Jour 1 - La pécheresse pardonnée - Hozana
La Sainte-Baume

La Sainte-Baume dans Neuvaine à Marie-Madeleine pour aimer Jésus !

Publication #1Initialement publiée le 14 juillet 2017

Jour 1 - La pécheresse pardonnée

Jour 1 - La pécheresse pardonnée

L'Évangile – Lc 7, 36-50

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse. » Jésus prit la parole : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante. Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera davantage ? » Simon répondit : « C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble. — Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds. Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. » Puis il s'adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! »
 

Méditation

Marie-Madeleine a, de par sa naissance, eu beaucoup de facilités. Tous les biographes admirent en elle sa beauté, sa délicatesse, son intelligence. Elle devient l'incontournable hôte de chaque festin donné dans le milieu branché de l'époque. Quand elle apparaît à chaque fête, tous les regards se rivent sur elle. Petit à petit, elle en vient à y prendre goût et l'esprit du monde l'emprisonne. Son désir de la chair, son désir du gain, son désir des honneurs viennent entraver son esprit. Au départ, elle y prend goût puis petit à petit, elle se dessèche intérieurement jusqu'au moment où elle se sent vide et si malheureuse. Qui pourrait la sortir de ce milieu, de cet enfermement?


Dans son chemin entre Béthanie et Magdala, elle entend parler d'un homme qui lui aussi va de chemin en chemin, de Jérusalem à Capharnaüm, de Samarie en Galilée. Elle entend dire de lui qu'il opère prodiges sur prodiges : il guérit, il parle avec autorité, il pardonne. Des hommes viennent à sa suite comme ce célèbre publicain véreux, Lévi. Certains pharisiens sont outrés par l'attitude de cet homme du nom de Jésus. Il se prend pour qui, pour le Fils de Dieu ? Qui est-il, ce juif, pour manger à la table des pécheurs? Qui est-il, ce Jésus pour pardonner les péchés ? Jésus, celui qui sauve, réplique aux pharisiens : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades; je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir » (Lc 5, 31-32). Cette phrase est décisive dans la vie de Marie-Madeleine. Elle reconnaît humblement qu'elle est malade et pécheresse. Peut-être se dit-elle: « il peut me guérir. Je vais aller à lui, j'irai le rencontrer et s'il est vraiment le médecin de toute âme alors il me guérira ».


La chance de le rencontrer survient quand Marie-Madeleine entend dire qu'il est invité chez Simon le pharisien. Elle va à sa rencontre. Elle surgit en plein milieu du festin, se jette à ses pieds et dépose sur ses pieds toutes les larmes de son repentir. Avec humilité, elle prend ses cheveux et essuie les pieds du Christ. Elle les embrasse et y dépose un parfum d'un grand prix. 


Le Christ, face aux pensées de Simon qui juge cette femme, prend sa défense et dit à Simon : « ses nombreux péchés lui sont pardonnés parce qu'elle a beaucoup aimé ». (Lc 7, 47). Puis le Christ s'adresse à Marie-Madeleine : « tes péchés sont pardonnés ; ta foi t'a sauvée, va en paix. »

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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