Naissance de Jésus et visite des bergers - 1er janvier 2022

Naissance de Jésus et visite des bergers - 1er janvier 2022

Sainte Marie, Mère de Dieu

Couleur liturgique : blanc

Évangile selon saint Luc 2, 16-21

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d'aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s'étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.


Prière

Reprenons la prière de saint Augustin demandant au Christ le « repos » et le silence d'un cœur contemplatif et témoin de ce qui le comble : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu'il ne repose pas en toi. » Offrons cette année au Seigneur et mettons tout notre zèle au service de ceux qui nous entourent, quelle que soit leur réponse au service et au secours que nous leur proposons.

Demande

Seigneur, prends-moi dans ta main et ouvre les yeux de mon âme et de mon cœur pour que je puisse venir à toi en mettant mes pas dans tes pas avec amour.

Réflexion

  1. Avec les bergers, nous arrivons à l'étable de Bethléem avec l'enfant couché dans la crèche. Dans son homélie du 1er janvier 2018, le pape François nous invitait à imiter la Mère de Dieu. Il nous recommandait « de laisser derrière nous les fardeaux du passé (…) Voici aujourd'hui devant nous le point de départ : la Mère de Dieu. Parce que Marie est comme Dieu nous veut, comme il veut son Église : Mère tendre, humble, pauvre de choses et riche d'amour, libre du péché, unie à Jésus. » (Pape François, Homélie du 1er janvier 2018 pour la solennité de la très sainte Mère de Dieu)
    « Les bergers (…) découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. »
    Ces hommes simples ont été avertis par un ange, suivi d'une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui chantait la gloire de Dieu tout en disant : « paix sur la terre aux hommes qu'il aime » (Lc 2, 14).
    Là, Marie et Joseph sont devant l'enfant couché dans la mangeoire. Ils sont tous les deux extraordinairement calmes alors que tout est inhabituel : loin de chez eux, en des circonstances imprévues, Joseph dépose dans la crèche le nouveau-né auquel Marie vient de donner le jour. Ils vivent cet évènement, au milieu de gens, d'animaux et en des circonstances imprévisibles. Cet enfant est là tout petit et sans défense, couché devant les animaux dont le souffle diminue le froid ambiant. C'est le Sauveur du monde ! « Il sera appelé Fils de Dieu. » (Lc 1, 35)
  2. Après avoir vu l'Enfant-Jésus, les bergers racontèrent ce qui leur avait été annoncé à son sujet. Faisant le tour des troupeaux des environs, ces hommes relataient aux autres bergers, gardiens d'autres troupeaux, ce qu'ils avaient vu, ce qu'on leur en avait dit et ce dont ils avaient été témoins. Tous les auditeurs restaient stupéfaits.
    Luc, qui n'était pas présent lui-même à l'évènement, rapporte ce qu'on lui a raconté. Mais la suite de la vie de Jésus nous permet de le croire, de le vivre et de l'annoncer nous aussi.
  3. « Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus. »
    Ce nom est celui indiqué par l'ange au moment de la conception virginale du Sauveur. Revivons les paroles du Saint-Père, lors de la célébration de la solennité de sainte Marie, Mère de Dieu : « L'Église a affirmé : Marie est Mère de Dieu. Nous devons être reconnaissants parce que dans ces paroles est contenue une splendide vérité sur Dieu et sur nous. C'est-à-dire que, depuis que le Seigneur s'est incarné en Marie, dès lors et pour toujours, il porte notre humanité attachée à lui. Il n'y a plus Dieu sans homme : la chair que Jésus a prise de sa Mère est sienne aussi maintenant et le sera pour toujours. Dire Mère de Dieu nous rappelle ceci : Dieu est proche de l'humanité comme un enfant de sa mère qui le porte en son sein (…) Dans sa Mère, le Dieu du ciel, le Dieu infini s'est fait petit, s'est fait matière, pour être non seulement avec nous, mais aussi comme nous. » (Pape François, Homélie du 1er janvier 2018)
    Le Saint-Père a repris cette idée de notre humanité dans les bras de cette Mère du Sauveur, celui qui a remis notre existence sur la route divine. Notre humanité fragile, chère et sacrée, est dans les bras de cette Mère tout aimée de Dieu. Avec elle nous pouvons avancer sur la route divine. Elle nous porte dans ses bras maternels : que craignons-nous ?

Dialogue avec le Christ

Notre vie ici-bas traduit souvent la conscience que nous avons de notre fragilité humaine mais nous avons la certitude que, sous la protection de Marie, nous n'avons rien à craindre ! Le Je vous salue Marie va nous permettre de nous réfugier dans ses bras maternels. Oui, nous ne sommes pas seuls et nos frères les hommes ont, eux aussi, besoin de se sentir aimés et encouragés en ce monde.

Résolution

Avec l'encyclique Fratelli tutti (Pape François, 3 octobre 2020), le pape nous rappelle ce que nous pouvons et devons faire pour soulager notre prochain dans tous les domaines. Il nous permet d'approfondir la grâce que nous avons de vivre ce que notre foi nous enseigne ici-bas : la fraternité.
Ce thème, très important, correspond particulièrement aux situations de confinement que nous traversons actuellement. « C'est pourquoi, servir la vie humaine c'est servir Dieu ; et toute vie, depuis celle qui est dans le sein de la mère jusqu'à celle qui est âgée, souffrante et malade, à celle qui est gênante et même répugnante, doit être accueillie, aimée et aidée. » (Homélie du 1er janvier 2018)


Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi
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Méditations : Regnum Christi
Texte de l'Évangile et informations liturgiques : © AELF – Paris – Tous droits réservés

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

2 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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