Vers Pentecôte - Samedi VI : te connaître, t'aimer, te prier ! - Hozana

Vers Pentecôte - Samedi VI : te connaître, t'aimer, te prier !

Vers Pentecôte - Samedi VI  : te connaître, t'aimer, te prier !

(image web libre de droit pixabay)

Christ est ressuscité ! Alléluia ! Il est monté auprès de son Père dans les nuées ! Alléluia ! Il nous promet l'envoi de son Esprit Saint ! Alléluia ! 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Saint Didier de Vienne, évêque et martyr vers 607, prie pour nous.

Du livre des actes des apôtres :  

Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul partit. Il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples. Or, un Juif nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, venait d'arriver à Éphèse. C'était un homme éloquent, versé dans les Écritures. Il avait été instruit du Chemin du Seigneur ; dans la ferveur de l'Esprit, il parlait et enseignait avec précision ce qui concerne Jésus, mais, comme baptême, il ne connaissait que celui de Jean le Baptiste. Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Quand Priscille et Aquila l'entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus de précision le Chemin de Dieu. Comme Apollos voulait se rendre en Grèce, les frères l'y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services à ceux qui étaient devenus croyants par la grâce de Dieu. En effet, avec vigueur il réfutait publiquement les Juifs, en démontrant par les Écritures que le Christ, c'est Jésus. (Ac 18, 23-28)

De l'Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean : 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite. En disant cela, je vous ai parlé en images. L'heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père. Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé et vous avez cru que c'est de Dieu que je suis sorti. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. » (Jn 16, 23b-28)

Nous voyons ce juif d'Alexandrie, Appolos, qui a connu le baptême de Jean dans le Jourdain, et qui enseigne dans la Synagogue d'Antioche. Paul est parti, mais il laisse Aquila et Priscille qui continuent son œuvre. Appolos est de bonne volonté, mais il semblerait que, dans sa parole, qui est juste, il reste quelques « manques ». Les deux disciples lui apporteront les précisions sur ce chemin, ton chemin Seigneur, celui que tu nous prépares. De cet échange, Appolos sort rempli de l'Esprit Saint, affermi dans sa foi, et part en mission vers la Grèce.

Nous sommes d'une certaine façon, nous aujourd'hui, des Appolos. Aucun de nous n'est un expert de Dieu. Tu ne l'as pas souhaité. Affirmer le contraire serait un péché d'orgueil manifeste. Comme Appolos donc, nous sommes remplis de bonne foi, car l'Esprit nous accompagne, mais il reste toujours ce delta, ce différentiel entre ce que l'on sait et le magistère, entre ce qu'il nous est donné de comprendre et la somme théologique de Thomas d'Acquin, et de ce fait, nous devons nous en réjouir. Le propre du chemin est d'être parcouru. Si l'arrivée est dès le premier pas, il n'y a plus d'avancée. Sur la route, nous trouvons des lumières pour nous éclairer, des ténèbres pour nous assombrir, des pierres pour nous faire chuter, des cours d'eau pour nous abreuver. Appolos, qui rencontre Aquila et Priscille, a la chance de se nourrir des connaissances et des enseignements qu'eux même ont reçus de Paul. C'est pour lui une grande joie de recevoir un tel cadeau.

Aussi, dans nos ignorances, nous sommes ces chrétiens, humbles, qui allant à la messe chaque dimanche, écoutent ta Parole, puis l'enseignement du prêtre dans son homélie. Ta Parole ne change pas, est lue de façon cyclique, nous finissons par la connaître, mais pas entièrement, puisque les sermons changent, évoluent, diffèrent de l'un à l'autre, et nous remplissent chaque fois de nouvelles fleurs dans notre jardin spirituel.

La Sainte Messe, qui n'est pas un loisir comme certains ont pu le laisser entendre durant le confinement, devient un lieu de nourrissage. Nous arrivons, gavés de notre semaine, de nos tracas, de nos faiblesses, et nous déposons, à tes pieds, tous nos fardeaux. Les batteries faibles ou à plat, tu nous apportes la richesse de ton Verbe, qui se conjugue à tous les temps, et qui vient résonner dans nos vies, avant de t'offrir entièrement, dans le pain et le vin eucharistiques, devenus vrai Corps et vrai Sang. Non, la messe n'est pas un loisir, en ce sens qu'elle n'est pas facultative, ni importante ! En effet, à la question « est-il possible de vivre sans la messe ? », la réponse est oui ! Elle n'est pas importante, mais essentielle : à la question « est-il possible de vivre en vérité sans la messe (et donc sans toi) ? », la réponse est non ! Loin d'être un passe-temps, c'est un engagement, profond, complet, intérieur et extérieur, qui provoque un risque, qui nous met en mouvement, qui bouscule notre vie, et qui vient, comme le soleil, apporter la Lumière nécessaire au rayonnement de notre âme.

Nous pouvons donc acter le fait que face à ta grandeur, nous sommes ignorants, mais que grâce à ton amour et ta miséricorde, nous avançons sur ce chemin, à travers tes sacrements, nos œuvres et nos rencontres humaines, et nous grandissons.

Après avoir annoncé à tes disciples ta passion et ton départ vers le Père, tu leur laisses un message d'espérance. Toi qui parles en paraboles, en images, en comparaisons, pour aider justement notre cerveau limité à comprendre ce qui relève de l'éternité, il viendra ce jour où ta vie parlera pour toi, dans ta passion sur la croix, dans la résurrection, dans ton ascension, et enfin dans l'effusion de l'Esprit Saint. Verbe de Dieu incarné sur terre, tu n'as pas lésiné à parler et enseigner. Une fois de retour auprès du Père, c'est ton Esprit qui, nous pénétrant, nous emplissant entièrement, viendra parler par notre bouche, par nos actes, parfois même au-delà de notre simple volonté, mais de la tienne, divine et pure.

Alors, non, certes, il n'est pas donné de tout comprendre, mais en revanche, c'est entièrement et pleinement que nous pouvons te recevoir. Si les discours et les dissertations peuvent rester vains, la prière, quant à elle, manifestation mystique de l'amour qui nous lie à toi, est toute puissante. Tu nous le dis sans détour, tout ce que nous demanderons au Père par toi, nous l'obtiendrons !

J'entends déjà les commentaires, Seigneur, que je me fais aussi : combien de fois avons-nous prié sans être exaucés ? Combien de fois avons-nous ressentis une frustration, parce que tout n'allait pas comme nous nous le souhaitions. Pourtant, ta Parole reste et demeure Vérité. En réalité, bien avant que nous ne prononcions un mot, le Père sait déjà ce dont nous avons besoin, le Père sait d'avance ce qui est bon pour nous, et cela ne coïncide pas forcément avec notre désir. Notre désir dépend d'un nombre incalculable de variables, dont certaines inavouables. Le dessein du Père, lui, est parfait. Aussi tu nous dis bien : quiconque priera le Père en mon nom sera exaucé, ce qui signifie en somme de prier le Père à ta manière, en suivant ton exemple, tes enseignements et ta vie. Prier à ta manière, c'est prier d'un vrai amour, désintéressé, abandonné à ta Providence. Nos prières sont-elles dans cette dynamique ? Prie-t-on pour quelques intérêts personnels, ou pour le pauvre mendiant que nous avons à peine regardé en passant ? A Gethsémani, face à ton angoisse, tu demandes au Père, Seigneur Jésus, d'éloigner de toi la passion, mais comme ta sainte Mère face à l'ange, tu finiras par dire : selon ta volonté, et non la mienne.

Seigneur, pardonne-nous nos doutes, nos incompréhensions, nos prières égoïstes et vaines, nos demandes irréalisables et sans aucun intérêt, regarde-nous avec bonté et miséricorde comme des créatures imparfaites soumises à la frustration continuelle de leurs trop pleins qui engendrent de grands vides ; écoute-nous, entends cette partie sincère qu'il subsiste, au plus profond de notre cœur ;

O Christ, toi qui as vécu une vie parfaite, toi qui nous as montré dans ta chair le chemin, guide nous dans une prière sincère, épurée de toutes vanités, de toutes attentes de gloires et de reconnaissances, une prière d'abandon à toi, à ta providence, à ta divine volonté ;

Seigneur, Esprit Saint, comme tu as guidé Appolos, le faisant grandir dans la connaissance de l'Éternité, puissions nous demeurer ces ignorants en quête, ces chercheurs de sens, ces assoiffés de savoir, afin que nous grandissions dans ta Vérité, et non dans celle, puérile et immature, de ce monde ;

Par toi, Dieu le Père, créateur de toute chose ; avec toi, Dieu le Fils, Verbe Vivant ; en toi, Dieu le Saint-Esprit, qui ne cesse de souffler ses dons ; toi Dieu Un, unique et unitaire, Père, Fils et Esprit-Saint, Trinité insondable depuis le commencement, maintenant, et pour toujours,

Amen, Alléluia, Alléluia !


Prière de l'Ascension vers la Pentecôte : 

Tu es monté, Seigneur, devant nos yeux, auprès de ton Père, t'enlevant à notre vue. Christ ressuscité, tu as montré ta splendeur pendant quarante jours, puis, dans les nuées, tu t'envoles dans la Gloire. Tu nous as prévenu de l'envoi de ton Esprit-Saint, du défenseur, du paraclet, de celui qui nous gratifiera de ses dons de sagesse, de science, d'intelligence, de force, de crainte, de conseil et de piété. Nous marchons dans ces dix jours jusqu'à l'effusion de l'Esprit, vivant cette espérance dans notre cœur. Dans ces moments troublés, puisse le jour de Pentecôte nous apporter la paix et le réconfort dont nous avons besoin. Amen, Alléluia.


Prière contre la pandémie de Coronavirus :

Seigneur, toi qui as guéri les malades et ressuscité les morts, en ces temps de pandémie mondiale, nous nous tournons vers toi. Pardonne-nous nos péchés et nos manquements, accueille nos prières avec miséricorde. Protège toutes les personnes atteintes par ce fléau. Accueille dans tes bras ouverts toutes les personnes qui ont quitté ce monde. Sois particulièrement et pleinement auprès de toutes les personnes au service des malades, dans tout leur dévouement et leur courage. Aide dans leurs missions tous ceux qui sont présents pour que la société continue de fonctionner. A ce moment où notre humanité est face à ses démons, éloigne-nous de tout ce qui provient du mal ! Reste auprès de nous, Dieu le Père, Créateur de toutes choses, qui veut notre bien. Marche avec nous, ô Christ : toi qui a porté ta croix, apprends-nous à porter la nôtre. Habite-nous, Esprit Consolateur, afin que nous soyons remplis des dons de force, de courage, de sagesse, de science et d'intelligence, pour rayonner de ta Lumière auprès des plus faibles. Amen.


Prière pour le mois de Marie : 

Sainte Marie, toi qui as porté Jésus, Fils de Dieu, en ton sein, toi qui est conçue sans péché, vierge éternelle, toi qui as supporté la mort de ton fils sur la croix, et qui l'a vu ressusciter, toi qui était avec les apôtres au moment de la Pentecôte, en ce mois que nous te consacrons, mois des fleurs et du printemps, nous t'implorons d'intercéder pour nous auprès du Seigneur Notre Dieu. Mère de Dieu, Reine du Ciel, couronnée d'étoiles, qui n'a pas connu la corruption de la mort dans ta glorieuse assomption, nous te reconnaissons comme notre mère, notre maman du ciel, et nous nous consacrons à ton cœur transpercé, à ton cœur aimant. Eve nouvelle, exemple de Sainteté, prie pour nous, pour nos familles, pour nous communautés, pour ces enfants dispersés que nous sommes, nous les chrétiens, afin que nous revenions, grâce à toi, dans l'unité du Christ. Comme toi, qui es sensible aux plus pauvres, aux malades, ayons le souci de l'autre. Marie, mère de Jésus, mère du Christ, confie nous à ton Fils, dans notre condition de mortels, et au moment où nous passerons de ce monde à l'autre, afin que nous connaissions à notre tour la plénitude de l'Amour de Dieu. Notre Dame de Lourdes, prie pour nous. Notre Dame de Fatima, prie pour nous. Notre Dame de Guadalupe, prie pour nous. Notre Dame de Medjugorje, prie pour nous. Notre Dame de la rue, prie pour nous. Notre Dame des plus pauvres, prie pour nous. Notre Dame de tous les peuples, prie pour nous.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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