Jour 6 - Cœur broyé à Gethsémani

Jour 6 - Cœur broyé à Gethsémani
C'est lui qui, aux jours de sa chair, ayant présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations
et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé en raison de sa piété, tout Fils qu'il était, apprit, de ce qu'il souffrit, l'obéissance ; après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel, puisqu'il est salué par Dieu du titre de grand prêtre selon l'ordre de Melchisédech. - (Heb 5, 7-10)

CEC 612 : « Jésus prie : “Mon Père, s'il est possible que cette coupe passe loin de moi...”. Il exprime ainsi l'horreur que représente la mort pour sa nature humaine. En effet celle-ci, comme la nôtre, est destinée à la vie éternelle ; en plus, à la différence de la nôtre, elle est parfaitement exempte du péché qui cause la mort ; mais surtout elle est assumée par la personne divine du “Prince de la Vie”, du “Vivant” ».

Contemplation

Sous les oliviers, la roche, rugueuse et nue, est dure, cette nuit-là. La roche est dure et meurtrit les genoux de Jésus
en prière, elle rejette férocement son corps prostré. La roche est dure et laisse se perdre inutilement la sueur de sang du Condamné à mort. Le Cœur du Christ, venu irriguer nos déserts, se brise devant le péché du monde, cette roche d'iniquité impénétrable et plus lourde que la terre. Mais le Ciel ne semble pas moins dur : le Cœur du Fils est tout autant brisé par la volonté d'amour du Père qui lui demande le don total de sa vie. La scène de ce drame porte un nom révélateur : jardin de Gethsémani, littéralement pressoir à huile, ce lieu où le Sacré-Cœur de Jésus est broyé, pris entre les deux étaux du très bas et du Très-Haut. Y jaillit l'huile incomparable : l'offrande du Fils de Dieu, par amour, jusqu'au bout.

Prière

Sacré-Cœur de Jésus, accorde-nous de veiller avec toi !
Cœur de Marie, Vierge des douleurs, enseigne-nous comment accompagner ton Fils !

C'est ici où j'ai plus souffert intérieurement qu'en tout le reste de ma Passion, me voyant dans un délaissement général du ciel et de la terre, chargé de tous les péchés des hommes. J'ai paru devant la sainteté de Dieu, qui, sans avoir égard à mon innocence, m'a froissé en sa fureur, me faisant boire le calice qui contenait tout le fiel et l'amertume de sa juste indignation, et comme s'il eût oublié le nom de Père pour me sacrifier à sa juste colère. Il n'y a point de créature qui puisse comprendre la grandeur des tourments que je souffris alors.
Jésus à sainte Marguerite-Marie

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

5 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader