Semaine missionnaire mondiale 2021

L'église célèbre chaque année la semaine missionnaire mondiale. Elle donne de la visibilité aux activités missionnaires et aux paroisses autour de multiples activités.

retraite du 18 oct. 2021 au 24 oct. 2021

L'église catholique célèbre chaque année une semaine missionnaire mondiale. En 2021, elle se tient du dimanche 17 au dimanche 24 octobre, date retenue pour la "Journée missionnaire mondiale". Le thème retenu est « Il nous est impossible de nous taire !» (Actes 4, 20).

La journée missionnaire mondiale est fixée chaque année à l'avant dernier dimanche du mois d'octobre.

En France, depuis plus d'une trentaine d'années, cette journée est devenue semaine pour donner plus de visibilité aux activités missionnaires dans les diocèses et permettre aux paroisses de vivre cette semaine autour de multiples activités.

Prière de la retraite

Semaine missionnaire mondiale 2021

Synthèse du discours du Saint-Père Chers frères et soeurs, Quand nous expérimentons la force de l'amour de Dieu, quand nous reconnaissons sa présence de Père dans notre vie personnelle et communautaire, il nous est impossible de ne pas annoncer et partager ce que nous avons vu et entendu. La relation de Jésus avec ses disciples, son humanité qui se révèle à nous dans le mystère de l'incarnation, dans son Évangile et dans sa Pâque nous font voir jusqu'à quel point Dieu aime notre humanité et fait siennes nos joies et nos souffrances, nos désirs et nos angoisses (cf. Conc. œcum. Vat. II, Const.past. Gaudium et spes, n. 22). Tout dans le Christ nous rappelle que le monde dans lequel nous vivons et son besoin de rédemption ne lui sont pas étrangers et nous invite également à nous sentir partie active de cette mission : « Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les » (Mt 22, 9) ; personne n'est étranger, personne ne peut se sentir étranger ou éloigné de cet amour de compassion. L'histoire de l'évangélisation commence par une recherche passionnée du Seigneur qui appelle et veut engager avec chaque personne, là où elle se trouve, un dialogue d'amitié (cf. Jn 15, 12-17). Les Apôtres sont les premiers à nous rapporter cela, se rappelant même le jour et l'heure où ils le rencontrèrent : «C'était vers quatre heures de l'après-midi » (Jn 1, 39). L'amitié avec le Seigneur, le voir guérir les malades, manger avec les pécheurs, nourrir les affamés, s'approcher des exclus, toucher les personnes impures, s'identifier aux nécessiteux, inviter aux béatitudes, enseigner d'une manière nouvelle et pleine d'autorité, laisse une empreinte indélébile capable de susciter l'étonnement et une joie expansive et gratuite qui ne peut être contenue. Cependant, les temps n'ont pas toujours été faciles ; les premiers chrétiens ont commencé leur vie de foi dans un environnement hostile et difficile. Des histoires de marginalisation et de captivité s'entremêlaient avec des résistances internes et externes qui paraissaient contredire et même nier ce qu'ils avaient vu et entendu ; mais cela, loin d'être une difficulté ou un obstacle qui les aurait porté à se replier ou à se renfermer sur eux-mêmes, les a poussés à transformer tout désagrément, contrariété et difficulté en opportunité pour la mission. Les limites et les obstacles devinrent eux aussi un lieu privilégié pour oindre toute chose et chacun avec l'Esprit du Seigneur. Rien ni personne ne pouvait rester étranger à l'annonce libératrice. Ainsi, pour nous aussi : le moment actuel de notre histoire n'est pas facile non plus. La pandémie a mis en évidence et amplifié la douleur, la solitude, la pauvreté et les injustices dont tant de personnes souffraient déjà, et a démasqué nos fausses sécurités et les divisions et polarisations qui nous déchirent silencieusement. Les plus fragiles et les plus vulnérables ont expérimenté encore plus leur vulnérabilité et leur fragilité. Nous avons vécu le découragement, le désenchantement, la fatigue ; et même l'amertume conformiste qui ôte l'espérance a pu s'emparer de nos regards. Mais nous, « ce que nous proclamons, ce n'est pas nous-mêmes ; c'est ceci : Jésus Christ est le Seigneur ; et nous sommes vos serviteurs, à cause de Jésus » (cf. 2 Co 4, 5). C'est pourquoi nous entendons résonner dans nos communautés et dans nos familles la Parole de vie qui retentit dans nos cœurs et nous dit : « Il n'est pas ici, il est ressuscité » (Lc 24, 6). En ce temps de pandémie, face à la tentation de masquer et de justifier l'indifférence et l'apathie au nom d'une saine distanciation sociale, la mission de la compassion, capable de faire de la distance nécessaire un lieu de rencontre, de soin et de promotion, est urgente. « Ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 20), la miséricorde avec laquelle nous avons été traités, se transforme en un point de référence et de crédibilité qui nous permet de retrouver la passion partagée pour créer « une communauté d'appartenance et de solidarité à laquelle nous consacrerons du temps, des efforts et des biens » (Lettre enc. Fratelli tutti, n. 36). « Jésus Christ vit vraiment » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 275) et il nous veut aussi vivants, fraternels et capables d'accueillir et de partager cette espérance. Dans le contexte actuel, il y a un besoin urgent de missionnaires d'espérance qui, oints par le Seigneur, soient capables de rappeler prophétiquement que personne ne se sauve tout seul. Le thème de la Journée Mondiale des Missions de cette année, « Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 20), est une invitation à chacun d'entre nous à “assumer cette charge” et à faire connaître ce que nous avons dans le cœur. Cette mission est et a toujours été l'identité de l'Église : « Elle existe pour évangéliser » (S. Paul VI, Exhort. ap. Evangelii nuntiandi, n. 14). La vocation à la mission n'est pas quelque chose du passé ou un souvenir romantique d'autrefois. Aujourd'hui, Jésus a besoin de cœurs capables de vivre leur vocation comme une véritable histoire d'amour, qui les fasse sortir aux périphéries du monde et devenir des messagers et des instruments de compassion. Et c'est un appel qu'il adresse à tous, même si ce n'est pas de la même manière. Rappelons-nous qu'il y a des périphéries qui sont proches de nous, au centre d'une ville, ou dans sa propre famille. Il y a aussi un aspect d'ouverture universelle de l'amour qui n'est pas géographique mais existentiel. Toujours, mais spécialement en ces temps de pandémie, il est important de développer la capacité quotidienne d'élargir notre cercle, d'atteindre ceux qui spontanément nous ne sentirions pas comme faisant partie de “nos centres d'intérêts”, même s'ils sont proches de nous. (cf. Lettre enc. Fratelli tutti, n. 97). Que Marie, la première disciple missionnaire, fasse croître chez tous les baptisés le désir d'être sel et lumière sur nos terres (cf. Mt 5, 13-14).

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