Facebook Pixel7. « Prenez sur vous ζυγόν μου mon joug. » (Mt 11, 29) - Hozana

7. « Prenez sur vous ζυγόν μου mon joug. » (Mt 11, 29)

Prière :

Jésus, nous voulons T'aimer davantage. Nous voulons marcher dans toutes Tes voies. Viens à notre aide.

Jésus, nous voulons nous attacher à Toi. Viens à notre aide.

Jésus, nous voulons suivre Tes enseignements, devenir Tes disciples, devenir Tes élèves. Viens à notre aide.

Jésus, nous acceptons d'être enseigné par Toi, le Roi des rois. Viens à notre aide pour que nous soyons en mesure de bien comprendre ce que Tu veux nous dire.

Jésus, nous acceptons d'être comme des enfants, sans orgueil et prêts à recevoir ton enseignement. Jésus nous prenons sur nous le joug de ton enseignement, car il est léger et doux.

Jésus, nous acceptons d'enseigner à notre tour ce que nous avons reçu de Toi. Viens à notre aide pour que nous soyons en mesure de bien enseigner ce que Tu nous as Toi-même transmis. Donne-nous Ton humilité.

Jésus, nous acceptons de devenir nous-mêmes des divulgateurs de Ton enseignement, devenir des enseignants de Ta Parole. Viens à notre aide.


« 27 Tout m'a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.

28 Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

29 Prenez sur vous ζυγόν μου mon joug (littéralement, le joug à moi), devenez mes disciples ou καὶ et μάθετε recevez les instructions ἀπ᾿ ἐμοῦ de moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.

30 Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11, 27-30)

Quelques anciens ici, vous le diront mieux que moi, les ânes, eux aussi labourent avec un joug. Ils ont un joug spécial adapté pour eux pour pouvoir labourer. Ainsi le joug des ânes n'est pas le même que le joug des boeufs. Le ζυγός lugos le joug en grec a aussi le sens de balance. Nous comprenons bien pourquoi. Comme les deux plateaux d'une balance, le joug permet à deux animaux de tirer la charrue. Nous y voyons aussi la capacité des animaux à travailler ensemble. Même si le joug les y contraint d'une certaine manière, ils acceptent de fournir un effort ensemble. Voilà une qualité que Jésus requiert de nous lorsqu'il nous dit :

« 29 Prenez sur vous ζυγόν μου mon joug (littéralement, le joug à moi), devenez mes disciples ou καὶ et μάθετε recevez les instructions ἀπ᾿ ἐμοῦ de moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. 30 Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11, 29-30)

Le « devenez mes disciples » ou « recevez mes instructions » peut encore être compris comme : « recevez mon enseignement » Jésus reprend là, d'une certaine manière les paroles de son Père, en effet, il vient de signifier : « personne ne connaît le Père, sinon le Fils », or voici les paroles de son Père : « Maintenant, Israël, écoute les lois et les ordonnances que je vous enseigne. Mettez-les en pratique, afin que vous viviez. » (Dt 4, 1) Cette citation montre qu'à partir de l'enseignement du Père, de notre Seigneur et notre Père, nous pouvons recevoir la vie si nous nous y configurons. Il faut savoir qu'en hébreu apprendre de manière intensive, c'est enseigner, les deux verbes sont plus proches qu'en français.

Il a appris se dit        : לָמַד lamad  

Il a enseigné se dit    : לִמֵד limed  à la forme intensive piel

Voici une autre exhortation à écouter l'enseignement ou à apprendre du Père : « Ecoute, Israël, les lois et les ordonnances que je vous fais entendre aujourd'hui. Apprenez-les, et mettez-les soigneusement en pratique. » (Dt 5, 1)

Ainsi, Jésus enseigne dans la droite ligne de son Père et de l'enseignement de la première alliance :

« 29 Prenez sur vous mon joug, recevez mon enseignement, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. 30 Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11, 29)

Pour conclure, nous ne pouvons pas ne pas mettre le doigt sur l'importance, d'apprendre de manière intensive, qui est le sens original à donner à l'acte d'enseigner. C'est pourquoi, nous tous ici, nous allons trouver quelqu'un à enseigner, quelqu'un avec qui partager l'enseignement de Jésus, nos enfants, une amie, un collègue, une personne rencontrée au hasard des chemins. Acceptons à la fois le rôle d'enseigné et d'enseignant que Jésus nous confère.

Ecoutons encore avec quelle insistance Jésus a dû lui aussi recevoir l'enseignement de son père Joseph et de Marie sa mère : «  16 Gardez-vous de laisser séduire votre coeur, de vous détourner, de servir d'autres dieux et de vous prosterner devant eux.  17 La colère de l'Eternel s'enflammerait alors contre vous; il fermerait les cieux, et il n'y aurait point de pluie; la terre ne donnerait plus ses produits, et vous péririez promptement dans le bon pays que l'Eternel vous donne.  18 Mettez dans votre coeur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux. 19 Vous les enseignerez à vos enfants, et vous leur en parlerez quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.  20 Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.  21 Et alors vos jours et les jours de vos enfants, dans le pays que l'Eternel a juré à vos pères de leur donner, seront aussi nombreux que les jours des cieux le seront au-dessus de la terre. » (Dt 11, 16-21)

Il est très vraisemblable que Jésus ait pu vivre avec ses parents ce que décrit le passage ci-dessus. Jésus a donc dû entendre Joseph et Marie l'enseigner des choses de Dieu lorsqu'il était dans ta maison, lorsqu'il partait en voyage, quand il se couchait et quand il se levait, c'est-à-dire à tout moment de la journée, à toute occasion, les parents devaient glorifier, rendre grâce, louer le Seigneur et Jésus se joignait à eux.

Finalement quelle motivation le Seigneur Jésus veut-il nous donner ?

« 29 Prenez sur vous mon joug, recevez mon enseignement, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. 30 Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11, 29)

Jésus sait que la plupart du temps, Dieu a le désir de libérer les hommes et son peuple de toute servitude. Il est celui qui ôte toutes sortes de jougs, celui qui nous soulage d'un fardeau trop lourd à porter. « Je les tirai avec des liens d'humanité, avec des cordages d'amour, Je fus pour eux comme celui qui aurait relâché le joug près de leur bouche, Et je leur présentai de la nourriture. » (Os 11, 4)

Le joug n'est pas vu seulement comme une charge inhumaine qu'il faut à tout prix enlever. Il existe aussi une vision du joug différente, d'autres références bibliques certes moins nombreuses dont Jésus avait connaissance. En effet, l'Evangile de Matthieu fait allusion à cette autre manière de voir le joug.

Il est presque certain que Jésus ne pouvait ignorer les deux textes ci-dessous, qui considèrent le joug comme un élément positif et essentiel de la vie spirituelle : « Il est bon pour l'homme de porter le joug dans sa jeunesse. Il se tiendra solitaire et silencieux, Parce que l'Eternel le lui impose. » (Lam 3, 27-28) Le silence et la solitude, nous le savons sont propices pour rencontrer Dieu. Jésus lui-même le savait et pratiquait cette rencontre avec Dieu seul à seul avec son Père et dans le silence. « Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. » (Lc 1, 35) Parfois cette solitude et ce silence pouvait durer toute une nuit : « En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. » (Lc 6, 12)

Un deuxième texte voit aussi le joug comme un élément fondamental pour notre vie spirituelle : « J'irai vers les grands, et je leur parlerai; Car eux, ils connaissent la voie de l'Eternel, La loi de leur Dieu; Mais ils ont tous aussi brisé le joug, Rompu les liens. » (Jér 5, 5) Ici le joug est vu d'une part comme un lien d'amour qui nous lie à Dieu, et d'autre part, nous voyons qu'il s'agit du joug de son enseignement. Le texte ajoute que certains hommes refusent ce joug.

Jésus nous enseigne, Jésus souhaite que nous l'écoutions. Mais il y a plus, comme un Père a soif de l'amour de ses enfants, Jésus aussi a soif de notre amour. Puissions-nous donc suivre l'enseignement de Jésus de la même manière que Jésus lui-même a suivi l'enseignement de son Père : « Vous les mettez en pratique (toutes ces lois et ces décrets) pour aimer l'Eternel, votre Dieu, pour marcher dans toutes ses voies et pour vous attacher à lui. » (Dt 11, 22)

Il est probable que Jésus ait pu voir des ânes qui étaient en train de labourer avec un joug sur la nuque. Jésus devait savoir aussi qu'il ne faut pas labourer n'importe comment : « Tu ne laboureras point avec un boeuf et un âne attelés ensemble. » (Dt 22, 10) Il est possible que Jésus ait eu l'occasion de déposer un joug sur les deux ânes de la famille et les ait conduit pour labourer. N'imitons pas ceux qui refusent le joug du Seigneur et qui rompent les liens avec Lui. Tentons de recevoir le joug que Jésus veut nous donner comme les ânes le recevaient, avec docilité.

Acceptons le joug de Jésus sur notre vie, le joug de Jésus est un joug d'amour, son enseignement nous rend heureux, nous évite de tomber dans les pièges de l'Ennemi, nous rend victorieux de nos addictions et de nos péchés. Oui Jésus nous rend forts. Nous nous attachons à Lui. Il est notre Maître et notre Seigneur, nous suivons Son enseignement. Son joug qui est doux et léger nous apporte un vrai bonheur dans tous les états de notre vie, comme prêtre, comme homme ou femme marié, comme père ou mère de famille, dans notre vie professionnelle, ecclésiale ou dans nos loisirs.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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