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Saint Michel Garicoïts - Chapitre 4

« Me voici sans retard, sans réserve, sans retour, par amour ! »

 

Malgré la fougue qui porte Michel Garicoïts à courir toujours plus vite vers Dieu, les entraves à son apostolat se multiplient. Comme si le Malin craignant que sa congrégation voit le jour, s’efforçait d’empêcher son éclosion. « Que  l’enfantement d’une Congrégation est une chose laborieuse ! » s’exclame le Saint. Il fait face à de nombreuses réticences mais leur opposera toujours une patience et une bonté inépuisables. Il n’aura pas la joie de voir, de son vivant, son œuvre reconnue par Rome. Elle ne le sera que le 30 juillet 1875 grâce à l’intervention d’une carmélite de Pau, la Bienheureuse Marie de Jésus Crucifié. Pourtant la Fondation croît, embellit et se répand jusqu’en Amérique du Sud depuis que les prêtres de la Congrégation accompagnent les émigrés basques et multiplient les fondations en Argentine et en Uruguay.

 

Les années passent. En 1858, non loin de Bétharram, à Lourdes, nous retrouvons Bernadette. Une adolescente de quatorze ans qui prétend avoir vu une Belle Dame lui apparaître. Elle lui aurait dit, dans son patois : « Je suis l’Immaculée Conception ». Les apparitions se répètent. Elles font grand bruit et les autorités religieuses sont perplexes. Faut-il ajouter foi à ce que raconte Bernadette ? Cela paraît tellement invraisemblable. Que se croit-elle, cette petite Soubirous ? Ou bien elle est coupable d’imposture ou bien, à l’inverse, cette jeune fille, encore une enfant innocente, n’a pas pu toute seule inventer ces messages qu’elle transmet en toute simplicité. Monseigneur Laurence, évêque de Tarbes, prend une décision. Il connaît Michel Garicoïts, sa grande piété, sa dévotion à la

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Sanctuaire de Bétharram : la chapelle Saint-Michel

 

Vierge Marie. Sa réputation de sainteté a gagné toute la région. Il lui envoie Bernadette, pour un discernement. De leur entretien, on ne sait rien. A l’issue de leur rencontre, ils présentent tous deux un visage rayonnant. Quant à lui, son intime conviction est faite, il croit, de tout son cœur, que Bernadette Soubirous a dit vrai.

 

Malgré la défiance du clergé, il va confirmer les propos de la jeune fille, rester ferme vis-à-vis des critiques et remercier le Ciel : « Que Dieu est bon. Comme il comble de grâces nos Pyrénées! » A plusieurs reprises, Bernadette reviendra le voir pour lui demander conseil.

Il est pauvre. Mais il offre le peu qu’il a pour participer à la construction de la Basilique de Lourdes où il se rendra, plusieurs fois, en pèlerinage.

Pourtant d’aucuns s’inquiètent de la proximité de Bétharram avec Lourdes et d’une possible « concurrence » entre les deux sanctuaires. Michel Garicoïts balaie l’objection : « Peu importe, Bétharram ou Lourdes, pourvu que la Vierge soit honorée ». Il pense, au contraire, que la proximité des deux sanctuaires va permettre à Bétharram de connaître un regain de ferveur. Les faits lui donnent raison : aujourd’hui, Bétharram reçoit des pèlerins d’Asie, d’Afrique, d’Amérique grâce à Lourdes !

Michel Garicoïts, voué au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, servit son Dieu jusqu’au bout. Le 14 mai 1863, jour de l’Ascension, il mourut paisiblement à trois heures du matin, l’heure de son lever habituel pour réciter le Rosaire.

Béatifié le 15 mars 1923 par Pie XI, il fut canonisé le 6 juillet 1947 par Pie XII, en même temps que Sainte Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages.

 

Son oeuvre se perpétue. En 1963, elle comptait 542 religieux. Moins nombreux en ce début du XXIe siècle, les missionnaires essaiment par petites unités de trois ou quatre dans quinze pays dont la France, l’Italie, l’Espagne, l’Angleterre, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, le Brésil, la Côte d’Ivoire, le Centrafrique et aussi à Nazareth en Israël, à Bethléem en Palestine,  à Zarqa en Jordanie. Les dernières fondations concernent l’Inde et la Thaïlande.

 

Saint Michel Garicoïts a laissé de nombreux écrits dont l’en-tête portait ces trois lettres : FVD, Fiat Voluntas Dei. Certains semblent d’une telle actualité qu’il apparaît aujourd’hui visionnaire :

 

« Les hommes sont de glace pour Dieu. Et parmi les prêtres mêmes, il y en a si peu qui disent, à l’exemple même du Divin Maître, « Ita, Pater. Oui, Père ». Et comment est venu ce grand mal ? Le souci du moi, le moi devenant la fin des choses… Et alors, comme tout est abaissé, dégradé dans le sensualisme !... On ne voit que soi et, de là, toutes ces préoccupations terrestres où se perdent les gens du monde. Quelle perte de temps, quelle monstruosité et aussi quel scandale ! On met l’homme à la place de Dieu, nous nous matérialisons, nous nous humanisons au lieu de nous diviniser, au lieu d’être les uns pour les autres les images de Notre-Seigneur Jésus-Christ… Le règne de l’humanité, c’est l’oubli de Dieu ; la révolte contre Lui, c’est le crime de Lucifer…

 

Avec Saint Michel dont la tendresse pour la Sainte Vierge était inexprimable, « montons, nous aussi, par Marie » implorons-la de repousser ce mal, qu’il a si bien dénoncé en son temps, mais qui fleurit toujours, hélas ! en ce début du XXIe siècle.

 

 Je vous salue Marie…

Prions avec Marie en cliquant sur le bouton "je prie".

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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