"Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant"

"Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant"

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme tout le monde était dans l'admiration devant tout ce qu'il faisait, Jésus dit à ses disciples : « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu'ils n'en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l'interroger sur cette parole. (Lc 9, 43b-45)

Dieu naîtra en nous

Grâces te soient rendues, ô Esprit qui souffles où tu veux (cf. Jn 3, 8) ! Je vois que par l'effet de ta grâce, ce n'est pas une, mais d'innombrables âmes de fidèles qui sont grosses du Fils de Dieu, ce noble rejeton. Protège ce qui est ton œuvre ! Que pas une de ces âmes n'avorte ni ne rejette, informe ou mort, le divin enfant qu'elle a conçu.

Vous aussi, heureuses mères d'un si glorieux enfant, veillez sur vous jusqu'à ce que le Christ soit formé en vous. Veillez à ce qu'aucun choc extérieur trop rude ne vienne blesser ce tendre fruit ; veillez à n'absorber, en cet estomac qu'est votre âme, rien qui tue l'esprit que vous avez conçu. Ayez égard, sinon à vous-mêmes, du moins au Fils de Dieu que vous portez.

Gardez donc vos cœurs avec toute vigilance, car de là sortira la vie ; ceci lorsque, le fruit arrivé à terme, l'enfantement s'accomplira, et que la vie du Christ, qui pour l'instant est cachée dans vos cœurs, se manifestera dans votre chair mortelle. Déjà, vous avez conçu l'esprit de salut (cf. Is 26, 18), mais vous êtes encore en travail ; vous n'avez pas encore enfanté. Laborieux est ce travail, mais combien consolant l'espoir de l'enfantement ! Car celui qui à présent est conçu, Dieu, en nos esprits, en les configurant à son Esprit de charité, naîtra alors comme homme en nos corps en les configurant à son corps de clarté, cette clarté en laquelle il vit et est glorifié.


Bx Guerric d'Igny

Le bienheureux Guerric († 1157) fut abbé de l'abbaye cistercienne Notre-Dame d'Igny, en Champagne, de 1138 environ à sa mort.


Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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