Carême J34 : la miséricorde divine et non la dictature de la masse !

148201-careme-j34-la-misericorde-divine-et-non-la-dictature-de-la-masseAu nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

De l'Évangile de Jésus Christ selon saint Jean :

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu'il avait fait. Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu'allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. » Alors, l'un d'entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n'y comprenez rien vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu'il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés. À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C'est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu'en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu'on puisse l'arrêter. (Jn 11, 45-57)

Méditation :

Le bien dérange, Seigneur.

Le bien est dangereux.

Il vient compromettre les tactiques perfides des hypocrites.

Lazare était mort depuis des jours.

Lazare était ton ami.

Lazare empestait déjà la putréfaction.

Toi, tu es venu, et tu as parlé, et tu as ordonné, et Lazare s'est levé, s'affranchissant de ses bandes.

Tu as ressuscité Lazare. Ce prodige embrase la région.

Mais voilà que, finalement, les dignitaires du Temple ont trouvé un équilibre avec Rome.

Le Temple seul compte. Le Temple est le peuple. Le Temple est la nation.

Le bien est dangereux.

Tu es dangereux Seigneur, non pas pour le monde que tu sauves, mais pour ceux qui fomentent en secret.

On commence à croire en toi.

Les dignitaires ont peur : face à toi, les romains viendront étouffer la bonne nouvelle en détruisant le Temple.

C'est là que naît cette logique implacable et assassine : il veut mieux qu'un seul homme, toi Jésus, meurt, plutôt que le peuple entier.

La loi de la masse, du bien commun.

Cette façon de penser ne vient pas de toi.

Toi, tu es le berger qui laisse le troupeau pour sauver la brebis qui s'est perdue !

Toi, tu aimes chacun individuellement et non collectivement.

Ne jugeons pas tes assassins. Aujourd'hui, les assassins, c'est nous.

Combien de personnes sont laissées au bord du chemin dans la course effrénée à la croissance ?

Combien de faibles et de fragiles sont-ils sacrifiés sur l'autel de l'économie toute-puissante parce qu'ils ne sont pas productifs ?

Combien de malades, de vieillards, ne laissent-on pas croupir parce que, ô, surtout, il ne faut pas toucher à notre petit confort, et que leur rendre visite, c'est trop dur, trop contraignant, trop fatiguant ?

Combien d'enfants sont les grands oubliés de la société de consommation, qu'ils nourrissent de leurs pauvres mains d'ouvriers exploités ?

Combien de sueur et de sang ne coulent-ils pas pour extraire notre uranium, notre lithium, notre souffre, notre or ?

Combien de femmes sont maltraitées par cette sexualité débridée qui fait de l'autre un simple objet de plaisir ?

Combien sont morts dans les terres et dans les mers, par notre politique exécrable qui engendre guerres, famines et migrations ?

Pour chacun de ceux qu'on aura assassiné, physiquement, spirituellement ou humainement, nous devenons tes assassins, nous nous rendons coupables de ta croix. 

En te mettant à mort, ils n'ont pas sauvé le Temple, mais ils l'ont anéanti, car le Temple, le vrai Temple, le Saint des Saints, c'est toi, Christ, Jésus, Fils de Dieu, le Vivant, le Verbe !

Laissons nos Temples utopiques, nos vies trop bien réglées, nos rêves de richesse et de possession, car ils finiront poussière, comme nous seront poussière. Ne nous rendons pas coupables de la croix, mais prenons à notre tour cette croix, pour y faire mourir l'homme que nous sommes, en putréfaction comme Lazare dans son tombeau. C'est à ce prix, et seulement à ce prix, que, comme Lazare que tu ramènes à la vie, et comme toi au troisième jour, nous ressusciterons pour la vie éternelle.

Que ton Nom soit béni, Seigneur, Père, Fils et Saint-Esprit !

Notre-Dame des sept douleurs, prie pour nous et notre monde.

Amen.

Frères et sœurs, bien-aimés en Christ, exprimez-vous en commentaires ; ajoutez vos prières, réflexions et méditations, afin que nous puissions échanger dans la paix du Christ !! Je lis chaque jour vos mots, et porte vos intentions dans ma prière.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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Talitha Koum! Se réveiller tous les jours et Vivre le Christ !