Facebook PixelHuitième jour : demandons la grâce de la fécondité - Hozana
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L'équipe d'Hozana dans Prions pour les couples en espérance d'enfant

Publication #8Initialement publiée le 7 juin 2020

Huitième jour : demandons la grâce de la fécondité

La vie est une aventure, ose-la - Sainte Mère Térésa

Méditation audio

[ TEXTE DE LA MÉDITATION CI-DESSOUS : ]

« Si nous sommes infertiles, quel sens prend la fécondité de notre mariage ? »… « Pourquoi rester ensemble si nous ne pouvons pas donner la vie ? »… « Cette souffrance me questionne sur le sens de ma vie sur Terre. J'ai l'impression d'être la branche morte d'un arbre. »…

La blessure de l'infertilité questionne les couples souvent sur leur propre fécondité et sur le sens de leur mariage. La fécondité d'un couple se résume-elle aux enfants qu'il a ? La réponse à cette question, chacun la connait : évidemment NON ! Avoir des enfants participe à la fécondité de l'amour conjugal mais il ne la restreint pas. La fécondité du couple est appelée à être plus large, à faire germer l'amour mutuel pour qu'il soit une source de vie généreuse pour le monde.

Dans l'évangile de Jean, le Seigneur nous laisse cette parole précieuse : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit. » (Jean, 15, 5) Cette parole s'adresse à tous, mariés ou non. Elle nous invite à demeurer dans le Christ pour porter du fruit. C'est-à-dire à rester unis à son amour pour qu'il soit fécond. Il est intéressant de remarquer cette dynamique, qui peut sembler paradoxale de prime abord, entre le verbe demeurer qui appelle à l'intériorité et l'expression porter du fruit qui appelle à l'extériorité. C'est en nourrissant intérieurement une intimité avec Dieu que jaillit une fécondité tournée vers l'extérieur.

Pour les époux, la dynamique est identique. Unis à Dieu qui s'est engagé avec eux, c'est en nourrissant leur amour mutuel qu'ils trouveront leur chemin de fécondité. Il sera parfois différent que celui initialement espéré. Oui, les couples sans enfant peuvent témoigner d'une extraordinaire fécondité pour leurs proches et pour le monde, à travers leurs métiers, leurs engagements associatifs, la transmission de la foi, l'art… Le désir est un lieu de créativité, le manque peut pousser à se dépasser et à déployer de fabuleux talents. Ce désir de vie peut être si viscéral qu'il participe d'un élan de fécondité, d'un besoin de donner la vie autour de soi malgré tout. Mais cela demande du discernement à chaque couple.

Il peut être irritant de s'entendre dire qu'on peut avoir une autre fécondité quand on espère de toutes ses tripes donner la vie ! Au cœur de la souffrance certaines vérités peuvent être difficiles à accueillir. Il faut faire preuve de délicatesse sur ce sujet et respecter le rythme de chacun. Être dans le temps présent, pleurer avec ceux qui pleurent, espérer avec ceux qui espèrent, se réjouir avec ceux qui se réjouissent.

Il y a des vérités dont on peut témoigner mais dont on ne peut convaincre. Car chaque expérience est unique et singulière. La souffrance est si intime ! Et je veux remercier de tout cœur, toutes ces personnes qui ont accepté de témoigner durant ces huit jours de prière. Elles ont accepté de nous dévoiler l'intimité de leur souffrance avec humilité et générosité. Elles sont venues nous témoigner de leur confiance en Jésus, de la Miséricorde de Dieu qui apaise les cœurs, et des grâces reçues de l'Esprit Saint leur donnant la force de traverser les épreuves.

Ces couples nous invitent à oser plonger dans l'aventure de la vie … Cette force d'amour peut porter beaucoup de fruits ! Leur belle fécondité à tous nous le témoigne.

Saint Jean-Paul II affirmait dans Salvifici Doloris : « A travers les siècles et les générations humaines, on a constaté que dans la souffrance se cache une force particulière qui rapproche intérieurement l'homme du Christ, une grâce spéciale. » Merci aux témoins de nous l'avoir fait sentir.

Prions pour que l'Esprit Saint comble les couples en espérance d'enfant de ses grâces et de ses bénédictions. Que cette force spéciale qui se cache dans la souffrance leur permette de trouver leur propre chemin de fécondité, appelés à rayonner pour leurs proches et pour le monde. Qu'ils puissent faire de leur vie un hymne d'amour !

(par Clémence Delorme, conseillère conjugale et familiale)


Témoignage

Nous nous sommes mariés en 1987… Malheureusement après 6 mois, de graves problèmes de santé, qui ont duré dans le temps, sont arrivés… Après tout cela, il était clair que nous ne pourrions pas avoir d'enfants. Après une longue réflexion, nous avons décidé de ne pas faire de procréation médicalement assistée et de ne pas adopter mais de nous confier au Seigneur.

Celui-ci a remis sur notre chemin une religieuse, Sœur Georges, que Claire connaissait avant le mariage. Nous avons été frappés par ce qu'elle nous a dit : « la fécondité n'est pas seulement dans les enfants ! » Nous avons aussi décidé de ne pas nous replier l'un sur l'autre et avons participé au groupe de jeunes foyers qui se formait dans notre paroisse…

Dès lors, le Seigneur a inspiré de nombreuses propositions pour être parrain et marraine… pas seulement dans la famille mais aussi chez des amis… A ce jour, nous avons donc 12 filleuls… Le Seigneur nous a parfaitement comblé et continue encore de nous combler sur ce point !

Mais il nous a envoyé d'autres signes de fécondité. Un dimanche, nous avons dû prendre au pied levé des enfants de la paroisse pour une liturgie de la parole … et nous continuons, depuis 30 ans, à participer à ce temps pour les enfants tous les dimanches à la messe de 11h dans notre paroisse. Nous avons là des enfants de toute sorte, et de tout âge. C'est une très grande joie. Nous avons même maintenant les enfants des premiers « petits » que nous avons eus… 

Enfin, à la dissolution du groupe de jeunes foyers très unis (nous devenions des vieux foyers !), chaque couple s'est engagé dans des activités paroissiales diverses. Nous avons alors créé un groupe de prière mensuel (le Mardi de prière).

Nous avons été comblés de la grâce de la fécondité ! 

Nous n'avons pas eu d'enfant (biologiques !) mais lorsqu'on nous pose la question «avez-vous des enfants ?» nous répondons : « nous avons tous les enfants du monde…» et nous le ressentons réellement comme cela. 

Claire et Thierry


Chant pour se recueillir

Pour conclure, prenons ensemble la belle prière pour les couples en espérance d'enfant en cliquant sur le bouton "je prie".

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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20 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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