Neuvaine à Saint Martin de Tours
Voici 9 jours de prières à Saint Martin de Tours ! Vous recevrez chaque jour une présentation d'une partie de la vie de ce saint et une intention de prière !
Pourquoi cette neuvaine ?
Cette neuvaine a pour but de vous conduire dans votre prière à Saint Martin de Tours en vous faisant (re)découvrir ce saint plein de courage et de hardiesse pour l'Evangile.
Chaque jour, vous recevrez :
- La présentation d'une qualité de Saint Martin de Tours
- Une prière pour bénéficier de cette grâce
Programme
Jour 1 - Saint Martin, chrétien dès le plus jeune âge
Jour 2 - Saint Martin, le “Miséricordieux”
Jour 3 - Saint Martin, soldat chrétien courageux
Jour 4 - Saint Martin, assoiffé de Dieu
Jour 5 - Saint Martin, évangéliste de feu
Jour 6 - Saint Martin, fidèle jusqu'à la mort
Jour 7 - Saint Martin, premier missionnaire de France
Jour 8 - Saint Martin, humble serviteur
Jour 9 - Saint Martin, fidèle jusqu'à la mort
Qui est Saint Martin de Tours ?
Apôtre de la Miséricorde Saint Martin de Tours (317-397) est le patron du Diocèse de Tours et du Diocèse de Tulle, des commissaires, des maréchaux ferrants, des mendiants, des policiers et des soldats.
Invoquer Saint Martin de Tours, nommé “Martin le Miséricordieux” par les églises d'Orient et surnommé "le bouillant" , c'est obtenir la puissance contre les démons de toutes sortes, c'est obtenir un secours rapide, c'est apporter le courage, la force dans tous les domaines, c'est repousser les obstacles du quotidien, c'est obtenir la patience par exemple dans un projet.
Il croît à la providence et à la protection divine; véritable bouclier humain !
Un des principaux saints de la chrétienté, il est un Saint Protecteur de la France.
Son histoire
C'est à partir des textes de Sulpice Sévère, biographe contemporain de saint Martin, ainsi que de ceux d'autres historiens, comme Grégoire de Tours, que nous connaissons une partie de sa vie.
* Martin soldat : En 316, Martin naît de parents païens, à Savaria, dans la province romaine de Pannonie, à l'est de l'actuelle Hongrie, Elevé à Pavie (Italie) où son père est tribun de l'armée romaine. Vers l'âge de 15 ans, Martin est lui-même incorporé dans l'armée et versé dans la cavalerie, car la loi romaine oblige les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée.
* le manteau partagé : Il est muté en Gaule et c'est là, en garnison à Amiens, au cours de l'hiver 338-339, le jeune cavalier rencontre un pauvre en guenilles grelottant qui lui demande l'aumône. Martin n'a pas d'argent sur lui ; il tire son épée, tranche son manteau par le milieu et donne la moitié au pauvre. C'est la première charité de saint Martin.
* Le Christ apparaît à Martin : La nuit suivante, le Christ lui apparaît, portant la moitié du manteau donné au pauvre, et lui dit : “Martin, encore catéchumène, m'a revêtu de ce vêtement”. C'est alors qu'il comprend que ce qu'il a fait à ce petit, c'est au Christ qu'il l'a fait. Aujourd'hui encore, à la Messe de la Saint-Martin c'est cet Évangile où le Christ s'identifie à ceux qui ont faim et soif, à ceux qui sont étrangers ou nus, malades ou en prison, que l'on lit (Mt 25,31-46). Il hésitait à devenir chrétien, il a effectué le geste décisif de sa vocation.
* Martin renonce aux armes : Saint Martin reçoit le baptême la nuit de Pâques 339, à 22 ans. Deux ans plus tard, la veille d'une bataille contre les Alamans à Worms, il lui est demandé de sacrifier au culte impérial. Il refuse et de sacrifier et de combattre. Se voyant accusé de couardise, il décide de se présenter sans armes devant l'ennemi et miraculeusement les Alamans demandent la paix. Martin quitte alors l'armée.
* Martin baptise sa mère : Ayant quitté l'armée, Martin rejoint Saint Hilaire à Poitiers et devient son disciple. Un jour il reçoit en songe la mission de retourner chez ses parents pour essayer de les convertir. Avec l'accord d'Hilaire il entreprend le voyage et, ayant retrouvé ses parents, il leur prêche la Bonne Nouvelle. A sa grande joie, sa mère accepte mais son père persiste dans son paganisme.
Après un séjour à Milan, en Italie, il part se réfugier sur l'île de Gallinaria, sur la côte ligure. Puis il revient en France rejoindre Saint Hilaire. Installé comme ermite près de Poitiers, il fonde l'Abbaye de Ligugé, en Poitou premier monastère d'Occident.
C'est là qu'il est enlevé par les Tourangeaux qui en font leur évêque le 4 juillet 371, il crée le monastère de Marmoutier, près de Tours, et fonda les premières églises rurales de la Gaule. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enferme pas dans sa cité. Tout en sillonnant une partie de l'Europe (Allemagne, Luxembourg, Suisse, Espagne...), il évangélise jusqu'à sa mort le 8 novembre 397, à Candes, sur les bords de Loire, disant: “Seigneur, s'il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur.” Il est enterré le 11 novembre à Tours.
Père de l'Eglise et protecteur de la France, son souvenir est inscrit dans toute l'Europe depuis dix-sept siècles.