Facebook Pixel... "et toute la maison fut remplie de la bonne odeur..." - Hozana
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Donatienne dans EFFATA ! Ouvre-toi semaine sainte 2018

Publication #1Initialement publiée le 26 mars 2018

... "et toute la maison fut remplie de la bonne odeur..."

... "et toute la maison fut remplie de la bonne odeur..."

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (12,1-11)

Six jours avant la Pâque,
Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare,
qu’il avait réveillé d’entre les morts.
          On donna un repas en l’honneur de Jésus.
Marthe faisait le service,
Lazare était parmi les convives avec Jésus.

          Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur
et de très grande valeur ;
elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus,
qu’elle essuya avec ses cheveux ;
la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
          Judas Iscariote, l’un de ses disciples,
celui qui allait le livrer,
dit alors :
                   « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum
pour trois cents pièces d’argent,
que l’on aurait données à des pauvres ? »
          Il parla ainsi, non par souci des pauvres,
mais parce que c’était un voleur :
comme il tenait la bourse commune,
il prenait ce que l’on y mettait.
          Jésus lui dit :
« Laisse-la observer cet usage
en vue du jour de mon ensevelissement !
                   Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,
mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

          Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là,
et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus,
mais aussi pour voir ce Lazare
qu’il avait réveillé d’entre les morts.
          Les grands prêtres décidèrent alors
de tuer aussi Lazare,
          parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui,
s’en allaient, et croyaient en Jésus.

Méditation

Qui est déjà tombé amoureux comprendra Marie-Madeleine, celle qui, dans les proches de Jésus, est lancée dans une quête éperdue de "Celui que son coeur aime" (Cantique des cantiques).  Contemplons la qualité de l'amour de Marie-Madeleine pour Jésus :  son  geste est étonnant, choquant même, comme Judas le trésorier ne manque pas de le faire remarquer, mais son geste est prophétique en réalité. Le parfum précieux qu’elle répand est mystérieusement qualifié de «pistikos», un adjectif formé à partir du mot grec «pistis» qui signifie la foi. L’expression est intraduisible littéralement et n’a pas d’équivalent ailleurs dans l’évangile (sinon dans un parallèle en Marc 14,3).

Comprenons simplement que Marie a oint Jésus du parfum de sa foi. 

Le psalmiste criait déjà vers Dieu ainsi avec tout son coeur, toute sa chair désirante "mon coeur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant!" (Ps 84 (83) ). Jésus ne reprend pas Marie-Madeleine, il n'est pas choqué d'ailleurs , car il sait que son amour pour Lui a une source plus haute ; Il se laisse baigner les pieds, car il est non seulement le sujet de cette onction, mais la cause: c'est Lui, Jésus qui a désiré Marie le premier.

Mais son désir à elle est mal orienté. Encore maladroit, courbé par le péché qui voudrait posséder, garder pour lui. (elle est courbée à Ses pieds) . Et lui, qu’elle appelle «Rabbouni», vient la purifier. Travail de transfiguration qu’il opère pour elle et pour chacune de ses créatures, par son Esprit, par sa grâce, pour nous rendre capables de participer à la vie divine. Passage de «l’homme psychique» à «l’homme spirituel» (1 Corinthiens 2,14). «Je t’ai appelé par ton nom» (Isaïe 45,4) : «Marie !» Notre nom à chacun a été prononcé au jour de notre baptême et nous avons été marqués du «sceau du Seigneur» (Saint Augustin). «Pose-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras», soupirait l’amante du Cantique (8,6). Mais qu’avons-nous fait de cette empreinte ?

Demandons-Lui de raviver en nous ce désir de Dieu : il se donne à nous dans la simplicité, au détour des pages de notre Bible, dans les sacrements, dans le visage de nos frères, dans les temples de sa présence que nous sommes. Qu’il nous donne des yeux pour le reconnaître, au-delà de l’absence apparente et nous donne pendant cette semaine sainte de brûler pour Lui

Acte concret

Petite liturgie domestique :   Si j'en ai chez moi, je baigne le crucifix de ma chambre d'un peu d'essence de lavande ou de toute autre huile essentielle qui va "répandre la bonne odeur dans toute la maison" , signe que mon coeur brûle, ou veut brûler d'amour dans la Foi pour mon Sauveur, "Celui que mon coeur aime".
Je peux inventer un autre geste, une bougie odorante par exemple...qui me rappellera quelques instants, par" la bonne odeur" , comment, moi, disciple de Jésus par mon baptême, appelé par mon nom, je suis  "sa bonne odeur" dans l'Eglise, dans le monde.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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