Jour 8 - Cœur vivant dont la plaie nous guérit

Jour 8 - Cœur vivant dont la plaie nous guérit
Porte ton doigt ici : voici mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. - (Jn 20, 27)

CEC 645 : « Jésus ressuscité établit avec ses disciples des rapports directs, à travers le toucher et le partage du repas. Il les invite par là à reconnaître qu'il n'est pas un esprit mais surtout à constater que le corps ressuscité avec lequel il se présente à eux est le même qui a été martyrisé et crucifié puisqu'il porte encore les traces de sa Passion. Ce corps authentique et réel possède pourtant en même temps les propriétés nouvelles d'un corps glorieux ».

Contemplation

Jésus regarde Thomas qui avance sa main en tremblant. Cette blessure au côté, et la lance qui est venue transpercer son Coeur, elles étaient nécessaires : « Cette eau, qui provient du Sanctuaire, elle assainit partout où elle pénètre, et la vie se développe partout sur son passage » (Ez 47, 9). L'Église naît de l'Esprit, de l'eau et du sang… Le flux de l'amour divin se répand dans le monde, jaillissant du Cœur ressuscité qui a rejoint le Père. « Vous puiserez avec joie de l'eau aux sources du Salut » (Is 12, 3). Les âmes sont lavées et régénérées, nos sens spirituels sont conquis par tant de profusion : voir et toucher la blessure sacrée…
Comme l'apôtre Jean, penché sur la poitrine du Seigneur au soir d'amour, c'est maintenant Thomas qui fait l'expérience bouleversante du Cœur de Jésus et s'écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Le Sacré-Cœur cherche aujourd'hui des cœurs blessés, qui pourront se laisser pénétrer par la miséricorde précisément grâce à leurs blessures.

Prière

Sacré-Coeur de Jésus, viens guérir nos cœurs par ta miséricorde !
Saint Thomas, inspire nous la foi en la Résurrection !

« Que vous nous aimez, ô Cœur de Jésus ! Il ne vous a pas suffi de contenir tous les hommes, tous ces hommes si ingrats, pendant toute votre vie, vous avez voulu encore leur être ouvert et être blessé pour eux après votre mort ; vous avez voulu porter éternellement cette blessure comme signe de votre amour, comme signe que votre Cœur est toujours ouvert à tous les vivants, et toujours prêt à les recevoir, à leur pardonner, à les aimer. Par cette ouverture béante, vous appelez éternellement tous les hommes à croire à votre amour, à avoir confiance en lui, à venir à vous, si souillés qu'ils soient. À tous, tous, même aux plus indignes, votre Cœur est ouvert ; pour tous, tous, il a été percé ! Vous aimez tous les vivants, vous les appelez tous à vous, vous leur offrez à tous le salut jusqu'à la dernière heure, leur dernier instant. Voilà ce que vous nous dites, vous nous criez éternellement par cette bouche béante de votre Cœur, ô tendre Jésus !
Charles de Foucauld

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

4 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader

Neuvaine au Sacré-Cœur