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Priscille

Priscille dans Accueillons la joie d'être femme !

Publication #9Initialement publiée le 16 juin 2020

Jour 9 - La Joie

Jour 9 - La Joie

Droits réservés Abbaye de Boulaur

« Je continue à nager dans la Paix et la Joie intérieure – j'aime tout le monde et j'ai envie de rendre tout le monde heureux – ça doit être ça la joie de Dieu. Depuis le temps que je la cherche… »

Méditation

Mère Emmanuelle Desjobert, abbesse de l'abbaye de Boulaur (dans le Gers) où le corps de Claire repose, nous partage : «  La joie fait partie des attributs les plus cités pour caractériser Claire. Pourtant, ce n'est qu'à la fin de sa vie qu'elle dit avoir découvert « la vraie joie des enfant de Dieu. » Quelle est donc cette joie qui l'habite et qu'elle ne cesse de chercher durant toute sa vie ? » (Mère Emmanuelle Desjobert, Prier 15 jours avec Claire de Castelbajac, p. 57, Edition Nouvelle Cité).

Claire a conscience d'avoir beaucoup reçu, notamment de ses parents. Elle n'hésite pas à cultiver la gratitude et à l'exprimer avec « la conscience croissante que plus elle remercie, plus elle reçoit » (ibid). Oui, reconnaître ce que l'on reçoit de bon, c'est l'accueillir deux fois plus. Ainsi, ancrée dans son quotidien, Claire décèle et s'émerveille de tout ce qui est beau autour d'elle. Tout simplement.

Mais Claire ne se contente pas seulement d'observer ce qui est source de joie. Elle fait le choix d'être joyeuse. De façon intuitive, c'est une attitude de cœur profondément spirituelle qu'elle cultive depuis son plus jeune âge.

« Je suis très heureuse. J'ai du bonheur en trop, ça déborde. Voulez-vous que je vous en donne ? ». C'est pourquoi elle refuse de se laisser aller à la tristesse, de s'enfoncer dans ses états d'âme. Après une phase de mal-être à Rome elle dit : « Maintenant, ça suffit ! ». Dans ces moments, Claire se souvient avec humour des conseils d'une grande-tante « Mes filles, quand vous sentez que cela ne va pas, prenez un petit verre d'armagnac, et faites un quart d'heure d'oraison ! » (lettre à une amie, 3 janvier 1972).

De façon concrète, Claire n'hésite pas à donner du sens à ce qu'elle vit. S'occuper des autres la rend heureuse. Pendant le week-end elle se met parfois en cuisine et prépare des cakes qu'elle distribue le lundi aux personnes âgées, à une gitane avec son bébé ...  « Je n'ai pas d'argent mais je vous donne un gâteau que j'ai fait pour vous » dira-t-elle à un étudiant africain qui dessine à la craie sur le trottoir. L'hospitalisation de sa mère est également une expérience concrète du soin porté à l'autre : « De cette triste période, je ressors mûrie et grandie, car j'ai vu que l'on ne vivait pas pour soi mais pour les autres, et que tout le monde est fait pour vivre pour les autres, et pour les rendre heureux. C'est profondément difficile, mais quand on y arrive, c'est beau » (lettre à une de ses soeurs du 15 février 1971).

Mais comment fait-elle pour ne pas se décourager ? Claire à un secret : elle  se confie souvent à Marie et à son Ange gardien. « Ne te décourage jamais. Prie la Sainte Vierge et ton Ange Gardien. Tu es sûre qu'ils t'aideront. Puis remercie-les. La recette est excellente ! » conseille-t-elle à une amie à 16 ans.

Même dans les moments difficiles, Claire a été souvent malade, elle fait confiance à Dieu. A quatre ans elle souffre d'une toxicose aiguë, une grave infection intestinale avec convulsion. Suite à plusieurs chutes elle souffrira de sciatiques handicapantes, jusqu'à subir une opération de la colonne vertébrale. Pendant ses période, elle ne se révolte pas contre son état et sa souffrance mais essaie de les vivre avec foi. La veille d'une opération elle garde confiance : « T'affole pas, ma pauvre vieille, je te répète qu'il y a la Providence ! » (lettre à sa soeur Pauline du 21 mai 1971). Tout se passe au mieux. Trois semaines après sa sortie de l'hôpital, elle passe son bac avec succès !

Sa joie de Dieu est tellement débordante, qu'elle n'hésite pas à interpeller les personnes qu'elle rencontre. Un jour, une infirmière lui confie avoir perdu la foi, et ne pas trouver le temps de la retrouver. Claire lui répond : « Mais Madame, perdez-donc une heure à retrouver la foi et vous serez bienheureuse et non plus vide tel que vous le dites. » (lettre à sa soeur Pauline du 8 mars 1971).

Elle conclut à 21 ans « La joie de Dieu c'est quand Dieu prend plus de place dans ton âme que tout le côté humain et désespérant. » (lettre à une amie du 3 mai 1974).

Proposition de réflexion

Claire le dit elle-même : « Il faut absolument que je témoigne de Dieu dans la joie... Suffit pas de belles phrases. » A mon tour, avec Claire, je peux entrer dans la prière :

  • Je remercie Jésus pour pour tout ce que j'ai reçu, les petites choses et les grandes choses. Comme Claire, je me laisse déborder de joie !

  • Je confie une ou deux choses plus difficiles et je demande à Claire de m'aider à les accueillir avec patience, persévérance et foi. Je peux également me glisser dans le manteau d'amour de Jésus pour retrouver le courage d'être heureuse.

Défi du jour

Je cours dire merci à une personne de mon entourage pour la joie qu'elle m'apporte et qui me porte ! Je peux le faire à travers un geste : un gâteau à partager ? Un baiser ? un service ? Une jolie parole ?

Pour continuer la journée dans la louange



Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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14 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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