Facebook PixelPasser derrière Jésus, Il sait ,Lui, de quoi j'ai besoin d'être sauvé - Hozana
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Donatienne dans EFFATA ! Ouvre-toi semaine sainte 2018

Publication #3Initialement publiée le 28 mars 2018

Passer derrière Jésus, Il sait ,Lui, de quoi j'ai besoin d'être sauvé

Passer derrière Jésus,  Il sait ,Lui, de quoi j'ai besoin d'être sauvé

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14-25)

En ce temps-là,
          l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,
se rendit chez les grands prêtres
          et leur dit :
« Que voulez-vous me donner,
si je vous le livre ? »
Ils lui remirent trente pièces d’argent.
          Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable
pour le livrer.

          Le premier jour de la fête des pains sans levain,
les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
« Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs
pour manger la Pâque ? »
          Il leur dit :
« Allez à la ville, chez untel,
et dites-lui :
“Le Maître te fait dire :
Mon temps est proche ;
c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque
avec mes disciples.” »
          Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
et ils préparèrent la Pâque.

          Le soir venu,
Jésus se trouvait à table avec les Douze.
          Pendant le repas, il déclara :
« Amen, je vous le dis :
l’un de vous va me livrer. »
          Profondément attristés,
ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »
          Prenant la parole, il dit :
« Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,
celui-là va me livrer.
                   Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux celui
par qui le Fils de l’homme est livré !
Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né,
cet homme-là ! »
          Judas, celui qui le livrait,
prit la parole :
« Rabbi, serait-ce moi ? »
Jésus lui répond :
« C’est toi-même qui l’as dit ! »

méditation

Le drame est noué , Judas passe à l'action : Lundi à Béthanie il s'était insurgé contre le geste de Marie-Madeleine au motif que répandre un parfum de grand prix sur les pieds de Jésus était du gaspillage ; hier pendant le repas intime avec Jésus, il laisse son désir à lui prendre le pas sur sa foi et son amour pour Jésus et "Satan entre lui". Probablement aimait-il Jésus comme les autres apôtres, puisqu'il l'avait suivi sur les chemins de Galilée jusqu'à Jérusalem, mais déjà à Béthanie on sent que sa foi est peut être vacillante et remplacée par des certitudes bien humaines, bien tangible : on ne gaspille pas l'argent ! Il se peut qu'il ait été tellement ancré dans ses certitudes à lui, qu'il n'ait pas pu suivre Jésus jusqu'au bout : il fallait délivrer Israël de l'occupant romain . A partir du moment où ce maître est décidément trop fou, trop décalé , jusqu'à se laisser embrasser par une femme de mauvaise vie en plein banquet en son honneur, il revient inoxerablement aux certitudes sonnantes et trébuchantes .

La foi demande qu'on suive - et souvent dans la nuit- et peut-être Judas aurait-il préféré passer devant Jésus, car il savait lui ce qu'il fallait faire ! Peu à peu,  ses propres attentes ont dû prendre la place de sa foi. Judas aimait passionnément Jésus, mais pour lui-même.

Trente pièces d’argent auront eu raison de sa foi manquée. Pourtant Judas, par le choix radical, désespéré sans doute, qu’il fait de livrer Jésus, offre mystérieusement son concours au dessein de Dieu. À sa manière, il accomplit ce que Jésus lui-même annonce solennellement aux disciples : «Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit». Il livre celui que livre le Père. Il livre celui qui se livre lui-même pour que tous soient sauvés. La folle liberté de Judas, l’«ami» de la dernière heure, rejoint la souveraine liberté du Christ qui choisit, par amour pour son Père et pour ses frères, de «donner sa vie» parce qu’«il n’y a pas de plus grand amour» (Jean 15,13).

Acte concret

Lundi j'ai versé le parfum de ma foi  et de mon amour sur le crucifix et "toute la maison a été remplie de la bonne odeur" . Hier j'ai essayé, au pied de la croix, d'apprendre à aimer à l'école de Marie qui reçoit le corps torturé et mort de Son Fils.

Aujourd'hui, je prie le Notre Père en m'arrêtant longuement sur cette demande " Et ne nous laisse pas entrer en tentation".

Comment je penche mon visage vers le coeur de Celui que mon coeur aime pour rester "branché" et ne pas risquer d'entrer en tentation et de Le livrer pour ma satisfaction immédiate. Le saint corps de mon Sauveur, le Fils de Dieu fait homme va bientôt être livré aux humiliations et à l'atroce souffrance de la Croix : je L'aime, vais-je enfin croire qu'Il me sauve tout entier, corps, âme, coeur et esprit ? Qu'"Il réclame ma vie à la tombe" signifie qu'Il a le pouvoir de rendre la vie à tel pan de ma vie qui est dans les ténèbres, à mon corps mortel et souffrant. Lui, le Fils de Dieu a accepté d'être injurié, battu, humilié, cloué au bois de la croix : vais-je enfin accepter de passer humblement derrrière Lui et me recevoir totalement de Lui ?

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Publications précédentes

A l'écoute de Son coeur

Publication #2Initialement publiée le 27 mars 2018

... "et toute la maison fut remplie de la bonne odeur..."

Publication #1Initialement publiée le 26 mars 2018

23 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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