« Ils le virent marcher sur la mer »

« Ils le virent marcher sur la mer »

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre. Voyant qu'ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c'était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris. Tous, en effet, l'avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, car ils n'avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci. (Mc 6, 45-52)

Pour nous aimer les uns les autres

Si nous voulons porter cet amour, il nous faut comprendre qu'il n'est pas dans une petite boîte que nous allons distribuer autour de nous, ou alors considérer que cette petite boîte, c'est nous. Pour porter cet amour, il faut se laisser façonner par lui, se laisser aimer par lui et donc éprouver concrètement que Dieu existe, que Dieu est présent. Il nous faut donc mettre la vie spirituelle au cœur de notre vie chrétienne et en faire le socle de nos actions pastorales, nous former à la méditation, à l'oraison, mentale, à la prière communautaire, celle qui revient à heure fixe même quand vous ne voulez pas, celle qui n'a pas lieu toujours quand vous voulez ni où vous voulez ni comme vous voulez, celle où les autres comptent plus que vous-même, celle qui vous rend docile et généreux. La vie spirituelle permettra de retrouver le goût des sacrements, la suavité d'une confession libératrice, d'une communion altruiste, d'un mariage fécond, d'un sacerdoce fidèle, d'une confirmation missionnaire, d'une onction des malades pacifiante, bref la joie du baptême !


Grégory Woimbée

Prêtre du diocèse de Perpignan-Elne, le père Grégory Woimbée est vice-recteur de l'Institut catholique de Toulouse. / Formés par l'amour, Paris-Perpignan, Artège, 2018, p. 20.


La Conversion de saint Paul, relief allemand (v. 1500), église Saint-Paul, Deutenkofen, Allemagne. © akg-images.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

8 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader