Clarisses d'Arras

Clarisses d'Arras a publié dans la communauté Appelés au Bonheur

5 mai 2018

La question du bien et du mal

 Il ne s’agit plus là simplement d’un projet de vie qui doit être réalisé à l’avenir. Il se réalise maintenant dans la phase de la jeunesse, si par le travail, l’instruction, et en particulier l’auto-éducation, nous créons la vie elle-même, en établissant le fondement du développement ultérieur de notre personnalité. En ce sens, on peut dire que la jeunesse est « le sculpteur qui sculpte toute la vie », et la forme qu’il imprime à l’humanité concrète de chacun et de chacune de vous s’affermira tout au long de sa vie.

St Jean-Paul II, Lettre aux jeunes du monde entier

Pour nourrir ta prière, la Parole de Dieu:

Deutéronome  4, 5-9 ; 5, 1-22 ; 6, 4-9. Psaume 118 (9-16).

Matthieu  5-7 ; Mt 22, 36-40 ; Marc 12, 28-31 ; Luc 10, 25-28 ; 2 Corinthiens 3, 3.

Quelques textes de St Jean-Paul II :

 « Il est clair qu’il faut exiger de la personne en tant qu’individu raisonnable que ses buts soient vraiment bons, car tendre vers le mal est contraire à la nature raisonnable de la personne. Tel est le sens de l’éducation et, de manière générale, de l’éducation réciproque des hommes. Il s’agit ici précisément de chercher des fins vraies, c’est-à-dire de vrais biens qui seront les buts de l’action, ainsi que de trouver les voies qui y mènent…. Lorsque Dieu a l’intention de diriger l’homme vers certaines fins, Il les lui fait d’abord connaître pour qu’il puisse les faire siennes et tendre vers elles librement. C’est là-dessus que repose, entre autres, la plus profonde logique de la Révélation : Dieu permet à l’homme de connaître la fin surnaturelle, mais Il laisse à sa volonté la décision de tendre vers elle, de la choisir. C’est pourquoi Dieu ne sauve pas l’homme sans sa libre participation. »  « L’action de la famille ou celle de l’école resteront incomplètes (et pourraient même être rendues tout à fait vaines), si chacun et chacune de vous, les jeunes, n’entreprend pas par lui-même la tâche de sa propre éducation. L’éducation familiale et  scolaire pourra vous fournir seulement certains éléments pour la tâche de votre auto-éducation. »

« Je souhaite que la jeunesse vous apporte une base solide de principes sains, que votre conscience parvienne, dès ces années de la jeunesse, à cette transparence et cette maturité qui dans la vie permettront à chacun de vous de rester toujours « une personne de conscience », « une personne fidèle aux principes », « une personne qui inspire confiance », c’est-à-dire qui est crédible. La personnalité morale ainsi formée constitue également la contribution la plus importante que vous puissiez donner à la vie communautaire, à la famille, à la société, à l’activité professionnelle et aussi à l’activité culturelle ou politique, et, enfin, à la communauté de l’Eglise elle-même à laquelle vous êtes ou vous serez un jour attachés. »

Pistes pour approfondir : Je relis mon expérience, j’écoute ma conscience…

  • Quel est le GPS qui guide ma vie quotidienne ? Quelles sont les valeurs auxquelles je me réfère ? Dans quel sens, autour de quels principes, est-ce que je veux organiser ma vie, orienter mes actes concrets ? Est-ce que je m’accorde suffisamment de temps de silence et de solitude, pour y réfléchir, pour écouter la voix de ma conscience ?
  • Ou bien est-ce que j’anesthésie doucement celle-ci, en me laissant seulement conditionner par la « pensée unique », par ce qui est « à la mode » ou « dans l’air du temps », ce que « tout le monde » dit, pense, considère comme vrai ? Est-ce que, parce que « c’est sur internet », je considère que « c’est vrai », sans me poser davantage de questions ? Est-ce que je me contente de dire ou de penser que « puisque la loi le permet, puisque la société le promeut ou le facilite, puisque tout le monde le pense ou fait comme ça, il n’y a pas de mal, c’est bon » ?
  • Suis-je un chercheur de vérité ? Quel est mon appétit de la vérité et du bien ? « La Vérité vous rendra libre », dit Jésus. Ai-je conscience que je ne suis vraiment libre que dans un rapport à la vérité ? Vérité sur l’homme, vérité sur l’amour, vérité sur le bien…. Est-ce que je veille à former ma conscience et comment ? Ai-je à cœur d’avoir une conscience droite, qui ne se laisse pas déformer par le relativisme ou l’utilitarisme ? Suis-je attentif aux conséquences de mes actes, de mes choix : sur moi-même, sur mon entourage, sur la vie du monde ? Est-ce que je me laisse seulement entraîner, attirer, séduire, émouvoir ? Ou est-ce que je me détermine dans un rapport courageux à la vérité, engageant ma responsabilité ?
  • Quel est le bien dont je suis capable, auquel personne ne me contraint, et que je choisis d’accomplir, aujourd’hui, demain, au cours de cette semaine ?

Pour approfondir: s'inscrire à l'une des sessions de l'été "Bâtir sur le Roc"

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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

1 commentaire

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6