Le chemin de croix de Marie

Le chemin de croix de Marie

En cette période de Carême, je vous propose une "neuvaine" qui ce fait uniquement le week-end, je vous propose de le faire tous les week end, avec une petite alarme pour ne pas oublier, personnellement je la fait tous les week end depuis plusieurs année, bon Carême.

Le chemin de croix de Marie

1ère Station - vendredi vers 17h

La Ste Vierge au sépulcre de Jésus, Marie a suivi le corps de son divin fils jusqu'au sépulcre ; Ce corps sacré est embaumé et enseveli, mais au moins ses yeux le contemplent encore. Bientôt on lui ravit cette dernière et douloureuse consolation : Jésus est déposé dans le sépulcre, et une large pierre en referme l'entrée.

O Reine des martyrs ! Votre âme est calme et résignée ; Mais quels déchirements n'éprouve pas votre Coeur maternel !  Vous reprenez tristement la route du Calvaire avec saint Jean, devenu notre Fils. Permettez-moi de vous suivre avec lui, et veuillez me regarder aussi comme votre enfant. Avec ce disciple fidèle de l'Amour et de la Croix, je veux partager toutes vos peines, et avoir toujours pour vous une tendresse et une soumission vraiment filiales.

Ave, et Stabat Mater*(en bas en Latin ou en Français)

2ème Station - vendredi vers 19h

Marie, retournant à Jérusalem, se retrouve au pied de la Croix. C'est à la trace du sang de Jésus que Marie reconnaît le chemin qu'elle doit suivre. Elle arrive bientôt au pied de la Croix de Jésus et, la première, elle vénère ce signe de salut, prosternée sur la terre encore tout imprégnée du sang de son divin Fils.

O ma Très-Sainte Mère, laissez-moi pénétrer dans votre Coeur en ce moment. Votre douloureux martyre se renouvelle, et toutes les circonstances du supplice de votre Fils bien-aimé se retracent à votre esprit. Jésus n'est plus présent sur le Calvaire, néanmoins vous le voyez encore cloué, meurtri, déchiré, ensanglanté. Il vous semble entendre ses dernières paroles, ses soupirs, ses gémissements, et les blasphèmes qu'on vomissait contre lui. O Mère désolée, obtenez-moi de recueillir les fruits précieux de la Passion de Jésus Christ et de la vôtre.

Ave, et Stabat Mater*(en bas)

3ème Station - vendredi vers 20h

Marie revoit l'endroit où Jésus a  été cloué à la Croix. Marie aperçoit l'endroit où son Fils bien-aimé a été attaché à la Croix. Elle voit le sang sorti de ses pieds et de ses mains ; Elle voit les clous, les marteaux ; Elle se représente les membres de Jésus étendus et disloqués...

O Très-Sainte Mère, votre divin Fils n'a été immolé que parce qu'il l'a voulu, et vous aussi, si vous endurez un si cruel martyre, c'est parce que vous l'avez voulu. Oui, par amour pour nous, vous avez consenti à sa mort. Mère incomparable, quelle soif n'avez-vous donc pas d ema sanctification ? Contentez vos désirs, prenez mon âme, lavez-la dans ce sang adorable, que vous contemplez avec tant de douleur ; Rendez-la toute pure et toute belle, digne de Jésus et de vous.

Ave, et Stabat Mater*(en bas)

4ème Station - samedi vers 7h

Marie rentre dans la ville de Jérusalem. Qui nous dira ce qu'éprouva Marie lorsqu'elle rentre dans Jérusalem ? C'est à  cette malheureuse cité que  son Fils a apporté la bonne nouvelle du salut ; C'est pour elle qu'il a fait tant de miracles, et c'est elle qui l'a mis à mort ! Mais non, tant de sang répandu ne servira pas à Jérusalem. Elle n'en deviendra que plus endurcie et, déjà, Marie entrevoit le our où s'accomplira la triste prophétie de Jésus sur son ingrate patrie. Que cette vue lui est douloureuse....

Divine Marie, c'est ainsi que vous vous affligez chaque fois qu'un pécheur endurci ferme volontairement son coeur à la divine miséricorde. O tendre Mère, priez pour ces infortunés qui sont assez insensés pour vouloir ainsi leur propre malheure ; Eclairez leur esprit et montrez-leur l'abîme qu'ils creusent sous leurs pieds ; Touchez-leurs coeurs et qu'ils se convertissent au Dieu qu'ils ont abandonné.

Ave, et Stabat Mater*(en bas)

5ème Station - samedi vers 8h

Marie passe devant le prétoire de Pilate. A chaque pas, le coeur sensible de Marie éprouve de nouvelles secousses. La voilà maintenant devant le prétoire de Pilate : c'est là que son Fils à été flagellé, qu'il a été couronné d'épines... C'est là qu'il a été rejeté avec imprécation, qu'il a été condamné, et chargé de sa Croix. Marie repasse tout dans son coeur ; Sa mémoire fidèle l'afflige par le souvenir des moindres circonstances.

O divine Marie, dans votre coeur sont gravés tous les traits de la Passion de Jésus ; Gravez-les aussi dans le mien afin que, les contemplant sans cesse, mon amour pour Jésus et pour vous prenne chaque jour de nouveaux accroissements.

Ave, et Stabat Mater*(en bas)

6ème Station - samedi vers 17h

Marie toujours occupée de la Passion de Jésus. Pendant que Jésus est dans le tombeau, Marie n'a d'autre aliment ni d'autre repos que le douloureux souvenir de sa Passion. Son coeur en est transpercé, déchirée, mille fois immolé. Son amour lui fait boire à longs traits les amertumes de la Croix ; Sa voix, entrecoupée de sanglots, appelle sans cesse son Jésus. Mille fois plus désolée que David pleurant Absalon, elle s'écrie le jour et la nuit : "Jésus mon Fils, mon Fils Jésus..." Il est mort ce Jésus qui à tant aimé les hommes ; Il est mort par les mains de ceux qu'il avait comblés de bienfaits ; Il est mort dans un excès de douleur, sans consolation.... Il est mort !

O Mère désolée, c'est pour moi, c'est pour mon salut que vous avez souffert un si cruel martyre ! Je vous en supplie, apprenez-moi à porter sans cesse dans mon coeur la Passion de Jésus et vos douleurs.

Ave, et Stabat Mater*(en bas)

7ème Station - samedi vers 19h

Marie affligée des péchés des hommes. Jésus sur la Croix fut la Victime sans tache, et en même temps le Pontife, le Médiateur par excellence entre Dieu et les hommes ; Et Marie, debout auprès de la Croix, ne fut-elle pas associée à son divin Fils dans toutes ces fonctions ? Aussi, quelle fut sa douleur, quand elle songea que ses enfants adoptifs fouleraient aux pieds le sang qui les avait rachetés, et se précipiteraient en foule dans les abîmes éternels ! N'aurons-nous point de larme à mêler à celles de cette Mère de douleurs ?

O Marie, ô ma Mère, je veux vous consoler par mon repentir; Que ne puis-je aussi, par l'ardeur de mon amour, réparer les outrages que vous font les pécheurs !

Ave, et Stabat Mater*(en bas)

8ème Station - dimanche matin

Marie connaît la Résurrection de Jésus. Dès l'aube du jour, Jésus sort triomphant du tombeau, et Marie partage sa joie et sa gloire, comme elle a partagé ses douleurs.

O Mère bienheureuse, réjouissez-vous, Jésus a vaincu la mort, il est ressuscité, il ne mourra plus... Apprenez-moi, Vierge sainte, à porter en moi l'image de sa bienheureuse Résurrection, par une vie désormais toute sainte, toute céleste, toute cachée en Dieu, avec Jésus et avec vous, ma sainte Mère. Ainsi soit-il

******

STABAT MATER

Stabat Mater

Latin

Stabat Mater dolorosa
Juxta crucem lacrimosa
dum pendebat Filius.

Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransivit gladius.

O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta
Mater Unigeniti.

Quæ mœrebat et dolebat,
Pia Mater cum videbat
Nati pœnas incliti.

Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si videret
in tanto supplicio?

Quis non posset contristari,
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?

Pro peccatis suæ gentis
vidit Iesum in tormentis
et flagellis subditum.

Vidit suum dulcem natum
morientem desolatum,
dum emisit spiritum.

Eia Mater, fons amoris,
me sentire vim doloris
fac, ut tecum lugeam.

Fac ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum,
ut sibi complaceam.

Sancta Mater, istud agas,
Crucifixi fige plagas
cordi meo valide.

Tui nati vulnerati,
tam dignati pro me pati,
pœnas mecum divide.

Fac me tecum pie flere,
Crucifixo condolere,
donec ego vixero.

Iuxta crucem tecum stare,
et me tibi sociare
in planctu desidero.

Virgo virginum præclara,
mihi iam non sis amara:
fac me tecum plangere.

Fac ut portem Christi mortem,
passionis fac consortem,
et plagas recolere.

Fac me plagis vulnerari,
fac me cruce inebriari,
et cruore Filii.

Flammis ne urar succensus
per te Virgo, sim defensus
in die judicii

Christe, cum sit hinc exire,
da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.

Quando corpus morietur,
fac ut animæ donetur
Paradisi gloria.

Amen ! In sempiterna sæcula. Amen.

Français

Elle était debout, la Mère, malgré sa douleur,
En larmes, près de la croix ,
Où son Fils était suspendu.

Son âme gémissante,
Contristée et dolente,
Un glaive la transperça.

Qu'elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !

Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?

Qui pourrait dans l'indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourant seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.

Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu
Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
Que je Lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.

Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de Ses tourments.

Donne-moi de pleurer en toute vérité,
Comme toi près du Crucifié,
Tant que je vivrai !

Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je pleure avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.

Fais que Ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l'ivresse
Du Sang versé par ton Fils.

Je crains les flammes éternelles;
Ô Vierge, assure ma tutelle
À l'heure de la justice.

Ô Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.

À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis.

Amen ! Pour les siècles des siècles. Amen.

 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

1 commentaire

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader

Neuvaines