Dans la tempête, où es-tu ? (Temps ordinaire - Mardi XIII) - Hozana

Dans la tempête, où es-tu ? (Temps ordinaire - Mardi XIII)

Dans la tempête, où es-tu ? (Temps ordinaire - Mardi XIII)

(image web libre de droit pixabay)

Christ est parmi nous, il nous a laissé son Esprit, il veut que nous bâtissions son Eglise. Rendons nous dignes de notre Seigneur : prions et veillons, car nul ne sait ni le jour ni l'heure.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Saints premiers martyrs de l'Église de Rome, accusés par Néron de l'incendie de la ville, puis torturés et tués, premiers chrétiens, priez pour nous.

De l'Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu :  

En ce temps-là, comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Les disciples s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? » (Mt 8, 23-27)

On m'a dit un jour que c'est dans la difficulté et l'urgence que l'on juge la valeur d'un homme. En effet, il y a ceux, qui, jusque-là si prisés, fuient, ou accusent, ou s'énervent, entrent dans des colères monstres, essaient de faire porter la culpabilité aux autres. Il y a en d'autres qui ne se sentent pas concernés, et restent là, béats, comme des statues, à laisser faire. Et puis il y a les courageux, qui avec calme et détermination, font ce qu'il est bon de faire, assument ce qui doit l'être, en payent parfois les conséquences, mais ont une attitude juste.

La tempête, c'est tous les jours qu'elle sévit. Elle prend de nombreuses formes. Dans notre cœur et notre esprit, naissent parfois de nombreux sentiments délétères, comme la culpabilité ou la peur, qui peuvent nous pousser dans la spirale et l'enfer de la dépression mélancolique. La colère et la haine peuvent embraser toute notre âme, et nous pousser dans les bras des ténèbres. Lorsque la maladie s'installe, elle balaye tout sur son passage, laissant un tas de ruine. Au sein des familles, des crises horribles sont à l'origine de fractures fratricides, comme la mort, les problèmes financiers, l'alcool ou la drogue. Les entreprises connaissent des situations, nous le savons, qui peuvent anéantir la vie de nombreux salariés.

Les pays, les états connaissent aussi les ouragans, au propre comme au figuré. Les catastrophes naturelles sont cruelles et incontrôlables, les pandémies touchent chacun dans toutes les strates sociétales, nous l'avons bien connu ces derniers temps, avec ce microbe qui a mis à l'arrêt tout un système. Les crises économiques entraînent des drames sociaux, des misères, des famines et des guerres.

Le monde, dans sa globalité, est soumis à ces frasques, et nous saisissons bien à quel point, malgré notre technologie et notre civilisation, nous sommes si fragiles et si sensibles.

Doit-on dresser d'avantage ce portrait sombre de notre condition ? Au risque de paraître pessimiste, on pourrait tendre à édulcorer la réalité. Or, constater cela, ce n'est ni plus ni moins l'aveu de notre impuissance. Nous, pauvres pécheurs, mortels, ne sommes rien face à toi, notre Père, créateur de toutes choses. La vie, la mort, ce sont des notions qui nous dépassent. Pourquoi tel peuple est éprouvé ? Pourquoi telle région ? Pourquoi tel pays, telle ville ? Combien n'entend-on pas de voix se lever vers toi, en lamentations et en pleurs.

C'est un peu ce qui arrive aux apôtres : ils sont avec toi, Jésus, dans la barque, et chose inhabituelle, tu dors. C'est très rare et assez pour le souligner. La tempête commence, fait rage, et tout le monde s'affole, mais toi tu dors. Rien ne te réveille. Tu es dans un état apaisé. Pour toi, il n'y a pas de danger.

Alors on te réveille : mais pourquoi tu dors, pourquoi, alors que nous sommes dans la difficulté, et que nous avons peur de mourir ?

Ta réaction est sans appel : la crainte est l'aveu d'un manque de foi. Tu es là, toi, le Fils de Dieu, Dieu toi-même, deuxième personne de la Sainte Trinité, qui existe depuis les siècles. Avec le Père tu as créé l'univers, la terre, la vie et les hommes. Tu peux déplacer des montagnes et ouvrir les eaux. Le ciel s'ouvre devant toi. Pourquoi avoir peur ? Il te suffit d'un mot pour que tout s'arrête, et stupéfaction, chacun s'interroge sur ce pouvoir.

Combien de nous, dans de pareilles situations, ne nous tournons pas vers toi pour te dire : mais que fais-tu ? Es-tu en train de dormir tandis que nous souffrons ? Nous n'avons généralement pas de réponse, du moins immédiate : notre impatience, notre manque d'endurance, notre intolérance à la frustration et la douleur ne correspondent pas à ta volonté. Notre temps n'est pas le tien. Et alors, quelque temps plus tard, lorsque les choses se sont calmées, nous nous disons : finalement, le Seigneur m'a peut-être aidé.

Dans la tourmente et la fanfare le bruit nous empêche de t'écouter. Le brouillard nous aveugle et la peur nous rend muets, muets de prières et non de lamentations. Tu es là, bien là, avec nous, tu ne nous oublies pas, jamais, mais cela n'est pas dans les grands miracles que tu te manifestes, mais dans la force que tu instilles par ton Esprit. Si, dès lors, nous acceptons de nous abandonner à ta volonté, de tout te remettre, même si la tempête continuera, nous serons élevés au-dessus des nuages, avec toi, avec foi, dans ton espérance, pour traverser avec courage les mauvais moments.

Seigneur, Dieu Créateur, sois auprès de nous au moment des grandes crises, et protège nous des dégâts de ce monde, dégâts dont nous sommes souvent les coupables ;

O Christ, toi qui commandes aux éléments, sois avec nous, avec ta sérénité, avec ton sommeil salvateur, sois la lumière sur la mer qui nous dit « viens » et nous permet de marcher sur les eaux ;

Seigneur, Esprit Saint, viens nous gagner, dans nos moments de difficultés, pour passer de la lamentation à la grâce, de la défaite à la gloire ;

Par toi, Dieu le Père, créateur de toute chose ; avec toi, Dieu le Fils, Verbe Vivant ; en toi, Dieu le Saint-Esprit, qui ne cesse de souffler ses dons ; toi Dieu Un, unique et unitaire, Père, Fils et Esprit-Saint, Trinité insondable depuis le commencement, maintenant, et pour toujours, Amen !


Prière contre la pandémie de Coronavirus :

Seigneur, toi qui as guéri les malades et ressuscité les morts, en ces temps de pandémie mondiale, nous nous tournons vers toi. Pardonne-nous nos péchés et nos manquements, accueille nos prières avec miséricorde. Protège toutes les personnes atteintes par ce fléau. Accueille dans tes bras ouverts toutes les personnes qui ont quitté ce monde. Sois particulièrement et pleinement auprès de toutes les personnes au service des malades, dans tout leur dévouement et leur courage. Aide dans leurs missions tous ceux qui sont présents pour que la société continue de fonctionner. A ce moment où notre humanité est face à ses démons, éloigne-nous de tout ce qui provient du mal ! Reste auprès de nous, Dieu le Père, Créateur de toutes choses, qui veut notre bien. Marche avec nous, ô Christ : toi qui a porté ta croix, apprends-nous à porter la nôtre. Habite-nous, Esprit Consolateur, afin que nous soyons remplis des dons de force, de courage, de sagesse, de science et d'intelligence, pour rayonner de ta Lumière auprès des plus faibles. Amen.


Notre Dame du Quotidien, Mère de l'Église :

Bienheureuse Vierge Marie, mère de l'Église, toi qui étais avec les apôtres au jour de Pentecôte, lorsque l'Esprit-Saint est descendu sur eux et s'est affermi en toi, accompagne nous dans les jours simples de notre vie. Par ton exemple et celui de Saint Joseph ton chaste époux, tu nous apprends comment croire dans la sobriété et accomplir la volonté de Dieu dans l'ordinaire et le quotidien. Immaculée conception, toi qui as enfanté le Christ, Dieu fait homme, Jésus notre Seigneur, aide nous, à notre tour, à recevoir et donner la vie, à laisser naître les fruits de notre foi. Reine des cieux, reine des anges, du haut du ciel, prie pour nous et intercède auprès de ton divin fils pour le pardon de nos péchés, pour sa miséricorde, et pour qu'en nous sa volonté se fasse, dans de petits actes remplis d'amour. Amen.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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