Neuvaine à St François d'Assise, Chemin d'Oraison - Hozana

Neuvaine à St François d'Assise, Chemin d'Oraison

Lucienne

Neuvaine à St François d'Assise, Chemin d'Oraison

InactiveÀ l'occasion de la fête de Saint François revivifions notre vie intérieure en suivant son invitation à vivre l'évangile, à rencontrer Jésus vivant et vivifiant dans la prière

InactiveÀ l'occasion de la fête de Saint François revivifions notre vie intérieure en suivant son invitation à vivre l'évangile, à rencontrer Jésus vivant et vivifiant dans la prière

Du 26 sept. au 4 oct. 2018 - Chaque jour

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Le 4 octobre, alors que l’automne installe ses couleurs tristes et lumineuses à la fois, l’Eglise fête Saint François d’Assise. À cette occasion je vous invite à consacrer 9 jours à nous laisser profondément raviver par l’exemple de saint François.

Alors que s’installe l’automne, qui nous conduit à l’hiver propice à l’intériorité, je vous invite à vivifier notre vie intérieure à la source que constitue l’itinéraire de l’âme de Saint François.

Le chemin de Saint François fut celui de la ressemblance au Christ. Chemin d’amour total où il ne s’agit pas seulement d’écouter Jésus, de l'exalter ou même de s’en inspirer : il s’agit de s’unir à lui dans l’intimité de la prière et de le laisser agir en nous. Saint François nous transmet une vérité folle, de cette folie appelée par Saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens : l’évangile se vit, la Présence de Jésus est réelle et dans l’intimité de la prière sa Présence peut devenir agissante en nous, par nous.

Écoutons un extrait de son testament qui résume la profondeur vitale de la démarche de Saint François :

Après que le Seigneur m'eut donné des frères, personne ne me montra ce que je devais faire, mais le Très-Haut lui-même me révéla que je devais vivre selon le saint Evangile.

Alors je fis rédiger un texte en peu de mots bien simples, et le seigneur Pape me l'approuva.

Ceux qui venaient à nous pour partager cette vie distribuaient aux pauvres tout ce qu'ils pouvaient avoir ; pour vêtement ils se contentaient d'une seule tunique, doublée de pièces à volonté au dedans et au dehors, plus une corde et des braies.

Et nous ne voulions rien de plus.

Nous célébrions l'office : les clercs, comme les autres clercs, les laïcs en récitant le Notre Père. Et nous passions très volontiers de longs moments dans les églises.

Nous étions des gens simples, et nous nous mettions à la disposition de tout le monde.



Dépouillement, disponibilité, obéissance. C'est ainsi que François vit l'évangile et fait vivre l'évangile. Ce à quoi il nous invite ainsi profondément c'est à nous dépouiller de la vie matérielle afin de faire vivre en nous la vie de l'esprit et de nous mettre à la disposition de Dieu. Ce chemin auquel il nous invite est celui de l'oraison, cette prière où il s'agit pour François de rester "sans commentaires", dans la Présence, dans la pleine conscience de Dieu qui est tout et dans la pleine acceptation que quoi qu'il nous arrive "Il ne nous fait que du bien".



Durant 9 jours, entrons dans l'intimité de l'itinéraire spirituel de saint François et laissons-nous vivifier intérieurement par la profondeur de la simplicité évangélique à laquelle il nous exhorte.

En suivant les mots, la manière d’être de saint François, entrons en oraison : faisons un pas sur ce chemin de l’ouverture à l’amour total pour Dieu, où l’on s’avance vers une dépossession de soi pour ne vouloir qu’être là où Dieu nous attend.



NB : je ne connais pas l'auteur du dessin que j'ai choisi pour illustrer la neuvaine, il est partagé par le diocèse d'Antibes. 

Vie de Saint François

Giovanni di Pietro Bernardone, appelé Francesco par son père en souvenir de la France où il voyage pour ses affaires, naît en 1182. Fils d’un marchand de draps aisé il expérimente durant sa jeunesse combien l’argent facile peut dissiper et éloigner de l’essentiel : sa joie se trouve alors dans la fête qu’il fait avec ses amis la nuit. L’idéalisme et la générosité occupent néanmoins déjà son âme : il veut se faire chevalier, attiré par l’idéal chevaleresque il acquiert une belle armure et un bon cheval, mais son chemin croise celui d’un ami, noble ruiné dont l’armure et le cheval sont en piteux état… il lui offre alors son cheval et son armure, estimant son ami plus digne que lui de les porter.

L’idéalisme lui donne alors l’envie de rejoindre le Comte Gauthier en croisade. Sa destination sur terre n’était pas celle-là, et sur le chemin de la croisade la maladie touche François et lui permet de recevoir un message divin sous la forme d’une voix qui indique à François que pour suivre son Maître il doit retourner dans son pays. François rentre à Assise et comprend petit à petit que ce Maître qu’il doit suivre c’est Jésus, dont il doit renouveler le parcours terrestre. La Pauvreté sera son apprentissage, il commence à se dépouiller de lui-même en faisant l’expérience de la mendicité et découvre la joie de ne pas avoir peur de manquer en se remettant à la volonté de Dieu.

Une rencontre décisive sur son chemin fut celle avec un lépreux. François en avait très peur et habituellement il évitait toujours de les croiser et s’il ne le pouvait il s’en détournait. Mais le travail de Dieu avait commencé à se faire en son cœur, il s’en aperçut un jour où un lépreux vint à sa rencontre alors qu’il était à cheval. Au lieu de se détourner il descendit de cheval, donna une pièce d’argent au pauvre homme et lui embrassa la main, puis il continua son chemin. Après cette rencontre il séjourna souvent auprès des lépreux, les servant, et apprenant d’eux.

A cette époque François reçut un message de Dieu alors qu’il était au pied du crucifix dans l’église de Saint Damien qui tombait en ruine. Il reçut pour mission de reconstruire la maison du Seigneur. François commença donc à reconstruire l’église en ruines, et pour trouver de l’argent pour cela il commença à vendre des draps de son père. Celui-ci ne put alors plus supporter les comportements de son fils qui passait pour fou auprès de la société et qui lui donnait l’impression de dilapider l’argent de son commerce. Il fit un procès à son fils au cours duquel François se dépouilla de tout, même de ses vêtements, déclarant n’avoir plus que le Seigneur Son Père dans le ciel. L’Evêque le revêtit de son manteau pour couvrir sa nudité. François commença alors sa vie de pauvreté absolue, commençant par restaurer d’autres églises, mendiant sa subsistance et aidant les pauvres.

Touché un jour au cœur par l’évangile de la fête de Saint Matthieu il résolut de prendre des disciples, et se trouva ainsi à fonder un ordre mendiant, centré sur la mise en pratique de l’évangile.

Se tournant toujours vers l’Esprit Saint pour guider ses choix, François ne tourna pas toute sa vie vers la prière et devint un prédicateur d’une grande sensibilité qui parlait aux cœurs. Il chanta Dieu et la création, sentant en toutes choses l’œuvre divine.



La maladie assaillit souvent François, lui faisant connaître de nombreuses douleurs.

Le 17 septembre 1224, deux ans avant sa mort, François méditait sur les souffrances de Jésus lors de la Passion. La pensée de ces souffrances l’affectait toujours beaucoup et un cheminement intérieur profond s’était ouvert en lui sur les pas de la Passion, et ce jour-là il demanda à Jésus de lui accorder de partager ses souffrances et de partager cet amour indicible par lequel et pour lequel il avait enduré ces souffrances. Il se sentit alors comme « changé en Jésus », vivant ses souffrances avec lui. Il vit descendre un Séraphin à six ailes rayonnantes qui portait sur lui l’image d’un homme crucifié. François ressentit alors à la fois un bonheur divin inexprimable et une terrible souffrance physique. La vision terminée François vit alors des trous dans ses mains et ses pieds d’où le sang coulait. Il venait de recevoir les premiers stigmates que Jésus donnait de sa Passion.

François fut depuis ce jour touché d’autant plus fortement par la maladie et la douleur. Il savait alors sa fin prochaine et la date de celle-ci lui fut révélée. François passa ses dernières semaines à visiter les foules, même si ne pouvant plus marcher il fallait le porter de village en village, il voulait ardemment continuer à transmettre l’amour de Jésus et exhorter à l’amour de Dieu.

Il mourut parmi ses frères, dans le dénuement, n’ayant sur lui qu’un habit prêté par ses frères, ne possédant rien ; en récitant le psaume 141 il prit refuge en Dieu et son âme rejoignit le ciel au soir tombant. Les alouettes, qui sont pourtant des oiseaux de la lumière fuyant habituellement l’obscurité, arrivèrent par bandes entières au-dessus de l’endroit où François mourait, elles égayèrent l’obscurité naissante de leurs chants, rendant un témoignage pur et lumineux à l’amour de François pour toute la Création.









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