Facebook PixelIntermède du 15 septembre: Notre-Dame des Sept Douleurs - Hozana

Intermède du 15 septembre: Notre-Dame des Sept Douleurs

Intermède du 15 septembre: Notre-Dame des Sept Douleurs

(Image ci-dessus: Simon Marmion, "Mater dolorosa", fin du XVème siècle).


Lectures

Évangile selon saint Luc 2, 33-35 :

« 33 Le père et la mère de l'Enfant étaient dans l'admiration des choses que l'on disait de lui.

34 Et Siméon les bénit et dit à Marie, sa mère : " Cet Enfant est au monde pour la chute et la résurrection d'un grand nombre en Israël, et pour être un signe en butte à la contradiction ; —

35 vous-même, un glaive transpercera votre âme ; — et ainsi seront révélées les pensées cachées dans le cœur d'un grand nombre. " »


Évangile selon saint Jean 19, 25-27 :

« 25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie-Madeleine.

26 Jésus, ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : " Femme, voilà votre fils. "

27 Ensuite il dit au disciple : " Voilà votre mère. " Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »


Méditation

Stabat mater dolorosa par le Père Franciscain Jacopone da Todi (XIIIème siècle) :

« Debout, la mère des douleurs
Près de la croix était en pleurs
Quand son Fils pendait au bois.

Alors, son âme gémissante
Toute triste et toute dolente
Un glaive la transperça.

Qu'elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu!

Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice?

Qui pourrait dans l'indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils?

Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.

O Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir ta grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu
Dans l'amour du Seigneur mon Dieu:
Que je lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.

Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de ses tourments.

Pleurer en toute vérité
Comme toi près du crucifié
Au long de mon existence.

Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je pleure avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.

Fais que ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l'ivresse
Du sang versé par ton Fils.

Je crains les flammes éternelles;
O Vierge, assure ma tutelle
A l'heure de la justice.

O Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
A la palme de la victoire.

A l'heure où mon corps va mourir,
A mon âme fais obtenir
La gloire du paradis. »


Prière

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix ("Édith Stein"), prière à Notre-Dame des Douleurs :

« Aujourd'hui avec Vous, Notre-Dame des Douleurs, au pied de la Croix, j'ai senti plus profondément que jamais que là, et là seulement Vous êtes devenue notre Mère. Les mères d'ici-bas elles-mêmes accomplissent fidèlement les dernières volontés de leurs fils. Mais Vous êtes devenue la Servante du Seigneur ; votre Vie a été toute dédiée à la Vie et à l'Être du Dieu fait homme. Et Vous avez caché Vos enfants dans votre Cœur et acheté une vie nouvelle pour chacun d'eux du sang de Vos amères douleurs. Vous nous connaissez tous, avec nos plaies et nos défauts ; mais Vous connaissez aussi l'éclat céleste dont l'Amour de votre Fils nous enveloppera là-haut. Aussi guidez-Vous attentivement nos pas chancelants et ne trouvez-Vous aucun prix trop élevé pour nous conduire au Ciel. Mais ceux que Vous avez choisis comme compagnons pour entourer avec Vous le Trône éternel doivent ici-bas se tenir au pied de la Croix, et du sang de leurs amères douleurs acheter la Gloire céleste pour les âmes que le Fils de Dieu leur a confiées. Ainsi soit-il. »  


En ce jour où nous faisons mémoire de Notre-Dame des Douleurs, unissons nos souffrances physiques, morales et spirituelles à celles endurées ici-bas par notre Mère céleste, et prions le Rosaire !


Sainte fête de Notre-Dame des Douleurs à tous !

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

12 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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