Facebook PixelVenez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. - Hozana

Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu.

Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu.

Les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu'ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l'on n'avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l'écart. Mc 6, 30-32

Prions pour que l'Esprit Saint nous donne la grâce de comprendre l'importance de prendre du repos avec Dieu, en Dieu, et pour Dieu.


Méditation :

Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Heb 4: 9-11

Pour aller plus loin : 

« Venez à l'écart, vers un lieu désert et reposez-vous un peu  » (Mc 6,31)
Prendre des vacances, n'est-ce pas rompre avec les occupations habituelles, s'éloigner pour prendre du recul, goûter un certain délassement ? Mais vacances et repos ne sont pas toujours synonymes !
La Bible permet une approche intéressante de la notion de « repos ». C'est un terme, qui avec ses composantes verbales, est beaucoup présent dans les textes bibliques.
On voit l'homme biblique à la recherche du repos
« Voici que toute la terre est tranquille et en repos » (Za 1,11).
« Le peuple épargné par le glaive … va bientôt goûter le repos » (Jr 31,2).
Il a aussi le souci de faire se reposer celui qui est fatigué
« Voici un lieu de repos, faîtes se reposer celui qui est épuisé » (Is 28,12).
« Venez à l'écart, vers un lieu désert » … recommande Jésus à ses fidèles disciples harassés. En effet « les gens allaient et venaient nombreux », dit le texte de Marc, et ils n'avaient même pas le temps de manger » ! (Mc 6,31s).
L'homme ne trouve pas toujours ce repos auquel il aspire
Jérémie, accablé par sa mission « ne trouve pas de repos » (Jr 45,3).
Jésus Lui-même, comme les prophètes, « n'a pas où reposer la tête » (Mt 8,20 // Lc 9,58).
Job se plaint « qu'il n'a ni calme, ni tranquillité, ni repos », il n'a que « tourment » !
Quant à Jérusalem, « elle ne trouve pas de repos » (c'est-à-dire une stabilité de situation face à ses ennemis - Lm 1,3).
Mais Dieu veille à ce que ses enfants trouvent des lieux de repos.
« Dis-moi, toi que mon cœur aime où tu fais paître ton troupeau, où tu le fais reposer à midi… » (Ct 1,7).
« Il me fait reposer près des verts pâturages, Il me conduit vers les eaux tranquilles » (Ps 23,2).
Le « lieu de repos » est un lieu choisi par le Seigneur : « lieu choisi par le Seigneur votre Dieu pour y faire demeurer Son Nom… » (Dt 12,11).
Dieu aussi cherche un « lieu de repos » :
« Quelle maison allez-vous me bâtir, dit le Seigneur, et quel sera le lieu de mon repos ? »
Quelles sont les conditions d'un vrai repos ?
N'est-ce pas, dans la Bible, comme pour aujourd'hui, trouver un endroit adéquat à l'écart de toute agitation, un lieu demandé et donné par le Seigneur ?
C'est rester à l'écoute de Sa Parole, chercher en Lui son repos, car « si tu n'écoutes pas la voix du Seigneur ton Dieu…. tu n'auras pas de repos pour la plante de ton pied… » ! (Dt 28,65).
Jésus, dans sa compassion pour tous ceux qui ploient sous la tâche, reprend l'appel de Dieu à trouver, en Lui, le repos :
« Venez à moi, dit Jésus, vous tous qui peinez et ployez sous le poids du fardeau et Moi je vous donnerai le repos » (Mt 11,28).
Mais on ne peut rien sans l'Esprit Saint. Déjà dans le Premier Testament, on voit que le repos est un Don de l'Esprit de Dieu :
« L'Esprit du Seigneur les menait au repos, c'est ainsi que tu as conduit ton peuple » (Is 63,14).
Dans le judaïsme, le Shabbat, le 7e jour de la semaine, est un Jour de repos à part. Mais le mot hébreu « shabbat » renvoie plus à l'idée de « cessation » que de repos proprement dit. Après les six jours de la création « Dieu s'arrêta » (traduit le plus souvent dans nos Bibles par « Dieu se reposa »).
En Genèse (Gn 2,2-3), trois actes marquent le septième jour : Dieu s'arrête, Il bénit, Il sanctifie : « Dieu arrêta au septième jour toute l'œuvre qu' Il avait faite, Dieu bénit le septième jour et le sanctifia … » (Gn 2,2-3).
Le judaïsme est une « religion du temps tendant à la sanctification du temps – Chaque heure est unique et infiniment précieuse » (Abraham Heschel, les « Bâtisseurs du temps »).
Le temps offert à Dieu est rythmé par un certain nombre de fêtes pour le Seigneur dont le Shabbat, signe d'Alliance avec Dieu, qui est la fête la plus importante des fêtes juives.
La sanctification du Shabbat se vit dans la prière personnelle, et communautaire à la Synagogue où le peuple est convoqué par Dieu, dans la rencontre fraternelle, le rituel familial, et l'étude de la Torah.
« Faire Shabbat, c'est savoir abandonner périodiquement ce qu'on peut imaginer « avoir », apprendre à « rendre à Dieu ce qui est à Dieu », se défaire de l' illusion que l'on peut dominer les choses et les êtres. C'est l'occasion d'une ascèse qui est source d'enrichissement et de joie » (A.M. Dreyfus).
Se reposer, se mettre à l'écart, pour un temps, c'est rompre ce rythme d'une vie souvent trépidante, se distancer de tous les déterminismes, les images et les slogans qui nous assaillent, pour « rendre à Dieu ce qui est à Dieu », dans la tranquillité d'un lieu, d'une relation, d'une parole créatrice.

https://cplittoralouest.catholique.fr/Le-repos-dans-la-Bible.html

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Quelle est la portée symbolique du repos dans la Bible ?

Présenté comme un temps de renouvellement du corps et de l'âme, rappel de l'alliance conclue entre Dieu et son peuple, le repos occupe une place fondamentale dans la Bible. Sa première référence remonte à la Genèse : « Dieu bénit le septième jour : il le sanctifia puisque, ce jour-là, il se reposa de toute l'œuvre de création qu'il avait faite » (Gn 2, 3). Bien que couramment rendu par le terme « repos », le terme hébreu shabbat préfiguré dans ce verset signifie « cessation de l'activité ».

« Ce temps s'installe ainsi d'emblée comme un “lâcher-prise” par rapport au travail et à ses diverses occupations », explique le père Jean-Luc Ragonneau, jésuite dans le diocèse de Marseille (Bouches-du-Rhône) et fin connaisseur de la thématique biblique (1). Dès ce premier récit, le Créateur « instaure une structure temporelle que l'homme est invité à reprendre à son humble niveau : pendant six jours, ce dernier accumule des choses, les déplace, les change, les travaille… Mais le septième jour – jour du shabbat – il laisse la création être, pour prendre le temps de retrouver Dieu dans sa plénitude », précise Yann Boissière, rabbin du Mouvement juif libéral de France (MJLF) et président de l'association interconvictionnelle « Les voix de la paix ».

Inscrite dans le sillon historique de la libération du peuple hébreu, asservi sous l'Égypte des Pharaons (Ex 20, 2), l'observance de ce jour de repos revêt pour la première fois un caractère obligatoire dans le Livre de l'Exode : « Le septième jour est le jour du repos (…) : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui est dans ta ville » (Ex 20, 10). En insistant sur l'universalité de ce jour de repos, « ce commandement, qui rappelle que les hommes n'ont pas toujours été libres de faire shabbat, fut révolutionnaire en son temps », note encore le rabbin Yann Boissière, qui a notamment dispensé des cours sur le sujet à la synagogue de la rue Gaston-de-Caillavet (Paris 15e). Le repos est enfin vécu, dans l'Ancien Testament, comme un temps, festif, de recueillement. « Si tu nommes délices le shabbat et déclares glorieuxle jour saint du Seigneur, si tu le glorifies (…), alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur » (Is 58, 1-14). En enjoignant aux fidèles de se défaire de l'accumulation d'objets superficiels, de délaisser leurs activités pécuniaires, la parole du prophète prône, lors de cette coupure hebdomadaire, un retour aux plaisirs et aux relations vrais : le partage du pain, l'accueil de l'étranger et le souci de l'hospitalité, l'aumône aux plus pauvres…

Quelles instructions donne la Bible pour vivre pleinement le shabbat ?

Solennité la plus importante du calendrier juif, le shabbat est donc par essence un jour de joie et de prière, invitant à laisser de côté toutes les préoccupations de la semaine. C'est dans ce souci de vouloir garantir les conditions d'un vrai repos que semblent avoir été édictées plusieurs règles précises dans les textes bibliques : l'interdiction formelle d'accomplir quelque « besogne » (Ex 20, 10), d'« allumer un feu » (Ex 35, 2-3), de « labourer » ou encore de « moissonner » (Ex 34, 21).

S'appuyant sur le Pentateuque, les premiers sages de la Mishna (2) ont plus tard décrété que les activités de base proscrites pendant le shabbat étaient celles qu'avait nécessité, dans le Livre de l'Exode (chap. 25 à 30), la construction du Tabernacle qui aurait abrité l'arche d'alliance pendant la fuite d'Égypte. Battre le blé, écorcher un animal, tanner une peau, donner des coups de marteau afin de parachever un ouvrage, trier, porter un objet d'un domaine à un autre, faire cuire du pain… « Les rabbins du Talmud ont ensuite identifié, à partir de cette séquence biblique, 39 matrices de toutes formes de travail et élaboré autour de celles-ci une législation bien précise pour la célébration du shabbat », précise Yann Boissière.

L'observance de ce « jour de repos » varie-t-elle aujourd'hui au sein des différents courants du judaïsme ? « Quelles que soient leurs sensibilités, les fidèles s'appuient sur les mêmes textes de référence », affirme le rabbin, en ajoutant que, « sur la question du shabbat, le judaïsme n'est pas une histoire de tout ou de rien : si on ne fait pas tout ce jour-là, on n'est pas non plus obligés de ne rien faire. À chacun de trouver le sens de sa pratique… »

Comment la Bible peut-elle guider notre conception du repos, mise à mal par un rythme effréné ?

Quand les responsabilités – familiales, professionnelles, financières… – se font trop pressantes,« la Bible peut guider les fidèles dans leur quête de repos, en les invitant à retrouver le sens de l'essentiel, et à confier, lorsqu'ils jugent que celles-ci sont trop lourdes, leurs charges au Christ », explique encore le père Jean-Luc Ragonneau, en citant ce passage de l'Évangile de saint Matthieu, dans lequel Jésus s'adresse à la foule en ces termes : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes » (Mt 11, 28-29).

En cette période estivale, le jésuite préconise de mettre à profit les vacances pour « prendre le temps d'identifier quelles peuvent être les chaînes qui sont sources d'épuisement dans nos vies quotidiennes, afin d'apprendre à nous en détacher, même ponctuellement ». Savoir éteindre son smartphone, sa télévision, prendre du recul, limiter les médiations pour retrouver le sens de la rencontre avec l'autre, privilégier ou resserrer les liens familiaux, retrouver une forme de proximité avec la nature… « Sans nous obliger nécessairement à passer une semaine dans une maison d'exercices spirituels, ce détachement, prémices du vrai repos, pourra ainsi nous aider à nous extraire des nécessités immédiates pour nous ouvrir à d'autres, beaucoup plus profondes. »

                                                                                  

(1) Auteur en juillet 2017 de l'article « Les vacances, ”faire sabbat” » publié sur le site du diocèse de Marseille.

(2) Ouvrage considéré comme la plus importante des sources rabbiniques, obtenu par compilation des lois orales juives.

https://www.la-croix.com/Journal/Le-repos-Bible-2018-07-14-1100955006

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Gardons notre foi en Dieu, Il ne nous abandonnera pas.

N'hésitons pas à partager dans cette communauté ce que nous mettons en place au quotidien pour (re)donner à Dieu la première place.

Soyons sources d'encouragement les uns pour les autres


Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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