Ô Seigneur, voyez combien souffre celui que Vous aimez

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Récitons l'Acte d'Espérance :

Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance que tu me donneras, par les mérites de Jésus Christ, ta grâce en ce monde et, si j'observe tes commandements, le bonheur éternel dans l'autre, parce que tu l'as promis et que tu tiens toujours tes promesses.


Prions :

Âme qui souffrez en vous-même et dans le corps qui vous retient captive, faites souvent à Dieu cette prière si courte et si belle : « Seigneur, voici que celui que Vous aimez est malade » (Jn 11,3) ; son corps affaibli n'est bientôt plus qu'une plaie, il souffre cruellement, il n'a de repos ni le jour ni la nuit ; le mal a brisé ses os comme un lion furieux ; les ardeurs de la fièvre le consument ; cette maison de boue va tomber en ruines, si Vous ne Vous hâtez, ô mon Dieu, de la soutenir, et d'arrêter le progrès du mal. 

« Seigneur, voici que celui que Vous aimez est malade » (Jn 11,3), et il sent ses forces défaillir. Mon âme, appesantie par les souffrances du corps, ne peut presque plus s'élever jusqu'à Vous. Souvent le courage et la patience me manquent ; j'oublie mes bonnes résolutions ; la violence de la douleur m'arrache des murmures.

 Ô Seigneur, ne m'abandonnez pas ! Vous m'avez tant aimé, voyez l'affliction extrême où je suis réduit. C'est maintenant, plus que jamais, que j'en fais l'expérience, Vous êtes mon unique Force, et sans Vous je ne puis absolument rien. 

Voici cette chair que Vous avez unie intimement à la Vôtre dans le Sacrement de votre Amour ; daignez guérir ses langueurs. Mais s'il Vous plaît de la purifier encore par les souffrances, accordez-moi la Grâce d'unir ses plaies douloureuses à Celles dont votre Corps fut couvert à l'heure de votre Passion. 

Voici cette âme que Vous avez aimée jusqu'à donner votre Vie pour elle ; Seigneur, elle souffre violence, soulagez-la au plus vite. Laissez-Vous attendrir sur ses maux, comme autrefois sur ceux de Lazare. 

Ainsi soit-il.


Abbé François Martin de Noirlieu (1792-1870), Aumônier de l'École Polytechnique, Curé de Saint-Louis d'Antin et auteur de nombreux ouvrages d'édification religieuse dont  « Le consolateur des affligés et des malades » ou « Recueil de méditations propres à élever l'âme au-dessus des chagrins et des souffrances de cette vie ».


Une dizaine de chapelet, un chapelet, votre prière du cœur....


Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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