Jour 2 - A la suite du Christ - Hozana
La Sainte-Baume

La Sainte-Baume dans Neuvaine à Marie-Madeleine pour aimer Jésus !

Publication #2Initialement publiée le 15 juillet 2017

Jour 2 - A la suite du Christ

Jour 2 - A la suite du Christ

L'Évangile – Lc 8, 1-3

Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources. 

Méditation

Ainsi délivrée de tous ses péchés, Marie-Madeleine, légère et rayonnante du pardon de Dieu, est désireuse de suivre le Christ. Le Christ l'appelle à prendre place au sein de son troupeau. Des apôtres aux saintes femmes, tous se mettent en marche et vont de village en village proclamer le Royaume des cieux. Les disciples et les femmes dont Marie-Madeleine ont le privilège de recevoir des enseignements particuliers. Le Christ leur enseigne un des point capital de son enseignement : la disposition spirituelle à acquérir afin d'être un disciple. Marie-Madeleine écoute attentivement les paroles du maître. 
Elle en retient deux piliers fondamentaux : être pauvre comme le Christ s'est fait pauvre, et être docile à l'Esprit-Saint.


Après avoir été touchée par la grâce, Marie-Madeleine prend conscience du bonheur divin auquel le Christ nous appelle. Comme tout véritable bonheur, il est à construire : l'édification du bonheur de Dieu appelle une exigence. Cette exigence est avant tout un appel à la pauvreté. La pauvreté à laquelle nous appelle le Christ est d'abord spirituelle avant d'être matérielle : la pauvreté matérielle est le signe visible d'une véritable pauvreté spirituelle. 
Cette pauvreté consiste à renoncer à soi-même, c'est-à-dire renoncer à tout ce qui nous empêche d'aller librement à Dieu. 

Le Christ nous appelle à renoncer à tous nos trésors terrestres, à nos désirs impurs, à nos manières si humaines de penser, de réfléchir, d'aimer, d'agir. Il nous invite à déposer sur ses épaules tous nos fardeaux, nos difficultés, nos échecs, nos problèmes, nos joies humaines pour se revêtir des soucis du Christ et de ses préoccupations. Déposer ses fardeaux au Christ revient à se charger de son joug. Il nous invite à regarder nos préoccupations avec son regard. « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger » (Mt 11, 28-30). Renoncer, c'est déposer aux pieds du Christ tout notre être afin que par sa grâce, il nous élève à la vie que Dieu veut pour nous.  Renoncer à soi-même revient à dire un oui libre et sincère à l'appel de Dieu.


Cette pauvreté à laquelle nous invite le Christ est une disposition pour accueillir la richesse de Dieu et se laisser façonner par la grâce. Être disponible à la grâce requiert l'humilité de cœur, la docilité à l'Esprit-Saint. Marie-Madeleine se dispose par l'humilité à laisser la grâce agir au plus intime d'elle-même. Dans ses prières, elle demande à Dieu de venir en elle pour qu'il fasse sa demeure. « Seigneur, permets que je me laisse façonner par ta grâce, que je me laisse réconcilier par ton pardon, que je me laisse transformer par ta parole, que je me laisse porter par le Christ, que je me laisse conduire par ton Fils, que je me laisse guérir par le véritable médecin des cœurs, que je me laisse remettre dans le bon sens par celui que tu as envoyé, Toi, le chemin, la vérité et la vie ». 
 Être docile à l'Esprit revient aussi à avoir une confiance inaltérable en Dieu.
En faisant confiance à Dieu, je permets qu'il agisse au plus intime de mon cœur. J'ai confiance en Lui car je sais que Lui seul me connaît, Lui seul connaît les chemins à emprunter pour trouver le bonheur ultime. Lui seul connaît le bien véritable qui correspond à ce que je suis. Lui seul connaît le bien auquel il m'appelle pour Le servir. Lui seul connaît le lieu où je pourrai être le plus épanoui, le plus heureux et me donner sans compter comme Lui-même s'est totalement donné.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Publication précédente

Jour 1 - La pécheresse pardonnée

Publication #1Initialement publiée le 14 juillet 2017

11 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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