Facebook PixelAssistance médicale à la procréation : faut-il priver les enfants de père ? - Hozana

Assistance médicale à la procréation : faut-il priver les enfants de père ?

Assistance médicale à la procréation : faut-il priver les enfants de père ?

COMPRENDRE


Ouvrir l'assistance médicale à la procréation aux femmes seules ou aux couples de femmes, c'est instituer un droit à l'enfant au détriment des droits de l'enfant.  C'est priver un enfant de père. C'est encourager la marchandisation des spermatozoïdes. C'est encourager, à terme, l'autorisation de la gestation pour autrui.

Assistance médicale à la procréation : quel est l'enjeu ?

L'enjeu c'est l'ouverture de l'accès à la procréation médicalement assistée aux femmes seules ou aux couples de femmes.

Jusqu'à présent en France, l'assistance médicale à la procréation poursuivait un objectif thérapeutique, celui d'éviter la transmission d'une maladie grave ou compenser une infertilité pathologique, pour des couples homme/femme.

Mais que dit-on en faveur de l'assistance médicale à la procréation ?

On dit que la notion d'égalité est le principal argument : il s'agit de donner la possibilité à tous, couples hétérosexuels comme homosexuels, de satisfaire un désir d'enfant et de devenir parent. La filiation biologique (le lien charnel) ne serait plus l'élément fondateur : seul l'engagement, la parentalité d'intention, seraient importants.

Mais à cette vision sociologique et égalitariste efface les trois enjeux éthiques majeurs : 

  • D'abord, la privation de père serait institutionnalisée, condamnant les enfants à une double peine : les priver d'une partie de leur origine biologique et les priver de toute relation paternelle constitutive de leur identité. Pourtant, la Convention internationale des droits de l'enfant pose dans son article sept, le droit pour chaque enfant « de connaître ses parents et d'être élevé par eux ».


  • Deuxième enjeu éthique majeur, la marchandisation des gamètes, c'est-à-dire des spermatozoïdes et des ovules. Actuellement, les gamètes sont déjà en nombre insuffisants pour satisfaire l'assistance médicale à la procréation à visée thérapeutique. Le risque amené par l'ouverture de l'assistance médicale à la procréation aux femmes seules et aux couples de femmes, c'est qu'émerge un véritable marché commercial du sperme, et l'abandon du principe de gratuité.


  • Troisième enjeu éthique, le risque d'eugénisme : l'élargissement de l'assistance médicale à la procréation au-delà du champ thérapeutique, y compris aux couples hétérosexuels fertiles qui choisiraient telle ou telle caractéristique pour leur enfant, ouvrirait la voie à la sélection des individus, c'est-à-dire un eugénisme légal.


PRIER

« Tu as du prix à mes yeux, tu as de la valeur et je t'aime », c'est en ces termes que le prophète Isaïe exprime la qualité de regard de Dieu sur l'homme. (Isaïe 43 :04)

L'enfant est don de Dieu. Toute naissance est une occasion d'action de grâces, occasion de remercier le Seigneur. Les membres de l'Eglise entendent la souffrance des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants. C'est pourquoi ils souhaitent les accompagner afin qu'ils puissent découvrir leurs propres fécondités qui ne sauraient se réduire à la génération. 

Notre époque voit un nombre grandissant de familles blessées que les catholiques ont à cœur d'accompagner sans jugement, avec patience et miséricorde. Dans ces nouvelles relations qui s'instaurent, les personnes souffrantes sont amenées à découvrir, à la lumière de la Parole de Dieu, le prix qu'elles ont aux yeux du Seigneur et la charité dont elles sont capables malgré le poids des blessures.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Gestation pour autrui : quand le corps devient un produit marchand

Publication #2Initialement publiée le 8 octobre 2020

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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