Facebook PixelTu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup - Hozana

Tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup

Tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup

C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l'un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un alla creuser la terre et cacha l'argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s'approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s'approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s'approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se verra enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Mat 25, 14-30

Prions l'Esprit Saint pour qu'Il nous aide à découvrir les grâces et les dons que le Seigneur nous a donnés,  afin que nous sachions les utiliser pour Le servir, et servir notre prochain.

Méditation

« Et selon la grâce que Dieu nous a accordée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c'est le don de prophétie, que ce soit à proportion du message confié ; si c'est le don de servir, que l'on serve ; si l'on est fait pour enseigner, que l'on enseigne ; pour réconforter, que l'on réconforte. Celui qui donne, qu'il soit généreux ; celui qui dirige, qu'il soit empressé ; celui qui pratique la miséricorde, qu'il ait le sourire. Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l'Esprit, servez le Seigneur. » (Rm 12, 6-11)

Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu? 1 Cor 4,7

Pour aller plus loin :

Quand la parabole des talents nous met une bonne claque

[...]

La parabole des talents (Mt 25, 14-30) braque les projecteurs sur les dons reçus de Dieu et la responsabilité qui en découle. Elle oblige à un examen de conscience décapant pour l'amour-propre. Elle provoque normalement la contrition, et surtout invite à la conversion. Et c'est enfin une miséricorde de la part de Dieu, car le fait même que la liturgie nous invite à la méditer chaque année nous prépare dans les meilleures conditions pour la rencontre ultime avec le Maître. De quoi s'agit-il vraiment dans cette parabole ?

[...] C'est de la participation à la vie divine qu'il s'agit, mais aussi de tous les dons naturels qui nous viennent également de Dieu.Nous voilà donc tous, comme ces trois serviteurs, à la tête d'une fortune colossale. Mais cette fortune est entièrement reçue de Dieu, et nous n'en avons que la gérance. Au terme, il faudra rendre des comptes sur l'usage que nous avons fait des dons reçus. Du point de vue de Dieu, il ne s'agit pas d'obtenir une rentabilité pour son propre avantage : que pourrions-nous lui apporter qu'il n'a pas déjà ? Quel bien pourrions-nous lui offrir qu'il ne possède déjà en plénitude ? Il doit y avoir un autre bénéficiaire à cette opération. En l'occurrence, il y a deux types de bénéficiaires : celui qui a reçu des dons et les a fait fructifier se voit offrir une récompense infinie — rien moins que la béatitude éternelle — ; la communauté qui profite des dons de chacun lorsqu'ils sont mis au service de tous.

Évidemment, le démon de la comparaison s'invite à la fête et murmure à notre esprit d'une voix doucereuse : pourquoi l'un reçoit-il cinq talents, l'autre deux talents, et le dernier un seul talent ? N'est-ce pas là une injustice criante ? À cela, il faut répondre que même celui qui n'a reçu qu'un seul talent a reçu tout ce qui était nécessaire à son salut. Ce que les autres ont reçu en plus est de l'ordre de la surabondance gratuite, et vise surtout à être mis en commun pour le bien de tous

Peu importe donc le motif de la répartition inégale des dons que Dieu accorde aux hommes. Ce qui compte est l'usage que chacun en fait, pour son propre salut mais aussi pour l'édification de l'Église dans l'amour. La finalité de toute grâce reçue est donc toujours indissolublement personnelle et communautaire. À cet égard, la conversion commence d'abord par se réjouir des dons reçus par le voisin : dans la communion des saints, ils m'appartiennent et me sont destinés. Et pour ce qui est de mes propres dons, à moi de les faire fructifier !

Le démon de la fausse humilité

Un autre démon s'invite alors dans mon esprit, plus subtil, qui est celui de la fausse humilité : est-ce bien chrétien que de vouloir déployer ses talents et ainsi briller aux yeux du monde ? Ne vaut-il pas mieux enterrer son talent pour éviter le piège de l'orgueil ? Raisonner ainsi revient à oublier d'abord que tous nos dons nous viennent d'un Autre. Saint Paul nous interroge et nous donne par là-même la clé de toute humilité : « Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifier comme si tu ne l'avais pas reçu ? » (1 Co 4, 7). Il est bon pour le chrétien d'avoir conscience de ses qualités, et de l'excellence possible de ses œuvres. Tout l'enjeu est de ne pas s'en attribuer le mérite exclusif : c'est Dieu qui m'a fait tel que je suis, qui a suscité mon œuvre bonne, l'a accompagnée et lui a fait porter du fruit. En réalité, nous chantons la gloire de Dieu en honorant en perfection les dons qu'il a déposés en nous : « C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit » (1 Co 4, 7). Le théologien dominicain M.-M. Labourdette l'écrivait ainsi : « Ce que l'humilité abaisse, ce n'est pas l'œuvre ou l'effort, c'est le moi. » Autrement dit, la véritable humilité chrétienne ne nie pas la dignité de l'homme et la valeur de ses efforts, mais elle oriente tout l'agir vers la gratitude, l'offrande et la consécration.

Celui qui enterre son talent, soit en le niant soit en négligeant de travailler pour lui faire porter du fruit, c'est la physionomie particulière de son âme telle que Dieu la façonne par la grâce qu'il enterre ! C'est littéralement un suicide spirituel, de la part de celui qui agit ainsi, et un assassinat spirituel, à l'égard de l'Église et du monde qui ont besoin que ces dons soient déployés et partagés. Il faut aussi remarquer avec saint Thomas d'Aquin que le mauvais serviteur n'est pas jeté dans les ténèbres extérieures pour avoir fait le mal, mais pour avoir omis de faire le bien, pour n'avoir pas fait tout le bien qu'il pouvait faire. C'est que derrière les démons de la comparaison et de la fausse humilité se cache souvent le démon de la paresse…

Dans la gratitude

À l'inverse, celui qui accueille avec gratitude les dons reçus de Dieu, les fait fructifier par ses efforts et en fait profiter tous les hommes, celui-là reçoit une récompense éternelle. Cela est vrai quels que soient les dons reçus au départ, en qualité comme en quantité. Comme aux deux premiers serviteurs, celui qui a travaillé pour faire fructifier les dons reçus s'entendra dire par Jésus au jour du Jugement : « Serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup. Entre dans la joie de ton Seigneur. » Après avoir reçu gratuitement la participation à la vie de Dieu dès son séjour sur la terre, le bon serviteur reçoit de partager la joie même de Dieu au Ciel.

Veillons donc, et travaillons à déployer en perfection les dons reçus de Dieu. Soyons confiants dans la miséricorde divine qui nous est offerte gratuitement pour nous donner encore davantage. Soyons généreux dans notre réponse à l'appel divin. La parabole des talents nous met une claque ? Tant mieux, ça réveille !

https://fr.aleteia.org/2020/11/14/quand-la-parabole-des-talents-nous-met-une-bonne-claque/

Gardons notre foi en Dieu, Il ne nous abandonnera pas.

N'hésitons pas à partager dans cette communauté ce que nous mettons en place au quotidien pour (re)donner à Dieu la première place.

Soyons sources d'encouragement les uns pour les autres

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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