Facebook PixelJour 7 : L'ensevelissement du Christ - Hozana

Jour 7 : L'ensevelissement du Christ

Jour 7 : L'ensevelissement du Christ

L'Évangile

Mc 15, 42-47

Déjà le soir était venu ; or, comme c'était la veille du sabbat, le jour où il faut tout préparer, Joseph d'Arimathie intervint. C'était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il eut le courage d'aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate, s'étonnant qu'il soit déjà mort, fit appeler le centurion, pour savoir depuis combien de temps Jésus était mort. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Joseph acheta donc un linceul, il descendit Jésus de la croix, l'enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l'entrée du tombeau. Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit où on l'avait mis.

Mt 27, 57-61

Le soir venu, arriva un homme riche, originaire d'Arimathie, qui s'appelait Joseph, et qui était devenu lui aussi disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre. Prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un linceul neuf, et le déposa dans le tombeau qu'il venait de se faire tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla. Cependant Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en face du tombeau.

 

Méditation

Marie-Madeleine reste un moment au pied de la croix. Les gardes descendent le corps de Jésus et le donnent à Marie sa mère. Elle prend son fils sur ses genoux, lève la tête vers le ciel et pleure. Marie-Madeleine, à genoux, pleure aussi sur les pieds de Jésus. De son côté, Joseph d'Arimathie enlève le corps de Jésus, l'enveloppe dans un linceul et le dépose dans le tombeau. Marie-Madeleine suit de près Joseph d'Arimathie, voit où il le dépose. Elle reste un moment assise près du sépulcre abattue, fatiguée, anéantie… Son regard est vide. Les larmes de la tristesse coulent sur son visage. Son maître est maintenant allongé dans le tombeau, sans vie. Elle retrace dans son esprit tous ces derniers moments de l'arrestation de Jésus jusqu'à sa mort sur la croix.


Mille questions surgissent en son esprit. Pourquoi a-t-il crié à son Père : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font »? Pourquoi a-t-il dit à un des deux larrons « aujourd'hui, tu seras dans le Royaume éternel avec moi »? Pourquoi a-t-il exprimé : « Elie, pourquoi m'as-tu abandonné »? Pourquoi quand il gémit « j'ai soif », lui donne-t-on du vinaigre? Pourquoi s'est-il adressé à sa mère en regardant Jean : « femme, voici ton fils »? Pourquoi s'est-il adressé à Jean en regardant sa mère : « Jean, voici ta mère »? Pourquoi a-t-il proclamé dans un dernier effort : « tout est achevé, entre tes mains je remets mon esprit »? Pourquoi les soldats ne lui ont-ils pas brisé les jambes comme aux deux larrons? Pourquoi les soldats lui ont-ils percé le coeur avec une lance une fois qu'il était mort? Pourquoi de l'eau et du sang ont jailli de la plaie? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?


Toutes ces questions n'avaient en Marie-Madeleine aucune réponse. Après tant d'agitation dans son esprit, Marie-Madeleine revient à la réalité. Levant les yeux, elle aperçoit le tombeau où le corps du maître repose. Il est bien mort. Il est inévitable que Marie-Madeleine se pose toutes ces questions. Elles ne résoudront pas le fait que Jésus est mort. Elle accepte que la seule vérité qu'elle détient est sa mort. La seule chose à faire en ce moment est d'accepter sa mort : Jésus est mort. Dans le tombeau, Marie-Madeleine dépose toutes ses interrogations, toute sa faiblesse. Elle accepte ainsi que Jésus ne soit plus. Il est absent. Il n'est plus là vivant auprès d'elle. Accepter qu'il soit mort, je l'accepte. Mais comment vivre sans lui ? N'avait-il pas les paroles de la vie éternelle ? N'était-il pas le chemin, la vérité, la vie? Oh Seigneur, je suis en train de comprendre et de prendre conscience que la vie sans toi est si triste, si vide, si morte. Oh Seigneur, comment puis-je être sans toi? Oh Seigneur, je fais l'expérience douloureuse que sans Ta parole, sans Ton amour, je ne suis plus. Oh Seigneur, je prends conscience de ma faiblesse humaine. Sans Toi, je ne suis rien.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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