Quelques faveurs parmi les plus célèbres ( 39 )

Quelques faveurs parmi les plus célèbres ( 39 )

Les sourds entendent. - 1. GUILLAUME DU QUELLENEC, en Ploeuc (Côtes-du-Nord) était affligé depuis trois ans d'une pénible surdité. En 1626, il fit vœu de venir à Sainte-Anne ; et immédiatement il se trouva guéri.

2. Jeanne Macé, de Rennes, ayant perdu l'ouïe, à la suite d'une maladie très grave, se vit ainsi obligée de quitter la famille où elle servait ; sur les entrefaites elle s'adressa à sainte Anne, et s'engagea à faire dire une messe dans la chapelle de la Dévotion. Elle fut guérie, même avant d'accomplir son vœu (1653).

3. Pierre Moulmer, des Sables-d'Olonne, à la suite d'une fièvre pernicieuse, perdit l'ouïe et la parole. Son père le voua à sainte Anne ; aussitôt l'enfant fut guéri de sa double infirmité (1642).

4. Un prêtre de Quintin vint dire une messe d'actions de grâces à Sainte-Anne, le 26 août 1888. " Le premier jour de la neuvaine que je fis, dit-il, pour obtenir ma guérison, la suppuration de l'oreille, qu'aucun remède n'avait pu arrêter, cessa définitivement ; et dès ce moment je fus délivré de la surdité qui m'empêchait jusque-là d'entendre les confessions. "


Les aveugles voient. - En 1632,voyageaient ensemble, sur la route de Sainte-Anne à Saint-Brieuc, Alain Josset de la paroisse de Loudéac et missire Gauthier, le vicaire trévial de la Motte. Ils rentraient chez eux avec une pauvre jeune fille aveugle qu'ils avaient amenée à Sainte-Anne dans l'espoir qu'elle serait peut-être guérie dans ce lieu béni où la Sainte opérait tant de miracles.

Ils avaient prié, longtemps prié, à la fontaine et devant la Statue miraculeuse, mais ni au contact de l'eau sainte ni devant les milliers de flambeaux qui brûlaient auprès de la statue, les yeux fermés depuis plus de deux ans à la lumière du jour ne s'étaient rouverts.

Résignés l'un et l'autre à la volonté de Dieu, les deux pèlerins étaient peinés sans doute de n'avoir pas été exaucés, mais ils reconnaissaient bien que Dieu ne s'est pas engagé à guérir toutes les infirmités.

Le premier soir ils couchèrent au bourg de Remungol.

Le lendemain, le prêtre ayant désiré célébrer la messe, ils se dirigèrent tous trois vers l'église, Alain Josset conduisant toujours la petite aveugle par la main.

Mais quelle surprise lorsque tout à coup la jeune fille s'écria : " Je vois la tour. "

Elle prétendait voir ! C'est donc que ses yeux commençaient à s'ouvrir ! Elle avouait d'ailleurs qu'elle apercevait la tour confusément, comme dans la brume.

Néanmoins la deuxième étape fut plus joyeuse que la première : la guérison n'était pas complète ; mais du moins l'aveugle avait maintenant l'impression de voir quelque chose.

On arriva le soir à Loudéac.

La grand'mère attendait le retour avec impatience ; et Dieu sait comment elle avait dû invoquer sainte-Anne pendant toute la durée de ce long pèlerinage ! Aussi de très bonne heure le lendemain les voyageurs s'empressèrent d'aller lui conter que si leurs prières n'avaient pas été pleinement exaucées, le pèlerinage néanmoins n'avait pas été inutile.

Quand le père alla prendre sa fille, en lui proposant de lui donner la main comme d'habitude, elle lui dit : "Inutile! je sais le chemin ; je vois très clair maintenant ; je suis guérie."

Ainsi, de même que la lumière du jour arrive graduellement sur la terre avec un crépuscule plus ou moins prolongé, de même la lumière s'était faite par degrés dans les yeux de l'aveugle ; et il semble que sainte Anne n'eût différé la guérison que pour éprouver La foi et la résignation de ses pèlerins.

La nouvelle se répandit immédiatement dans toute la paroisse. Et, quelques jours après, les trois pèlerins étaient de nouveau sur la route de Sainte-Anne pour venir remercier la grande Sainte qui les avait exaucés.

 Du reste, en rendant la claire vision des objets à la petite aveugle, Dieu ne lui avait guéri qu'un œil, afin, semble-t-il, qu'elle gardât toute sa vie le souvenir de son infirmité.

Une demande ou un merci : je choisi mes neuvaines


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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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Honorer et prier Ste Anne !