Dieu veut que j'y sois honorée : 2 sur 2

Dieu veut que j'y sois honorée :    2  sur  2

            Ci dessus : Vitrail de la découverte de la statue de sainte Anne par Yvon Nicolazic : Ce vitrail est celui de l’ancienne chapelle des Carmes de Rennes devenu depuis 1998 l’église évangélique du Thabor. Cet édifice, dédié à l’origine à l’Immaculée Conception, a été bénit le 5 avril 1867. La façade s’inspire de celle de Notre Dame de Chartres, tandis que le médaillon du tympan représente Notre Dame du Mont Carmel. 

            En ce premier samedi du mois du Cœur Immaculé de Marie, redoublons de ferveur dans notre dévotion réparatrice des 5 premiers samedis. Jacinthe et François ne l’ont découverte  qu’en arrivant au ciel. 

       Pour nous qui la connaissons et la pratiquons, remercions Dieu de nous avoir permis de participer à la réparation des outrages envers le Cœur Immaculé de Marie, et en récompense de cette réparation, d’assurer ainsi notre salut ou celui à qui nous l’offrons.  

            Poursuivons le récit de la découverte de la statue par Nicolazic sur les instructions de sainte Anne. 

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          Au cours des fréquents entretiens qu’elle eut avec lui, sainte Anne lui fit cette déclaration mémorable : J’ai choisi ce lieu par inclination, pour y être honorée. Pour le rassurer contre toute la faiblesse de ses ressources, elle ajouta : Tous les trésors du ciel sont en mes mains.

            Pendant environ 4 mois se produisirent différents phénomènes autour de l’ancienne chapelle que Nicolazic ou d’autres personnes purent contempler. 

            La semaine du 3 mars 1625 fut décisive. Sainte Anne donna des consignes sur la nouvelle visite au Recteur, sur le choix de quelques hommes de bon conseil et annonça qu’une lumière viendrait éclairer le champ ou se trouvait enterré son ancienne image. Au cours d’un entretien avec Nicolazic, saine Anne lui dit : « Allez, dit-elle, confiez-vous en Dieu et en moi : Vous en verrez bientôt en abondance, et le plus grand miracle de tous ce sera l’affluence du monde qui me viendra honorer en ce lieu. » 

            Dans la nuit du 7 au 8 mars, Nicolazic récitait son chapelet en attendant le sommeil. Soudain sa chambre s’illumine ; sur la table un cierge brille d’un éclat très vif ; puis la Sainte apparaît en personne. D’une voix agréable et engageante, elle interpelle Nicolazic : « Appelez vos voisins, comme on vous l’a conseillé ; menez-les avec vous au lieu où ce flambeau vous conduira, vous y trouverez l’image qui vous mettra à couvert du monde, lequel connaîtra enfin la vérité de ce que je vous ai promis. » Après ces paroles, sainte Anne disparaît, mais le cierge demeure. La veille de ce jour, son épouse Guillemette Le  Roux trouva à son réveil douze quarts d’écus déposés en 3 piles. Nicolazic ne douta pas un instant que ce don fut la première avance que sainte Anne lui faisait pour commencer les travaux. 

            Le flambeau se mit alors en mouvement, les précédant de 15 pas environ, à trois pieds au-dessus du sol. Le chemin qu’il prit était la voix charretière qui conduisait du village à la fontaine ; et les paysans suivaient, heureux et plein d’espoir comme jadis les mages par l’étoile.

            Arrivé en face du Bocenno, le flambeau sort du chemin, pénètre dans le champ, et se dirige, par-dessus le blé, en herbe, jusqu’à l’endroit de l’ancienne chapelle.

            Là, il s’arrête.

            Les paysans qui ont toujours les yeux sur lui, le voient alors s’élever et s’abaisser trois fois, comme pour attirer leur attention sur cet emplacement, puis disparaître dans le sol.

            Nicolazic, qui observait tous ces mouvements, se précipita jusqu’à l’endroit où s’était évanouie la lumière, et, mettant le pied dessus, il dit à son beau-frère : « Creuse là. » Jean Leroux, qui portait la bêche, n’eut pas plutôt donné cinq ou six coups dans la terre meuble des sillons, qu’on entendit sous le choc de l’instrument raisonner une pièce de bois.

            Comme il se trouvait dans l’obscurité, Nicolazic commanda à l’un d’eux d’aller vite chercher de la lumière : « Prenez, lui dit-il, le cierge béni de la Chandeleur, avec un tison pour l’allumer. »

            Ils ne tardèrent pas à retirer du sol la vieille statue toute défigurée, qui gisait là depuis 900 ans. 

            Au lever du jour, il revint de très bonne heure au Bocenno, accompagné de son ami Lézulit qu’il était allé chercher lui-même. Tous deux examinèrent assez longuement l’objet qu’ils avaient déterré : c’était bien une statue, très endommagée par ce long séjour en terre humide et rongée aux extrémités, mais néanmoins conservant encore quelques traits assez frustes et des ombres de couleur. 

            Ni le Recteur, ni le propriétaire du champ, contactés ce jour, ne crurent la demande de sainte Anne de reconstruire l’ancienne chapelle. L’affaire s’était ébruitée et plusieurs personnes étaient venues contempler la statue. 

            Le lendemain, dimanche 9 mars, alors la foule était encore plus nombreuse, au Bocenno, le feu se déclara dans la grange de Nicolazic. Seule la toiture fut détruite, tout le reste demeura intact. Cette grange était toute neuve ; et le père de Nicolazic, en la construisant, avait fait entrer dans ses murs les pierres de l’ancienne chapelle : or Dieu ne voulait pas abandonner à un usage profane des choses qui lui avaient été consacrées. La « bonne Maîtresse » reprenait son bien. 

            Dans les jours suivants, il vint une grande multitude de pèlerins, certains étaient partis de chez eux, au moment où était découverte la statue.  

            Nicolazic fut interrogé par différentes autorités religieuses qui finirent par conclure que toutes les affirmations de Nicolazic étaient véridiques et ceux qui s’étaient opposés à son action firent amende honorable.  

            La veille du 26 juillet 1625, jour de la pose de la première pierre, une foule d’environ 30 000 personnes était déjà là et les gens passèrent la nuit dans les champs aux alentours avec un grand recueillement. Ils furent 100 000 qui assistèrent à la messe célébrée par le Recteur lui-même.   

            Nicolazic y fut à la fois le trésorier de l’entreprise et le directeur des travaux, lui qui ne savait ni lire ni écrire. C’est à lui du reste que la mission en avait été donnée et non pas à un autre. Dès la fin de juillet il possède une somme considérable, néanmoins insuffisante. Toutefois, pour réaliser son dessin il ne pouvait pas se borner aux ressources données par les pèlerins. Il se fait donc quêteur et alla trouver les recteurs des paroisses environnantes. Il les intéressa à l’entreprise, les pria de recommander dans leurs sermons de venir en aide pour tous les transports de matériaux. Et il plaida si bien sa cause qu’il réussit à créer, à trois ou quatre lieues à la ronde, un mouvement qui durera jusqu’à la fin des travaux.

            Il avait l’œil à tout, et rien n’échappait à sa vigilance. Ils discutaient lui-même les marchés et réglait les comptes ; jamais les contrôleurs de l’évêché ne relevèrent la moindre erreur dans sa gestion. 

            Et le souci de régler tant d’affaires différentes, loin de troubler un homme qui n’avait pas la ressource de l’écriture pour aider sa mémoire, le laissait dans une parfaite tranquillité d’esprit. Son égalité humeur était si grande qu’il n’avait jamais l’air d’avoir des préoccupations.


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            Dès que son rôle de bâtisseur fut terminé, il s’éloigna du village de Keranna pour se dérober à l’admiration qu’on lui témoignait. Il reprit sa vie de laboureur, sans rien changer à la simplicité de ses habitudes anciennes, il se retira au bourg de sa paroisse où il possédait une métairie. C’est la qu’il mourut le 31 mai 1645 à l’âge de 54 ans. 


            A la révolution, les pèlerins continuèrent à venir en grand nombre. En 1793 la statue miraculeuse fut arrachée de la chapelle et brûlée. Elle fut remplacée en 1835 et le pape Pie IX l’a fit couronner en 1868 alors que les travaux de la construction de la nouvelle chapelle avaient commencé 3 ans plus tôt. Le titre de basilique lui fut attribué en 1873 et sa consécration eut lieu en 1877. 

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        Près de 120 ans plus tard, le successeur de Pierre en personne vint honorer saine Anne dans son sanctuaire. Le pape Jean Paul II s’y rendit le 20 septembre 1996. Ainsi le pape qui s’était déjà rendu 2 fois à Fatima (Les 13 mai 1982 et 1991) vint à St Anne d’Auray au cours d’un déplacement en France ou il fêta le seizième centenaire de St Martin à Tours puis le quinzième centenaire du baptême de Clovis à Reims, événement  qui fit de la France la fille aînée de l’Eglise. Jean Paul II vint à Lourdes les 15 août 1983 et 2004, et se rendit une troisième fois à Fatima le 13 mai 2000. Rappelons-nous que c’est lui qui fit la consécration du 25 mars 1984, consécration  qu’il aurait voulue conforme à la demande de Notre Dame à Fatima et pour laquelle nous prions pour qu’elle soit renouvelée dans les conditions exactes exprimées le 13 juin 1929 à Tuy. 


( Rappel: Les éléments de ces 2 publications ont été empruntés au livre de J Buléon et E Le Garrec ‘’ Sainte Anne d’Auray : Histoire du pèlerinage ‘’ Aux éditions Charles Paillart Abbeville, 1948.  )

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  ''Dieu veut que j'y soit honorée'' a dit sainte Anne à Nicolazic en 1625: Elle le fut dans l'année. ''Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé '' a dit Notre Dame à Fatima et elle définit cette dévotion à Pontevedra, 3 siècles après la demande de sa mère en France.  Il y a bientôt 100 ans que cette dévotion a été précisée. Prions pour que le pape approuve et recommande la dévotion réparatrice des premiers samedis.   

Tomo un minuto para meditar todas estas cosas en mi corazón (Lucas, 2:19)

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