Dimanche 26 avril - La prière, pain quotidien du missionnaire et miroir de l'âme - Hozana
Missions Etrangères de Paris

Missions Etrangères de Paris dans Prière pour les vocations missionnaires

Publication #1Initialement publiée le 26 avril 2020

Dimanche 26 avril - La prière, pain quotidien du missionnaire et miroir de l'âme

Dimanche 26 avril - La prière, pain quotidien du missionnaire et miroir de l'âme

Monita ad Missionarios, Siam, 1665.


Les « Instructions aux missionnaires de la S . Congrégation de la Propagande rédigés par François Pallu, évêque d'Héliopolis, et Pierre Lambert de la Motte, évêque de Béryte » sont le résultat des réflexions menée  par le premier synode MEP organisé à Ayutthaya en mars 1665 par les deux premiers vicaires apostoliques entourés des cinq missionnaires présents sur le terrain : Louis Laneau, Louis Chevreuil, Antoine Hainques, Pierre Brindeau et François Deydier.


« Veillez et priez afin que vous n'entriez pas en tentation » (Mc 14, 38). Que si tel fut l'ordre de Notre-Seigneur aux Apôtres mêmes, combien n'aurions-nous pas raison de dire que le missionnaire apostolique doit se restaurer du pain quotidien de la prière ! S'il néglige de s'en nourrir, il faut qu'aussitôt il tombe en défaillance sur le chemin de la vertu. L'oraison est la source de toutes les vertus, elle en est comme la tête. C'est elle qui nous enseigne la mortification. Elle est comme un miroir qui nous fait voir, même malgré nous, les moindres taches de notre âme. Et quand on s'applique comme il faut à les éviter, sans aucun doute on ne tombera pas dans des péchés plus graves. (…)

Bien que toute la vie du missionnaire doive être une prière continuelle, et que rien ne puisse l'obliger à renoncer un seul instant à la présence même de Dieu, il doit en outre consacrer chaque jour un certain temps à adorer Dieu : au moins deux heures, conformément à la règle imposée à la plupart des religieux missionnaires, et selon l'usage religieusement gardé jusqu'ici par ceux qui mettent le plus de zèle dans l'accomplissement de leur charge apostolique. Qu'il se garde donc de se laisser jamais, sous n'importe quel prétexte, soustraire à ce salutaire exercice, à moins qu'une obligation évidente de justice ou de charité ne justifie une exception. Il ne manque pas, de nos jours même, de ministres de l'Evangile qui se donnent de tout cœur, comme les Apôtres, à la prière et à la prédication. Leurs occupations prolongées et fatigantes ne leur laissant de jour aucun moment de loisir, ils se dédommagent en reprenant sur la nuit le temps que le labeur du jour a enlevé à leur oraison ; et ils sont d'autant plus heureux que la journée entièrement employée à la gloire de Dieu leur donne plus de raison de remercier l'Epoux céleste au cours de la nuit. – Ces prêtres-là ne le cèdent en rien aux enfants du siècle, auxquels il ne déplaît pas de passer des nuits entières à célébrer avec éclat leurs noces ou leurs victoires. – Ces pratiques étaient familières à Jésus-Christ, aux Apôtres, aux hommes apostoliques, et en particulier au grand St François-Xavier qui, comme nous le lisons dans sa vie, passait bien souvent la nuit en prière.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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