Là où l'Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté

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Quand on se convertit au Seigneur, le voile est enlevé. Or, le Seigneur, c'est l'Esprit, et là où l'Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté Et nous tous qui n'avons pas de voile sur le visage, nous reflétons la gloire du Seigneur, et nous sommes transformés en son image avec une gloire de plus en plus grande, par l'action du Seigneur qui est Esprit. 2 cor 5, 16-18

Prions pour que l'Esprit Saint nous apprenne que notre liberté,  don suprême de l'Amour, se vit dans la totale dépendance à Dieu.

Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. Gal 5,13

Pour aller plus loin

Saint Jean , nous prévient que le pire chemin pour s'éloigner de Dieu est de se renfermer sur nous-mêmes. Dieu devrait pourtant savoir que nous sommes pécheurs et que nous ne savons pas aimer. Alors pourquoi tant d'amour de la part de Dieu envers sa créature ? Parce que « Dieu est Amour »*. Il est amour en lui-même : chacune des personnes de la Trinité aime les deux autres, mais cet amour veut se répandre en dehors de Dieu.

L'amour de Dieu n'a pas de limite, il veut embrasser tous les hommes de tous les lieux et de tous les temps. L'amour de Dieu ne connaît qu'une limite : notre propre volonté, notre propre liberté. Le salut nous est donné en Jésus-Christ par pur amour sans que nous le méritions le moins du monde. Il s'agit ici de ceux qui connaissent Jésus et qui ne veulent pas avoir part au salut. Ceux qui n'ont pas besoin du salut, mais qui se croient assez forts pour se passer de la grâce donnée par le Seigneur.

Pour avoir part au salut, il nous faut d'abord nous reconnaître pécheurs et nous savoir tributaires de la seule grâce de Dieu. Seul je ne peux rien, mais avec la grâce de Dieu, fort de se savoir aimé d'un amour fou, je peux me tourner vers le juste juge, celui qui fait miséricorde.

Une retraite dans la ville.

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Les dictionnaires soufflent une distinction fort utile : on entreprend quelqu'un et on entreprend quelque chose. En régime chrétien, Dieu est toujours au commencement et à la fin sans cesser d'accompagner le mouvement. Il prend l'initiative de nous entreprendre de telle manière que nous lui répondions en parole et en acte. Ainsi nos actions participent de son oeuvre toujours fulgurante et éternelle.


Dieu sait parler à notre coeur
«Entreprendre quelqu'un», c'est «engager avec lui une discussion serrée pour l'amener à changer son point de vue». En Jésus-Christ, Dieu est venu entreprendre l'homme. Il est venu nous causer à un moment de l'histoire d'une manière telle que sa Parole résonne dans tous les temps jusqu'au nôtre.
À chaque fois que nous ouvrons l'Évangile, ou que nous ouvrons grand nos oreilles à sa proclamation, c'est le Christ qui nous entreprend.
Il nous expose la relation qu'il vit avec le Père, il nous raconte ses projets pour l'humanité. Ses actes mêmes sont posés d'une manière telle que nous en sommes quasi bénéficiaires et que pour le moins, ils font partie de son entreprise envers nous.
Il révèle à l'homme un potentiel d'amour qui pourrait changer la donne de la vie. Entreprendre quelqu'un, c'est aussi le séduire. Et Dieu sait parler à notre coeur.
Dans le cours de sa vie, l'homme est régulièrement conduit à réinterroger le sens de son existence. Il portait des idéaux, il avait une vision d'une vie réussie, or les événements et les accidents de la vie l'amènent immanquablement à mesurer l'écart entre l'imaginé et le réel.
Il veut faire face aux limites du présent, pour s'en sortir de la manière la plus constructive. Il réfléchit l'histoire de sa propre histoire, les grands tournants de sa vie. Il voit les décisions fondatrices et les actes manqués.
Sa biographie est une question sur le passé qui ouvre le futur : comment et pourquoi est-il devenu ce qu'il est maintenant ? Que peut-il devenir ? S'il est un tant soit peu croyant, l'homme qui s'interroge sur son histoire rencontre au fond de lui-même une exigence d'amour et de vérité.
Cette exigence au cœur de l'homme est encore une manifestation de l'entreprise dont il s'agit ici. Comme le disent les pères du concile Vatican II, Dieu attend l'homme au fond de sa conscience pour qu'il décide avec lui de sa vie (Gaudium et spes, n° 14).

Entrepris pour entreprendre
Dieu entreprend l'homme au sein de l'histoire, et l'homme rencontre au fond de sa conscience l'entreprise divine.
En Jésus-Christ, ces deux thèmes sont fondus. Jésus est tellement en phase avec le Père céleste qu'il ne fait rien qui ne soit en même temps l'œuvre du Père dans la force de l'Esprit. Il voit l'œuvre du Père, il voit les plans, de sorte que tout ce qu'il fait est toujours manifestation de la pleine liberté humaine qui consent à la volonté divine et ne pourrait faire sans : «Le Fils ne peut rien faire de lui- même» (Jean 5, 19).
En Jésus-Christ, nous comprenons que nous sommes entrepris pour entreprendre, mais que nos entreprises participent de l'entreprise de Dieu.

Une démarche contemplative
Que ce soit dans la révélation de la charité en Jésus-Christ, ou dans l'exigence de vérité et d'amour au cœur de l'homme, l'entreprise divine est claire : il s'agit de libérer la puissance de l'amour dans l'entière humanité. Il nous aime pour que nous puissions aimer, librement et en vérité.
Du coup, la première démarche est essentiellement contemplative : voir, scruter, examiner, analyser la manière dont Dieu s'y prend pour déployer son action, comme un apprenti admiratif du métier du maître.

Ceci se fait particulièrement dans la lecture précise de l'Écriture sainte, mais aussi dans l'étude de l'histoire sainte continuée au fil des siècles.
À cette action du maître, la liturgie nous donne d'avoir un accès au présent. En tout ce travail contemplatif, une question peut et doit nous tarauder : comment Dieu s'y prend-il pour accomplir son œuvre ?
La contemplation de l'œuvre divine a deux effets. D'une part, elle nous fait participer à son intelligence, à son style.
Le choix des pauvres comme pivot de l'action n'est pas le moindre des aspects de l'entreprise. L'association et la coopération dans l'alliance des différences, jusqu'au retournement de ce qui semblait opposé, constituent les traits d'une communion active qui émerge comme vérité.

Nous entrons dans ses plans, dans sa vision, dans sa méthode, dans l'intelligibilité de son entreprise. Nous comprenons la création, le péché, le salut dans son intégralité.
D'autre part, la contemplation nous établit dans la force de l'Esprit, de sorte que nous sommes saisis dans le mouvement qui va de l'amour à l'amour.
Pressés par l'amour que nous expérimentons, nous sommes impatients de son accomplissement dans notre monde, en toutes les personnes et en toutes les institutions sociales, économiques et politiques. La communion de l'amour devient à la fois notre bain et notre horizon.

Conjuguer l'amour et la vérité
L'action de Dieu, contemplée, nous conduit à prendre notre place dans l'entreprise divine au cœur du temps présent, avec les redoutables questions actuelles.
Notre amen se déploie dans une disponibilité radicale à vouloir, à l'instar du Fils, faire la volonté du Père.
Forts de l'Esprit, nous cherchons la conjugaison de l'amour et de la vérité. Qu'est-ce qu'aimer vraiment, à la manière de Jésus, dans les situations qui sont les nôtres ?
Comment porter et étendre la communion par-delà les frontières idéologiques, financières et politiques ? Chercher la vérité de l'amour : il y faut de l'entraide sociétale et ecclésiale.
Chercher, discerner, puis obéir, c'est-à-dire agir, ou «entreprendre», dans son sens plus habituel : «mettre à exécution un projet nécessitant des moyens, des efforts, une coordination. »

Ainsi nos entreprises répondent à l'entreprise divine et y trouvent leur configuration.
En langage johannique, on dirait que nos œuvres manifestent l'œuvre du Père et y participent. Mais nos œuvres ne sont jamais à distance de nous-mêmes. Elles expriment notre identité, comme les œuvres du Fils manifestent son être-dans-le-Père.
Quand nous nous interrogeons sur le «quoi faire ?», sur l'exigence d'amour et de vérité au fond de notre conscience, sur l'entreprise nécessaire, nous sommes cueillis par Dieu dans ce que nous sommes en lui. Et comme en un miroir concave, nous voyons ce que nous avons à devenir. Ainsi, Dieu exerce sa providence sur ce monde.
P. Luc Dubrulle, directeur de l'Institut d'études religieuses à l'Institut catholique de Paris

https://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Volonte-de-Dieu/La-volonte-de-Dieu-dialogue-avec-la-liberte-de-l-homme


Gardons notre foi en Dieu, Il ne nous abandonnera pas.

N'hésitons pas à partager dans cette communauté ce que nous mettons en place au quotidien pour (re)donner à Dieu la première place.

Soyons sources d'encouragement les uns pour les autres


Prière de la communauté

Lettre aux Ephésiens 5, 8-11

Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ;

Merci ! 125 personnes ont prié

4 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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