« Lève-toi et marche »

« Lève-toi et marche »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l'assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l'œuvre pour lui faire opérer des guérisons. Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. » Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? Qu'est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s'adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. » À l'instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s'en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd'hui ! » (Lc 5, 17-26)

Un homme heureux

[Dans les Confessions qu'il adresse à Dieu, saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone, en Afrique du Nord, évoque Ambroise, évêque de Milan (340-397), qui joua un rôle décisif dans sa conversion.]

Je croyais absolument impossible de trouver la voie de la vie, et je ne te priais pas encore en gémissant de venir à mon secours, mais mon esprit était tendu dans la recherche et sans repos dans la discussion.

Je tenais Ambroise pour un homme heureux, selon les opinions du monde, le voyant en tel honneur auprès de si hautes puissances. Seul son célibat me semblait pénible. Mais quelle espérance cet homme portait en lui, quelles luttes il avait à soutenir contre les tentations de sa propre grandeur, quelles consolations il trouvait dans l'adversité, et aussi quelles savoureuses délices la bouche secrète qu'il avait en son cœur éprouvait à ruminer ton pain, je n'en avais aucune idée, aucune expérience.

Et lui non plus ne savait pas les bouillonnements de mon âme, ni l'abîme du péril qui me guettait. Car je ne pouvais pas lui demander ce que je voulais, comme je le voulais : j'étais écarté de son oreille et de sa bouche par des foules de gens affairés, dont il se faisait le serviteur dans leurs embarras. Du moins je l'écoutais, tous les dimanches, exposer parfaitement au peuple la parole de vérité, et de plus en plus s'affermissait en moi une certitude.


St Augustin d'Hippone

Saint Augustin († 430), évêque d'Hippone en Afrique du Nord, a remis en lumière la Trinité en Dieu et, par analogie, en l'homme. / Confessions VI, II, 2 – III, 3-4, trad. E. Tréhorel et G. Bouissou, Paris, Études augustiniennes, 1998, Bibliothèque augustinienne 13, p. 521-525.


L'Immaculée Conception (v. 1575), Federico Barocci (v. 1535-1612), Galleria Nazionale delle Marche, Palazzo Ducale, Urbino, Italie. © Photo Scala, Florence - courtesy of the Ministero Beni e Att. Culturali.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

8 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader