Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi...

Bonjour à tous,

 

La troisième et la quatrième demandes du Notre Père portaient sur les biens utiles pour nous donner de parvenir à la vie éternelle. La cinquième, la sixième et la septième demandes du Notre Père portent sur les obstacles à éviter pour y parvenir.

 

« Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés », cinquième demande

 

Le premier obstacle à éviter pour parvenir à la vie éternelle est le péché, c’est l’objet de cette cinquième demande. Le péché nous exclut de la gloire de Dieu. Cette demande fait donc écho à la deuxième demande : « Que ton règne vienne ».

 

Pourquoi faisons-nous cette demande ?

Cette demande du Notre Père nous donne deux enseignements nécessaires en cette vie :

 

  • L’homme doit toujours se tenir dans la crainte et l’humilité. On ne peut pas vivre en ce monde sans pécher. « Il convient, en effet, indubitablement, à tous les saints eux-mêmes de réciter ces paroles de l’oraison dominicale. Tous les hommes sans exception se reconnaissent donc et s’avouent pécheurs et débiteurs. »
  • Nous devons vivre toujours dans l’espérance. Nous ne devons jamais désespérer du pardon de Dieu.

 

Ainsi donc, la considération du contenu de cette cinquième demande de l’oraison dominicale : Remettez-nous nos dettes, fait naître en nous la crainte et l’espérance ; elle nous montre que tous les pécheurs contrits, qui avouent leurs fautes, obtiennent miséricorde.

 

Quand cette demande est-elle exaucée ?

Tout péché contient deux éléments : la faute et la peine qui en est la conséquence. La faute est remise par la contrition (le regret) des péchés, accompagnée du propos de les confesser. Cela suffit pour la rémission de la faute. Le pécheur ne doit donc pas désespérer. Mais si cela suffit, à quoi sert le prêtre ?  

Par la contrition, Dieu remet la faute et change la peine éternelle en peine temporelle. Le pécheur contrit reste donc soumis à une peine temporelle. S’il mourait sans s’être confessé, il irait au purgatoire. Dans la confession, le prêtre absout de la peine temporelle due aux fautes. Cette peine temporelle peut être aussi remise par les indulgences. « Les péchés sont remis, quant à la faute, par la contrition, et, quant à la peine, par la confession et par les indulgences. »

 

Que devons-nous accomplir pour que Dieu exauce cette demande ?

Pour que le Seigneur exauce cette demande, nous devons pardonner à notre prochain les offenses qu’il nous fait. C’est la seule condition. Si quelqu’un ne veut pas pardonner à son prochain, doit-il s’abstenir de prononcer ces paroles « comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » ?

« Il faut répondre qu’il n’est pas pour autant dispensé de dire : comme nous, nous remettons à nos débiteurs. En fait, il ne ment pas, parce qu’il ne prie pas en son nom, mais au nom de l’Eglise qui, elle, ne s’y trompe pas ; c’est pourquoi d’ailleurs cette demande est exprimée au pluriel. » Saint Thomas ajoute qu’il y a deux manières de pardonner au prochain : une manière parfaite, quand l’offensé va au-devant de l’offenseur et une manière commune à tous et obligatoire pour tous, quand nous accordons le pardon à qui le sollicite.

 

Cette cinquième demande est associée au don de « conseil » et à la béatitude : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ».

 

Méditation du jour : Récitons lentement ces mots « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » en adoptant cette attitude d’humilité et d’espérance. Regrettons profondément nos fautes et tournons-nous en toute confiance vers Dieu. Nous pouvons répéter plusieurs fois ces mots dans la journée.

 

Achevons notre prière avec l’oraison de la fête de saint Thomas d’Aquin : « Dieu qui as fait de saint Thomas d'Aquin un modèle admirable par sa recherche d'une vie sainte et son amour de la science sacrée, accorde-nous de comprendre ses enseignements et de suivre ses exemples. »

 

Bonne journée en prière avec saint Thomas d’Aquin !

 

Isolde Cambournac, pour Aquinas

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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Prier le Notre Père avec saint Thomas d'Aquin