parisiens nous recueillir avec une bougie. 
Nous déposerons à cette occasion vos messages devant le Bataclan.

2. Une prière

Seigneur en ce jour nous te confions les personnes décédées suite aux attentats du vendredi 13 novembre à l'hopital. Daigne les accueillir dans ta gloire et leur montrer ta miséricorde. Nous te prions aussi pour leur famille qui sont dans la souffrance. Donne leur la consolation dont ils ont besoin.Nous te confions aussi les blessés pour qu'ils soient guéris et aussi pour la conversion de ceux qui sont dans la haine et l'obscurantisme.
Fais de nous des instruments de paix.
Amen

3. Une petite musique

Impromptu no 3 en si bémol majeur « Rosamunde » | Vladimir Horowitz

4. Un petit texte 

J'ai demandé à une jeune priante d'Hozana, de vous faire part de son témoignage sur l'importance de la prière dans les moments de deuils et la force que ça apporte. Merci Jeanne ! 

Le Seigneur est un ami qui comprend

Je voudrais vous adresser à tous ce petit texte, bien que j’écrive principalement pour les familles des victimes de ces attentats.
Il y a maintenant un peu plus de 4 ans, mon papa est décédé dans un accident d'hélicoptère en Afghanistan, alors qu'il était en mission militaire. Lorsque Maman nous l'a annoncé, à mes frères et sœur et moi, ça a été un effondrement total.

Le tout premier sentiment que j'ai eu a été de me demander "pourquoi moi ?" et de penser que c'était profondément injuste ! Et cela a peut-être été également le cas, pour vous, famille de ces innocentes victimes. On est bien sûr soutenu par la famille, les amis, les camarades de classe... mais rien ne peut remplacer cette personne qu'on a perdu et qu'on voudrait pourtant voir maintenant. J’ai essayé de trouver des objets précieux à mes yeux qui pouvait me rapprocher de mon père, me sentir près de lui : une girafe en peluche rapportée de Côte d’Ivoire, tous ses cartes postales, son parfum… Cela fait du bien, atténue la douleur, mais ne l’efface pas, c’est évident. On peut se demander ce qui pourrait soulager mais c’est difficile à trouver.
Je suis la plus grande de tous mes cousins ; lorsque Thibault, 4 ans, est venu dans ma chambre me demander « pourquoi Oncle Tiou est mort », sur le moment je n’ai pas su répondre. Et c’est en essayant tant bien que mal de lui expliquer avec des mots simples et un peu (mais pas trop) imagés que je me suis rendu compte que j’avais perdu de vue l’essentiel : le Seigneur. 

J’ai reçu un témoignage, il y a seulement quelque jours de quelqu’un qui me disait qu’il lui était arrivé des choses tellement tristes qu’il avait arrêté de croire en Dieu parce qu’il trouvait inconcevable qu’un être d’amour puisse avoir fait de telles choses. Moi, je pense quelque chose de complètement différent et opposé.

Chacun de nous sait qu’un jour, le Seigneur nous rappelle à lui, mais personne ne sait quand. Quand on perd un être cher, prématurément ou non, on a l’impression d’être complètement anéanti et de ne pas savoir quoi faire. Moi, j’ai utilisé la prière. C’est Thibault qui me l’a fait comprendre avec des mots très simples : « On peut prier pour Oncle Tiou ce soir ? ». 
La prière que j’ai faîte ce soir-là avec Thibault m’a apaisée, calmée : en quelques mots, cela m’a fait du bien. Je savais maintenant que le Seigneur avait accueilli Papa au Paradis. J’ai eu ensuite, à plusieurs reprises dans les années suivantes, une souffrance qui ressortait de l’intérieur et la prière a toujours été mon alliée. Même juste le fait d’être devant le Saint Sacrement apaise : la présence du Seigneur réchauffe si on accepte cette présence réconfortante et bienveillante. 

Aujourd’hui, je suis toujours, inévitablement, triste au fond de moi. Mon père me manque mais je crois que dans mon cas ou le vôtre, c’est pareil et normal, bien que ce ne soit peut-être pas le mot le plus juste. Cependant, je continue ma vie, mon petit chemin, en essayant de vivre avec cette douleur bien que je sais qu’elle ne peut partir ; je ris, je pleurs, je m’amuse, je vis de chaque moment présents avec une joie de vivre naturelle chez moi, mais quand j’ai besoin d’un réconfort, je pris. Je prie pour moi, pour ma famille, pour mon père, mes ami(e)s, les personnes que je rencontre ou celles qui ont besoin qu’on prie pour elles…. La maman de ma meilleure amie me l’a dit : « Le Seigneur est toujours là pour nous. Si tu as besoin, tu peux toujours le prier pour quelqu’un et même pour toi ». Je pense que la prière peut faire beaucoup dans la vie de chacun. C’est comme parler à un ami qui comprend tout et qui nous écoute toujours, quoiqu’on lui dise. 

Pour moi, la prière a été un réconfort dans ces moments-là. Peut-être que vous aussi vous en auriez besoin… Ce n’est pas dur, je vous l’ai dit : le Seigneur est un ami qui comprend. Dites un Notre Père, ce que vous avez à dire comme ça vient…
J’espère que mon « petit » témoignage pourra vous aider…

En union de prières avec vous tous,
Jeanne, 15 ans 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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