Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs

Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c'est-à-dire des collecteurs d'impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Mc 2, 13-17)

Manger la Parole

Le pain terrestre, s'il est gardé dans un placard, peut être pris par un voleur ou se couvrir de moisissures. De même la parole de Dieu nous est inutile si elle est seulement « mise en réserve » dans notre esprit ou notre mémoire. En effet, comme nous mangeons notre pain pour nourrir nos corps, nous devons « manger » le pain de vie et nourrir nos âmes. Manger la parole de Dieu, c'est d'abord l'absorber dans les profondeurs de notre être par une foi soumise et aimante, puis laisser la puissance du Verbe s'exprimer dans l'activité essentielle de la foi : les œuvres de charité, les bonnes habitudes, une vie parfaite. Voilà donc ce qui alimente et ravit notre âme pendant le second avènement. Quand nous sommes nourris par la parole de Dieu dans l'Écriture, quand nous vivons le message divin de la révélation biblique, le Christ prend possession de tout notre être, efface en nous la dernière trace du « vieil homme » et manifeste sa présence dans tout ce que nous faisons.


Thomas Merton, o.c.s.o.

Thomas Merton († 1968), né de parents franco-américains, a étudié à Cambridge (Angleterre) et à Columbia (New York) avant de devenir moine trappiste à l'abbaye Notre-Dame-de-Gethsemani, dans le Kentucky. / Le Temps des fêtes, Paris, Ad Solem, 2012, p. 76-77.


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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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