Entretien de sœur Lucie avec le Père Fuentes du 26 décembre 1957 : 5 sur 6

Entretien de sœur Lucie avec le Père Fuentes du 26 décembre 1957 : 5 sur 6

« Cette enveloppe avec son contenu sera remise à Son Éminence le cardinal don Manuel, Patriarche de Lisbonne, après ma mort. Leiria, 8 décembre 1945. José, évêque de Leiria. »

Regardez, Père ! La très Sainte vierge, en ces derniers temps que nous vivons a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire.

 

     Prière et sacrifice, le saint rosaire

            - Il y a deux moyens pour sauver le monde : la prière et le sacrifice. Ensuite il y a le saint Rosaire. Regardez, Père ! La très Sainte vierge, en ces derniers temps que nous vivons a donné une efficacité NOUVELLE à la récitation du Rosaire. De telle façon qu’il n’y a AUCUN PROBLEME, si difficile soit-il, temporel ou surtout spirituel, se rapportant à la vie personnelle de chacun de nous, de nos familles, que ce soient des familles qui vivent dans le monde ou des communautés religieuses, ou bien à la vie des peuples et des nations, il n’y a aucun problème dit-je, si difficile soit-il, que nous ne puissions résoudre par la prière du saint Rosaire. Avec le saint Rosaire, nous nous sauverons, nous nous sanctifierons, nous consolerons Notre Seigneur et nous obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes.

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie

  1. - Et donc, ayons la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, notre très Sainte Mère, en la considérant comme le siège de la clémence, de la bonté et du pardon, et comme la porte sûre pour entrer au ciel.

Cette recommandation termine les publications de la lettre du père Fuentes suite à l'entretien qu'il eut avec soeur Lucie le 26 décembre 1957. 

          

            Entre le moment ou sœur Lucie reçu l’ordre (qu’elle attendait) de terminer la rédaction du secret et sa mise par écrit, nous avons vu qu’il s’était écoulé 2 mois et demi. Après plusieurs essais infructueux, il a fallu une nouvelle intervention de Notre Dame pour libérer sa plume.

            Pourquoi sœur Lucie éprouva-t-elle autant de difficultés à rédiger cette dernière partie du secret. Le fait suivant que nous a proposé Frère Michel de la sainte trinité pourrait être une piste. 

            Le jeudi soir du 12 juin 1941, jour de la Fête-Dieu, sœur Lucie faisait son heure sainte comme d’habitude entre 11 heures et minuit. C’est alors que Notre Seigneur se communiqua à elle, en se plaignant spécialement de la froideur et du relâchement du clergé d’Espagne, régulier et séculier, de la tiédeur et de la vie de péchés du peuple chrétien. Il lui dit  ‘’Fait savoir à l’archevêque de Valladolid que je désire ardemment que les évêques se réunissent en retraite pour s’arranger entre eux et déterminer, d’un commun accord, les moyens à employer pour la réforme du peuple chrétien et pour remédier au relâchement du clergé et d’une grande partie des religieux et religieuses. Le nombre de ceux qui me servent dans la pratique du sacrifice est très limité.  J'AI BESOIN  d’âmes et de prêtres qui me servent EN SE SACRIFIANT POUR MOI ET POUR LES AMES ''

            La voyante avouera plus tard avoir très longtemps hésité avant de faire connaître cet avis du ciel à ses directeurs. Le fait est à souligner, sœur Lucie éprouve une extrême répugnance à révéler ce genre de message concernant les désordres de l’église. Le Frère Michel de la sainte trinité ajoutera plus tard ‘’Si ce message à l’Espagne à quelque rapport avec les thèmes du troisième secret, que Notre Seigneur ne lui avait pas encore permis de dévoiler, on comprend aisément ses tergiversations et son long retard à le faire connaître’ . En tout cas les mois passèrent et sœur Lucie continuaient toujours à garder secrète cette plainte de Notre Seigneur au sujet de l’église d’Espagne. Et pourtant, le nouvel archevêque de Valladolid, Mgr Garcia y Garcia, qui avait une grande estime pour la voyante de Fatima, la rencontra à la fin de novembre 1942 lors d’une visite au couvent des sœurs de Dorothée. ‘’Malgré la grande opportunité de cette occasion pour lui exposer cette révélation du 12 juin 1941 la timidité m’a fermé la bouche’’ dira-t-elle ‘’et pourtant Son Excellence grandissime m’a demandé par trois fois si j’avais quelque chose à lui exposer ou à lui demander si je désirais quelque chose ..etc... Son Excellence grandissime est un saint ; mais c’est moi qui ne suis capable de rien. Jusqu’à présent je n’ai pas parlé de ce désir de Notre Seigneur, de peur qu’on m’ordonne de le révéler’. L’évêque de Gurza à qui elle s’ouvrit de cette demande du Ciel lui dit de transmettre sans tarder cette demande à son destinataire l’archevêque de Valladolid. C’est ainsi que recevant une demande précise, elle rédigea cette demande particulière le 17 janvier 1943, près de 18 mois après la demande de Notre Seigneur.

            Pour la dernière partie du secret, enfin rédigé le 9 janvier 1944, sœur Lucie patientera 6 mois avant de trouver l’occasion favorable pour remettre à Mgr da Silva le cahier dans lequel elle avait glissé l’enveloppe du Secret. (Nous constatons donc que sœur Lucie n’a pas séparé ‘’cahier’’ et ‘’enveloppe’’ dans le souci qu’elle avait de garantir la confidentialité de ce que Notre Dame lui avait confié le 13 juillet 1917)

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Le 14 mai 1957 : Mère Pascalina, ( Auteur de la biographie de Pie XII : ‘’Mon privilège fut de le servir’’) confie à Robert Serrou du journal Paris-Match que le troisième secret de Fatima  se trouve dans l’appartement du Saint-Père, ( Pie XII à l’époque) dans le coffret des « secrets du Saint-Office ».

             La prochaine publication est destinée à cerner de plus près ce que sœur Lucie avait eu tant de difficultés à mettre par écrit. Nous relèverons ce que les papes ou autres personnages qui en ont pris connaissance en ont dit à travers les remarques ou confidences qu’ils ont laissées.

           Le cardinal Luciani avait fait un pèlerinage à Fatima le 10 juillet 1977. Il ne savait pas que le lendemain il rencontrerait longuement sœur Lucie et au cours de la messe à Fatima, il avait glissé dans son sermon le petit récit suivant :

            «  Des âmes, après leur jugement particulier, arrivent à la porte du Ciel et veulent y entrer. Saint Pierre, derrière la porte, leur demande d’attendre. Il ne trouve plus la clé. Il la cherche en vain quand l’âme d’une pieuse femme, mise au courant, s’exclame  : “ Moi, j’ai la clé pour ouvrir  ! ” Elle montre son chapelet, glisse la petite croix du chapelet dans la serrure. La porte s’ouvre.  » Et le cardinal de conclure  :  » C’est votre chapelet qui vous ouvrira la porte du Ciel.  »  Quelle manière élégante avait eu le futur pape Jean-Paul I de rappeler un des points très important du message que Notre Dame avait laissé sur place, et aussi cette notion du jugement particulier qui suit notre mort . Ces âmes là avaient la grâce très rare, d'arriver directement au ciel en sortant de ce jugement si important; le chapelet y était pour quelque chose, et probablement le port du scapulaire du mont Carmel, encore plus.  

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        Après chaque dizaine, n'oublions jamais cette prière que Notre Dame a apprise aux enfants après leur avoir révéler ce secret à ne communiquer à personne, sauf à François qui ne l'avait pas entendu. Il avait vu ce que Notre Dame leur avait présenté, mais n'avait pas entendu les paroles du secret, ni la prière suivante:

         "O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer, attirez au Ciel toutes tes âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde."  

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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