Jour 4 : Pour les familles éprouvées

Jour 4 : Pour les familles éprouvées

Jour 4 : Pour les familles éprouvées par les difficultés et pour les familles désunies.

 « Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d'une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix. (…) Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. » (Eph 4, 2-3. 32)


Si la perfection est ce qui évacue les problèmes, alors la famille parfaite n'existe pas ! Car même la Sainte Famille a dû faire face à l'adversité. Pensons à l'incompréhension et au trouble qui ont dû traverser l'âme de Joseph lorsqu'il apprit que Marie était enceinte. Pensons à la crainte de Joseph lorsqu'il fallait trouver un abri pour que Marie accouche, et que toutes les portes de Bethléem se fermaient devant lui. Pensons encore aux difficultés de Joseph  lorsqu'il fallut fuir les soldats d'Hérode qui voulaient faire périr Jésus, et trouver en Égypte une autre maison, un nouveau métier, de nouveaux amis. La vie de la Sainte Famille est bien loin du rêve d'une vie calme et sans ennuis.

Pour autant, si la surface est agitée, la paix règne au plus profond du cœur de Joseph et de Marie. Chacune des difficultés est vécue dans la foi pure, la confiance, l'abandon. Vivre tout problème dans la foi, -plutôt que de vouloir tout maîtriser -, là est la perfection véritable.  La foi n'est pas ce qui supprime l'épreuve, mais ce qui permet de la traverser. La foi, ce n'est pas non plus croire qu'il n'y aura pas d'épreuves, mais croire que Dieu est maître de l'histoire, et qu'il ne nous éprouve jamais au-delà de nos forces.

Prions pour toutes les familles actuellement éprouvées, et qui en viennent à douter d'elles-mêmes devant le spectacle de leur fragilité. Prions aussi pour les époux qui n'arrivent pas à avoir d'enfants. Qu'ils puissent reconnaître le Seigneur présent dans leur épreuve. Prions enfin pour les parents divorcés et pour les familles recomposées, afin que de nouveaux chemins de sainteté s'ouvrent dans leur cœur.


Notre Père...

Pour approfondir

« L'une des causes qui conduisent à des ruptures matrimoniales est d'avoir des attentes trop élevées sur la vie conjugale. Lorsqu'on découvre la réalité, plus limitée et plus difficile que ce que l'on avait rêvé, la solution n'est pas de penser rapidement et de manière irresponsable à la séparation, mais d'assumer le mariage comme un chemin de maturation, où chacun des conjoints est un instrument de Dieu pour faire grandir l'autre. Le changement, la croissance, le développement des bonnes potentialités que chacun porte en lui, sont possibles. Chaque mariage est une ‘‘histoire de salut'', et cela suppose qu'on part d'une fragilité qui, grâce au don de Dieu et à une réponse créative et généreuse, fait progressivement place à une réalité toujours plus solide et plus belle. Peut-être la plus grande mission d'un homme et d'une femme dans l'amour est-elle celle de se rendre l'un l'autre plus homme ou plus femme. Faire grandir, c'est aider l'autre à se mouler dans sa propre identité. Voilà pourquoi l'amour est artisanal. Lorsqu'on lit le passage de la Bible sur la création de l'homme et de la femme, on voit Dieu qui façonne d'abord l'homme (cf. Gn 2, 7), puis qui s'aperçoit qu'il manque quelque chose d'essentiel et crée la femme ; et alors il constate la surprise de l'homme : ‘‘Ah ! maintenant oui, celle-ci oui !''. Et ensuite il semble écouter ce beau dialogue où l'homme et la femme se découvrent progressivement. Car même dans les moments difficiles, l'autre surprend encore et de nouvelles portes s'ouvrent pour les retrouvailles, comme si c'était la première fois ; et à chaque nouvelle étape, ils se ‘‘façonnent'' de nouveau mutuellement. L'amour fait qu'on attend l'autre et qu'on exerce cette patience propre à l'artisan héritier de Dieu. » (Pape François, Amoris Laetitia, §221)


Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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Neuvaine pour les familles avec Saint Joseph